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Dirk Frans

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La Fedma, quelle Fedma ? La fédération européenne du marketing direct souffre d’un déficit d’image. Dirk Frans, son nouveau directeur général, souhaite attirer des adhérents, notamment français, en leur offrant de réels services.

Typiquement européen. Dirk Frans est un concentré de Vieux Continent : spontanéité latine, distinction british et chaleur toute nordique. Ce Belge à l’accent rocailleux, évidemment polyglotte, devra user de tout son charme pour “vendre” la Fedma auprès des professionnels du marketing direct. Nommé récemment au poste de directeur général chargé du développement, il compte apporter à ses interlocuteurs des “services”, comme le ferait toute société privée. “La Fedma se donne trois missions, précise-t-il. La première consiste à mener des opérations de lobbying auprès de la Commission européenne. En clair, à défendre les intérêts de la profession. Cette action est assurée par mon homologue Alastair Tempest, directeur général chargé des affaires publiques. Dans le cadre de notre deuxième mission, nous fournissons des statistiques et des études sur le marché du marketing direct. Enfin, nous nous engageons à épauler nos adhérents via des séminaires*, des guides, des répertoires, etc.” Pour remplir pleinement son rôle, la Fedma doit encore évoluer. Trop de pays et notamment la France n’utilisent pas ses compétences ou ignorent jusqu’à son existence. Dirk Frans ne veut pas se contenter des 600 adhérents actuels : “Nos adhérents sont soit des multinationales, des associations de marketing direct ou des prestataires issus de 40 pays européens, avec une forte présence du Benelux et de la Grande-Bretagne. L’Allemagne et la France sont sous-représentées, alors que leur marché intérieur est dynamique. Pour accroître notre crédibilité, il faudra dépasser le cap des 1 500 membres avec une prépondérance des utilisateurs, ce qui n’est pas encore le cas.” Pays d’Europe unissez-vous ! Dirk Frans chérit une vision globale de l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural... “Il existe un vrai potentiel à l’Est, jusqu’à la Russie, défend-il. Ces pays sont très demandeurs en savoir-faire. Par ailleurs, des professionnels américains contactent régulièrement la Fedma sur les opportunités d’investissement. Notre devoir consiste à favoriser l’émergence d’un marketing direct pan-européen.” Pour arriver à ses fins, le directeur général mise sur la communication institutionnelle en direction de la presse et des associations de consommateurs. Se faire connaître pourrait être sa devise, tant il est convaincu des inconvénients de l’anonymat. Seules les bonnes relations entretenues par la Fedma avec la Commission européenne lui donnent satisfaction. Parallèlement, l’organisme formalise les échanges d’informations : une bourse aux emplois consultable sur internet, une list council recensant les fichiers nationaux, et un legal council qui précise les différentes législations en vigueur. Ces deux derniers outils sont disponibles en version papier. Une action de lobbying essentielle Autant le dire tout net, la Fedma est contrainte au changement. La prospérité du marketing direct ne doit pas masquer l’impact des deux grandes évolutions réglementaires concernant la protection de la vie privée et le commerce électronique. La directive européenne de 1995 relative aux données est actuellement intégrée aux systèmes législatifs des pays de la communauté. Elle est en cours de transposition en France. Mais cette directive est interprétée différemment. C’est donc le rôle de la Fedma de préciser sa vision, afin d’éviter la cacophonie. Quant au commerce électronique, la Commission a clairement montré sa volonté d’harmoniser les pratiques. Et là encore le travail de lobbying est crucial. La directive passe maintenant devant le Parlement européen. Enfin, la Fedma ne peut passer outre aux besoins de standardisation des adresses postales, élément essentiel au développement de campagne pan-européenne. Le vent de libéralisation qui souffle sur l’Europe ajoute à la confusion. L’évolution de ce dossier prend chaque année des allures de serpent de mer. Quelles que soient les difficultés, Dirk Frans se montre positif. Le challenge lui plaît, car en ce moment, “l’Europe du marketing direct est en mouvement”. * Pour plus de renseignements, site web : www.fedma.org ou tél. : 32 2 779 42 68.

Quelques repères - Activité : la Fedma est née en 1997 de la fusion de l’Edma et la Fedim. Sa mission est de promouvoir le marketing direct et de défendre ses membres entreprises et prestataires auprès de la Commission européenne. - Adhérents : 600 membres de 40 pays, à 40 % des entreprises et 60 % des prestataires.

Dates clés 1986 : directeur marketing du groupe de presse Krantengroep De Standaard. Il y crée une base de données et le télémarketing. 1992 : rejoint une agence MD spécialisée dans les opérations pan-européennes. 1994 : directeur marketing de Sitel, spécialisé dans le centre d’appels. 1998 : dg chargé du développement à la Fedma. 27 au 29 janvier 1999 : présence de la Fedma à la SIMD au CNIT-La Défense. 25 au 27 avril 1999 : forum de la Fedma à Strasbourg.