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« Je souhaite créer un label de confiance »

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3 questions à… Catherine Michaud, qui vient d'être élue présidente de la délégation marketing services de l'Association des agences conseils en communication (AACC).

Comment se porte le secteur du marketing ?

Il y a de nombreuses raisons d'être satisfait… Les montants des investissements des annonceurs dans les campagnes de marketing sont en hausse et le nombre d'acteurs ne cesse d'augmenter. Les technologies offrent aujourd'hui des possibilités pour dynamiser les campagnes de MD. Mais, la multiplicité des acteurs engendre un certain flou auprès de nos clients. Certains, parce qu'ils ne proposent pas les mêmes prestations, cassent les prix, ce qui crée une certaine confusion dans les offres.

Vous avez été élue à la présidence de la délégation marketing services de l'AACC sur un programme qui veut clarifier cela…

Oui, l'idée est de créer un label concernant l'appellation marketing services des agences afin de voir ce que cela recouvre. L'objectif n'est pas de distinguer uniquement les grosses agences, mais permettre aux entreprises clientes de reconnaître celles qui appliquent un certain code de conduite (par exemple ne pas recourir systématiquement à des stagiaires). Mais on peut douter du professionnalisme de ces agences. Notre travail sera de définir précisément l'ensemble des critères que nous retiendrons pour l'élaboration de ce label.

Vous souhaitez véritablement professionnaliser la profession ?

Oui. Il va s'agir d'expliquer notre métier à des entreprises qui connaissent assez mal notre travail. Beaucoup de clients ont des difficultés à accepter les prix de nos prestations, tout simplement parce qu'ils ne réalisent pas ce que recouvre le marketing. Mais je souhaite aussi renforcer le côté corporate de notre métier, afin de partager plus encore, entre les différents acteurs du marketing, nos expériences. Un des points essentiels de mon programme sera aussi d'intégrer les écoles dans cette professionnalisation, notamment au travers de filières réellement consacrées au marketing. Aujourd'hui, les jeunes diplômés sont trop souvent des généralistes qui connaissent mal les aspects techniques et juridiques de notre métier.