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Charles Battista, président du Club Premier des DCF: «Le Club Premier est un «think tank» de la fonction commerciale»

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Comment définir le Club Premier des DCF?

Charles Battista - Le Club Premier est le rendez-vous des directeurs commerciaux des grandes entreprises. Il rassemble aujourd'hui 25 entreprises, qui représentent plus de 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires. C'est un lieu de réflexion où chaque entreprise est exclusive dans son secteur d'activité. Ce choix de l'exclusivité limite le nombre de membres, mais il répond à la volonté de travailler autour des compétences complémentaires, sans concurrence, sur des thématiques sensibles comme l'amélioration de la stratégie commerciale, les méthodes de management, la rémunération des commerciaux.

Le Club Premier est né en 2009, en pleine crise. Cette crise est complexe, sa forme et sa durée sont encore indéterminées, c'est pour cela qu'il était nécessaire de créer ce véritable «think tank» de la fonction commerciale, à l'organisation totalement novatrice et unique en son genre. Un espace de travail d'avant-garde qui permet aux directeurs commerciaux d'ouvrir de nouvelles perspectives, de donner une autre dimension à leur métier et de trouver des solutions pour faire face aux défis et aux enjeux spécifiques auxquels les entreprises sont confrontées.

Le rôle du directeur commercial est-il différent en période de crise?

En période de crise, l'économie ralentit, alors le commerce doit accélérer, s'ouvrir et se réinventer! Le directeur commercial a un rôle déterminant, il doit rassurer la direction générale, les actionnaires, les collaborateurs, les clients... Il est à un poste particulièrement compliqué et stratégique. Il est seul au carrefour de beaucoup de pressions.

Charles Battista, président du Club Premier des DCF

Charles Battista, président du Club Premier des DCF

Quel est alors l'intérêt du Club Premier pour lui?

Il trouve au sein du Club Premier le moyen de rompre avec l'isolement, de s'offrir la possibilité de mieux lutter contre les guérillas concurrentes, de tisser des liens, des échanges, de trouver les informations et formations, les idées qui lui permettront de mobiliser toujours mieux ses équipes autour du plan d'action commercial. Enfin, il pourra donner encore plus de lisibilité à son métier.

Quels sont les grands chantiers actuels du Club Premier?

Nous travaillons en ateliers sur des sujets comme «le développement d'une vision stratégique globale et internationale», ou encore «comment ouvrir des perspectives sur de nouvelles conquêtes de marché?».

La crise, la pression concurrentielle amènent parfois l'ajustement rapide des effectifs. Les travaux portent sur comment anticiper les fluctuations et gérer son avenir, ses équipes en période de visibilité réduite. Comment rester performant, quoi qu'il arrive, et gagner de nouvelles parts de marché? Les ateliers consacrés au management traitent de la (des) façon(s) de mieux appréhender les sujets du quotidien, le «choc des cultures», au sein des équipes, entre managers et jeunes recrues: gérer les relations humaines entre tous les âges, mettre en place un système d'excellence commerciale. Faire de l'humain un facteur de productivité.

Enfin, chaque année, nous constatons que plus 80 000 postes commerciaux ne sont pas pourvus. Ce manque d'effectif est lié à une méconnaissance profonde de la fonction commerciale par nos jeunes. Les membres du Club Premier ont pour mission de valoriser la fonction et de donner envie aux meilleurs étudiants de s'y investir.

Mot clés : faillite | Crise

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Elise Ortis