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Automobile 2/4 : Location financière : la LLD dans sa plus simple expression

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À l’origine, la location longue durée n’est autre qu’un mode de financement innovant du parc automobile. Son principe est simple : l’entreprise verse au loueur un loyer mensuel, lui donnant accès à une ou plusieurs automobiles. Les avantages sont multiples : la société n’a pas besoin d’apport, elle évite d’immobiliser sa trésorerie et garde intacte sa capacité de financement à crédit, au bénéfice d’investissements plus stratégiques. Le montant du loyer dépend de trois éléments majeurs : la valeur du véhicule, la durée totale du contrat de location et le kilométrage annuel parcouru par l’utilisateur. Par exemple, pour une Clio société, louée sur une durée de trente-six mois et parcourant 120 000 kilomètres par an, les acteurs affichent des loyers mensuels oscillant entre 200 et 300 euros HT. Certains acteurs, comme Avis Fleet Services, offrent à leurs clients l’opportunité de faire financer, par leurs collaborateurs, certaines options : le surcoût est alors facturé directement au conducteur. A contrario, pour les sociétés souhaitant se constituer un parc à moindre coût, Continental Lease a créé Eco-Lease, un contrat de LLD de véhicules d’occasion de moins d’un an. « Une formule 30 % moins chère qu’une location classique », assure le loueur. Mais d’autres paramètres peuvent faire fluctuer les prix. Ainsi, le client a généralement le choix entre une location dite “forfaitaire” et une location “par provision”. Dans le premier cas, la valeur résiduelle du véhicule est estimée en début de contrat et ne pourra être révisée, quoi qu’il arrive, ni par le loueur ni par l’entreprise. Si, lors de sa restitution, le véhicule a une valeur supérieure, le loueur est gagnant ; s’il a une valeur inférieure, le client en tire un avantage. Une formule qui permet donc au client de connaître, au centime près, le coût global de la location. Au contraire, dans le second cas, on décide, en début de contrat, d’une valeur résiduelle hypothétique, qui permet au loueur de calculer le montant des mensualités. Puis, en fin de contrat, le véhicule est réévalué par un collège d’experts, et la différence – positive ou négative – entre la valeur d’hypothèse et la valeur réelle de la voiture fait l’objet d’une dernière facture.

Éviter les mauvaises surprises

Point litigieux s’il en est, la restitution du véhicule entre dans le cadre d’un service spécifique chez Hertz Lease, inventeur du “contrat restitution”. Sur la base de documents précis et illustrés de photographies, Hertz a défini une liste de dommages sans conséquences pour la fin de contrat, et une liste de dommages pouvant générer une dépréciation du véhicule. Le client connaît donc l’impact, sur la valeur résiduelle, de chaque dégradation subie par son véhicule, ce qui évite toute mauvaise surprise à l’issue du contrat. Autre élément pouvant faire grimper les tarifs : les modalités de sortie. « Plus un contrat est souple, explique Jean-Christophe Baudet, directeur marketing et communication d’Avis Fleet Service, plus il coûte cher. » Le loueur propose, par exemple, des contrats hyperflexibles, desquels il est possible de se désengager à tout moment, moyennant des frais de gestion ou une pénalité de sortie. De son côté, Continental Lease a innové, en inventant la location moyenne durée, qui autorise une sortie de contrat dès trois mois. « C’est intéressant, affirme Alain Iserin, p-dg de la société, pour des entreprises dont l’effectif commercial varie selon les moments. Alors, le gros de la flotte sera loué en longue durée, le reste, en moyenne durée. »

Mot clés : Contrat |

Stéfanie Moge-Masson et Anne-Françoise Rabaud