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Focus chèques et catalogues cadeaux 1/3 : Du plus fonctionnel au plus personnel

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Dans la jungle des dotations, les chèques et catalogues cadeaux demeurent les valeurs sûres de la motivation. Mais, entre les diverses formules possibles, encore faut-il savoir choisir la plus appropriée à la cible visée.

Face à une conjoncture de plus en plus difficile, les outils de la motivation doivent être revus sans cesse afin de continuer à stimuler une population sensible aux coups durs. Le choix des dotations étant un facteur prépondérant de cette stimulation, il est impératif de choisir la bonne, celle dont on sait qu’elle fera mouche à coup sûr. Si, en 2000, le voyage était la récompense préférée des populations commerciales, la situation internationale a fait chuter cet engouement de 38 % (source : Hewitt). Il en va de même pour les primes en espèces, qui ont reculé de 5 %. Dès lors, on peut se demander ce qui fait encore courir les commerciaux. Avec plus de 40 % d’opinion favorable, le chèque cadeau reste une valeur sûre en matière de dotation. Cependant, le choix n’est pas facile tant il existe de types de chèques différents. Le plus classique demeure le chèque multi-enseignes, valable, comme son nom l’indique dans une multitude de points de vente de natures diverses, du bricolage aux chaussures en passant par la restauration. L’offre séduit de plus en plus d’entreprises, qui mettent en place des opérations de stimulation visant des réseaux externes, dont la population est par essence très hétérogène. En revanche, le chèque cadeau mono-enseigne offre une récompense personnalisée. De plus, il permet d’adapter facilement la dotation au thème du challenge. Ainsi les challenges sportifs pourront être récompensés par des chèques émis par de grandes marques d’équipement sportif.

Choisissez votre formule : chèque ou catalogue ?

Qu’ils soient mono ou multi-enseignes, les chèques cadeaux bénéficient de la même souplesse en ce qui concerne leur valeur : d’un montant minimum d’environ 5 euros (33 francs), ils peuvent se plier à toutes les exigences des entreprises. D’une façon générale, ces montants représentent des remises sur toutes sortes de produits, excepté sur les livres dont les tarifs sont protégés légalement. L’autre outil de motivation est le catalogue cadeaux. Ce dernier a ses adeptes, notamment parmi les directions commerciales qui répugnent à offrir des chèques présentant une valeur faciale. Autre avantage : le catalogue cadeaux offre une plaisir immédiat. En effet, le cadeau est visualisable, et donc plus motivant. Des sociétés spécialisées proposent des catalogues préétablis, pouvant se décliner par univers (gastronomie, loisirs, etc.), ou offrent la possibilité à leurs clients de réaliser leur catalogue sur mesure. Quelle que soit la solution retenue, les grands classiques font toujours recette : les produits technologiques et les arts ménagers représentent à eux seuls 50 % des ventes.

Ce que dit la loi

Les chèques cadeaux ne représentent pas une valeur monétaire, pas plus qu’ils ne constituent un instrument de paiement. Ils peuvent, pendant la durée de leur validité, être échangés contre des biens ou des services dans une limite définie. Ils ne sont jamais convertibles en monnaie et ne peuvent être virés ou déposés sur un compte. Un arrêt de la Cour de cassation (chambre commerciale) du 6 juin 2001 confirme ce statut déjà défini par la Cour d’appel de Versailles, le 10 juin 1999 : les chèques cadeaux qui permettent d’obtenir en contrepartie un produit ou un service pour le montant qui s’y trouve indiqué ne constituent pas des moyens de paiement au sens de la loi bancaire, et peuvent être émis par des entreprises non bancaires. Mais attention, n’oubliez pas qu’aux yeux de l’État, la dotation est considérée comme un ajout au salaire, donc un avantage en nature. Toute entreprise animant une cible interne est tenue par la loi de déclarer à l’Urssaf et au fisc le montant des chèques cadeaux perçus dans le cadre de ses opérations de motivation.