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Du cash et des talons aiguilles

Publié le par

Bischoff Ludovic Rédacteur en chef

Bischoff Ludovic Rédacteur en chef

Dans la tempête, pour n e pas se perdre, il est important d'avoir d es repères. Et la crise qui a soufflé cette année a peut-être emporté les dernières balises auxquelles nous nous raccrochions depuis notre entrée dans l'ère de la globalisation des échanges. Déjà, l'euro avait remis en question nos habitudes de consommation. En effet, qui se risquerait à citer le prix d'une baguette de pain ou d'un timbre-poste avant le passage à l'euro ? Le marketing de la vente de services avait également entrepris de brouiller notre vision de la valeur des choses : un téléphone portable dernier cri à 1 euro, vous êtes certain que ce n'est pas suspect ? La brusque découverte des jeux défendus de quelques traders à l'autre bout du monde a terminé d'embrouiller l'esprit des consommateurs et des professionnels. Résultat, nous ne savons plus à quels saints patrons de l'économie se fer. Et tout est devenu possible. Voilà comment, dernièrement, croyant faire parler de lui facilement, un site web a annoncé qu'il allait distribuer des enveloppes de cash dans les rues de Paris. Le «coup de com» s'est transformé en coup de massue pour les organisateurs, dépassés par une foule agitée venue s'arracher cette manne. C'est ce qui arrive lorsque l'on ose tout et n'importe quoi. Mais les pros du marketing ne sont pas les seuls à perdre de vue l'importance des choses. Au Royaume-Uni, des syndicats souhaitent que l'on interdise les talons hauts dans le cadre professionnel. La raison ? Préserver les pieds des vendeuses, juchées sur des talons, par exemple. D'autres problèmes plus cruciaux ne se posent-ils pas aux salariés d'outre-Manche ? Sans repères, nous perdons tous le sens des priorités. Alors, espérons que 2010 nous redonne une vision claire des choses. Après tout, après une tempête, le ciel n'est-il pas dégagé ?

Mot clés : euro | Paris | pros | Royaume-uni

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Ludovic Bischoff