Mon compte Devenir membre Newsletters

Pensez au “deux-en-un” pour renouveler l'attrait d'une destination

Publié le par

Pour optimiser vos voyages d'incentive ou vos séminaires à l'étranger, pensez à combiner deux destinations en profitant, par exemple, des escales obligatoires en cas de vols indirects. Vous multipliez ainsi les occasions de motiver vos équipes.


Organiser une convention ou un voyage d'incentive en dehors de France, l'idée est toujours aussi séduisante. Mais comment arriver à motiver des commerciaux qui ont l'habitude de ces déplacements annuels lorsque vous leur proposez d'aller passer quelques jours à Rome, Barcelone ou même Marrakech? Avec de telles destinations, souvent plébiscitées par les entreprises car attrayantes d'un point de vue économique et facilement accessibles, il y a fort à parier que vous ne les surpreniez pas vraiment… Pour surmonter cet écueil, vous pouvez opter pour le combiné, soit une seule destination mais deux arrêts. Ainsi, si vous décidez d'organiser votre séminaire à Moscou, n'hésitez pas à emmener toute votre équipe pour quelques jours à Saint-Pétersbourg, ou bien alliez Marrakech et Ouarzazate au Maroc. Vous multipliez ainsi l'intérêt du voyage par deux, car même ceux qui sont déjà allés à Marrakech seront peut-être séduits par la découverte de Ouarzazate. «Sans oublier que pour le prix d'un seul billet d‘avion, vous leur offrez deux séjours différents, car les déplacements à l'intérieur du pays s'effectuent bien souvent par la route, souligne Annie-Claude Miara, directeur général de SDT Voyage et Privilège. Et combiner deux destinations permet également de varier les plaisirs sans avoir à défaire les bagages tous les jours. Même si les incentives itinérants où l'on change d'hôtel chaque jour ont toujours la côte, par exemple en Inde ou à Cuba. Les clients aiment néanmoins de moins en moins ces circuits qui les fatiguent. Changer une seule fois d'hôtel leur convient donc mieux.»

Optimisez les vols indirects

Le principe du combiné vous permet également de profiter d'un inconvénient majeur pour les destinations lointaines: l'obligation de prendre des vols indirects avant d'arriver à destination. Frédéric Butikofer, p-dg de l'agence de tourisme d'affaire Groupe Ming, utilise ainsi souvent les escales aériennes pour faire visiter une ville aux participants d'un événement d'entreprise. «Lorsque nos clients nous demandent l'Asie du Sud-Est, nous sommes contraints d'utiliser des vols indirects. Plutôt que de s'arrêter à ce désagrément, nous proposons d'optimiser l'escale en orchestrant une visite.» Il a ainsi organisé des conventions au Vietnam avec un arrêt à Bangkok, ou à Bali avec une visite d'Hong-Kong. Mais cette solution séduisante ne présente pas que des avantages. «Ce genre d'escale est surtout intéressant sur l'Asie, soutient Éric Charonnat, p-dg de l'agence Boulevard de la Stim et administrateur de l'Association nationale des agences conseil en événement (ANAE), car le réseau aérien, très dense, s'y prête bien. Mais les compagnies aériennes n'acceptent pas toujours les stop-over.» Ces dernières n'ont effectivement pas toujours les “droits de trafic” donnant l'autorisation de débarquer des passagers et d'en réembarquer. Demandez à votre agence si cette option est possible sans supplément.

Voyagez à vos frais

Enfin, dernière option pour les entreprises qui rechignent à inclure d'office deux destinations lors d'un déplacement: proposer aux participants d'une convention de continuer, s'ils le souhaitent, en individuel ou en petit groupe, et à leur frais, sur une deuxième destination. Appelées extensions en individuel, elles constituent une autre manière de tirer parti d'un voyage combiné. La solution est avantageuse pour l'entreprise qui ne prend pas en charge les frais de l'extension, et pour les participants qui économisent le prix d'un billet d'avion. Les tarifs sont en général négociés pour des petits groupes. Annie-Claude Miara organise souvent ce genre de formules. «On nous demande, par exemple, l'Afrique du Sud avec une option en Zambie, ou Bali avec une extension aux Célèbes.» Plus question, ici, de voyage d'entreprise à proprement parlé, puisque les participants se retrouvent alors dans la situation de vacanciers individuels. Mais c'est une bonne solution pour les motiver à accepter la première partie du voyage durant laquelle vous aurez concentré la phase professionnelle.

Mot clés : Voyage |

Karine Balland