Mon compte Devenir membre Newsletters

Annonces presse et Internet : mode d’emploi

Publié le par

De même que la publicité a remplacé la réclame, le marketing du recrutement remplace l’annonce presse. À cela, deux raisons : la montée en puissance d’Internet et la raréfaction des candidats. « Hier très factuelle, la communication de recrutement répond aujourd’hui à une démarche de séduction », explique Nathalie Evrard Steinberg, responsable corporate chez Mercuri Urval. En d’autres termes, il est nécessaire de convaincre le candidat tout en étant le plus sincère possible sur les missions qui lui seront confiées. « L’annonce presse est de plus en plus souvent perçue comme un outil de communication institutionnelle », poursuit Nathalie Evrard Steinberg. Elle devient un moyen de véhiculer une image, de parler de la culture de l’entreprise… et accessoirement de présenter le poste. Bernard Ronsin, président de l’ACCE, Association des conseils en communication pour l’emploi, acquiesce : « Un encart dans la presse écrite coûte cher. » Il vous faut donc repérer les opportunités de chacun des supports et considérer l’annonce comme un moyen d’intéresser le candidat. Et d’ajouter : « L’espace est limité et les entreprises ne peuvent pas parler de tout. » Alors, abordez la conception de l’annonce comme un exercice de synthèse. Pour les détails concernant l’historique de l’entreprise, ses métiers, ses implantations, les postes à pourvoir et la procédure à suivre, renvoyez les candidats sur votre site Web, qui vous permettra de présenter plus en détail votre entreprise et le poste. Internet a modifié le contenu même de la petite annonce. Loin de se contenter d’une simple description du candidat “idéal”, l’entreprise doit donc désormais se dévoiler, parler de sa culture et donner des informations qui vont “l’accrocher”. « Dans le cas du recrutement d’un commercial, l’entreprise peut, par exemple, présenter l’organisation qu’elle met à sa disposition dans le but de le décharger de tout stress et de lui permettre de se concentrer sur la réalisation de son chiffre : voiture, téléphone portable, ordinateur, etc. », observe Nathalie Evrard Steinberg. Enfin, si le fond a changé, la forme aussi. En effet, au phénomène Internet, s’ajoute la pénurie croissante des candidats, notamment des commerciaux. Une raison supplémentaire pour faire évoluer le style de votre communication de recrutement. « En période d’abondance de candidats, les entreprises n’avaient pas besoin d’adopter un ton chaleureux…», indique Bernard Ronsin. Aujourd’hui, pour avoir des chances de séduire, distinguez-vous : mettez en avant ce qui contribuera à l’épanouissement du candidat, ce qui, dans votre organisation, suscitera sa curiosité ou – mieux – son intérêt. Internet est factuel, son style est codé, schématique, direct. L’annonce presse doit, elle, “donner envie”.

La montée en puissance d’Internet et la pénurie croissante des candidats modifient le contenu et le style employé dans la rédaction d’une annonce presse. L’annonce est, et sera de plus en plus, utilisée comme un outil de communication institutionnelle qui doit séduire. Les informations doivent interpeller le candidat et le ton être chaleureux. Parce que, sur Internet, l’espace est illimité, l’entreprise peut, à volonté, se présenter, donner des détails sur ses implantations, ses métiers, la procédure à suivre pour présenter sa candidature, etc.

En détail L’ACCE, Association des conseils en communication pour l’emploi, réunit 20 agences : BDDP Corporate, Bernard Hodes Advertising, Consensus, Curriculum-TMP, DDB & des Hommes, DEB’S Communication, Euro RSCG Futurs, Fregates, Guillaume Tell, Idem, Media System, ORC, Parannonces, PRB Communication, Precontact, Publicorp, Safari, The Link, TMP Worldwide et Touccan.

Les coûts A priori, Internet n’est pas cher : comptez 25 000 F pour un encart presse dans un hebdomadaire national alors que pour 3 500 F + les frais techniques, vous avez une annonce sur un site pendant un mois. Néanmoins, « des interrogations demeurent quant au trafic sur le Net et à la qualité de ses candidatures », souligne Bernard Ronsin, de l’ACCE.