Action Commerciale N°189 - 22/11/2000 - Sylvie Brouillet
Savoir s'exprimer face à un public est une exigence nouvelle qu'on attend de beaucoup de personnes, et en particulier des managers. Cela devient une compétence très importante dans la vie professionnelle.
Le consultant Jean-François Moine, ancien réalisateur et directeur de la communication et spécialiste à la Cegos des formations à la prise de parole en public est l'auteur, avec Josette Colombo, de Réussir vos interventions en public (1999, ESF Éditeur).
La dimension personnelle de l'action est évidente. Mais la culture française fait la part belle à l'écrit, et l'oral n'est guère travaillé. Si bien que la capacité à se faire comprendre, à créer le temps d'un discours quelque chose de fort, qui suscite à la fois la cohésion et un vrai climat de confiance, est rare. Les gros défauts des Français ? Selon Jean-François Moine, “ne pas croire en soi, ou au contraire se croire très bon, se révéler trop centré sur le fond et pas assez sur la forme, sur le contenu et pas sur le public.” Les managers commerciaux se tirent-ils mieux de l'exercice ? “Les patrons d'équipes de vente sont à l'aise dans le face-à-face, mais plus rarement face aux grands groupes de 30 à 40 personnes. Une des difficultés réside dans la double nécessité de se mettre en état d'écoute tout en discourant.”
Les aspects purement physiques, de la montée des marches au déplacement sur scène, révèlent le degré de maîtrise de l'espace et de la salle. En effet, tout se joue bien avant que la moindre parole ne soit prononcée. “On est vu avant d'être entendu, résume Jean-François Moine. Le locuteur a tout intérêt à bouger, à ne pas rester figé, pour montrer un certain dynamisme, ce qui donne de l'importance à sa stabilisation.” La “présence”, un mot de théâtre, prend tout son sens. De nombreuses formations à la prise de parole en public font d'ailleurs appel aux techniques théâtrales. La formation que Negocia formation continue propose aux managers commerciaux est ainsi assurée par des comédiens-formateurs de la société Quilotoa, qui a fait de l'utilisation des techniques de l'acteur en formation un cheval de bataille.
L'entraînement, les répétitions devant une caméra ou un sparring partner permettent à l'individu de prendre conscience de l'impact de son discours, de son attitude, de percevoir ses défauts. C'est pourquoi toutes les séances de formation intègrent l'usage d'une caméra. Jean-François Moine : “Ce qui se développe beaucoup, c'est l'accompagnement individuel, durant trois à quatre séances d'une demi-journée chacune.” Pour rassurer les managers traqueurs, les spécialistes insistent sur le fait que les publics montrent surtout une réelle exigence de sincérité et d'authenticité, et que la maladresse (légère) peut parfois laisser transparaître une vraie émotion.
1. Savoir gérer son stress“Le premier élément à surmonter, c'est le trac. Il est toujours présent, c'est la sensation la mieux partagée au monde. Il faut avoir, dans ce cas, la capacité à relativiser les enjeux”, explique Jean-François Moine, de la Cegos.
2. Établir le contactLe communiquant doit se livrer vis-à-vis de son audience à un vrai travail d'appropriation de l'espace, de “prise de pouvoir”. “Tout se joue durant les cinq premières minutes.” Il doit aussi accepter la perception qu'ont les autres de lui-même.
3. Attention à la formeLe message lui-même (le fond) ne représente que 20 % de l'impact du discours. L'attitude et le comportement, qui véhiculent le fond mais aussi la forme, transportent 80 % du sens. La cohérence entre le discours et la gestuelle est fondamentale.
Les coûts.
Les formations durent entre 3 et 4 journées à la Cegos, chez Demos, Negocia ou à l'ESC Dijon. Le coût du stage interentreprise va de 8 000 à 15 000 F HT par personne. Il est aussi possible d'organiser des sessions sur mesure ou du coaching individuel.
Les adresses
• “Réussir ses interventions en public”, Cegos (Boulogne).
• “Expression orale et prise de parole en public” et “Perfectionnement : improvisation et réponses aux objections”, Demos Formation (Paris)
• “L'art de communiquer en public”, Negocia (Paris)
• “Prise de parole en public”, ESC (Dijon).
Fichiers postaux, E-mail, Asile-Colis, Télémarketing... les professionnels du secteur vous proposent leurs services.
Espace de libre expression sur tous les thèmes de votre univers profesionnel.
ConsulterLes entreprises misent sur les partenariats commerciaux
Bonjour, Il est tout à fait possible de mettre en place un partenariat avec un client : en général un contrat d'apporteur d'affaires. Il est dans ...
www.a2partner.com - 08/02/2012
“45 % des commerciaux trouvent leur charge de travail trop importante”
Telle est la solution qui pourrait être à adopter...Qu'en pensez-vous ? Michel SILVA
Michelsilcom - 07/02/2012
Les réseaux sociaux, un outil de prospection négligé par les commerciaux
Je suis commercial et je doute fortement de l'utilité des réseaux sociaux en B to B. Personnellement je les utilisent pour obtenir des noms de ...
lolo92 - 03/02/2012
Date de clôture : 1er mars 2012
Découvrez les 10 personnalités en lice et votez pour le Décideur Achats de l'Année 2012 !
30/01/2012 REGION PARISIENNE
10/01/2012 FRANCE ENTIERE
Commentaires des lecteurs (1)
MADEMOISELLE - 15/03/2008
Formation chez Negocia : pas à la hauteur
Voici mes constatations :
• Moins d'interaction et de conseils professionnels qu'annoncés à l'entrée du cursus, donc plus de la moitié des cours sont théoriques, et sept heures par jour
• Pression excessive et travail intense Beaucoup de gros dossiers et de négociation éliminatoires
• Procédure de refus des retardataires non respecté : respecté seulement deux fois. Alors que je fais beaucoup d'efforts pour tous les jours être à l'heure.
• désir des intervenants de faire tendre vers le bas les étudiants. Quand on ne sait pas et qu'on essaye, on est mal jugé et rabaissé.
• Le coefficient de l'examen de négociation est supérieure au nombre d'heures de cours de négociation, pas concordant au niveau de l'importance donnée à l'examen et au nombre de cours correspondant à la matière.
• Caution donné à une ambiance de travail de « requins, où on se tire dans les pattes ». agressivité et irrespect tolérés.
• Recrutement erroné de personnes non motivées, et ayant un comportement global anti professionnel (asocial, agressive, retardataire).
Réagir à ce commentaire
Signaler un abus