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Il n'est pas question que je passe tout mon temps en réunion!

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07:30 Je quitte mon domicile de Saint-Germain-en-Laye

Les journées de Paul Chémama commencent par une heure de route, de son domicile de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) au siège d'Altadis France, dans le XIIIe arrondissement de Paris. «Je passe deux ou trois coups de fil, le plus souvent à mes directeurs des ventes en déplacement. Une idée sur un projet? Une problématique humaine? J'en profite pour prendre le pouls du service.» Il se branche parfois sur Fun Radio. «Le ton est léger, c'est vrai. Et alors? Cela me permet d'arriver au bureau de bonne humeur!»

08:30 Je consulte mes mails et l'Intranet

«En arrivant au bureau, je consulte mes mails. Je jette aussi un coup d'œil à l'Intranet de l'entreprise. Il y a toujours un ou deux “flashes” sur le groupe qui m'intéressent.» Invariablement, Paul Chémama se rend ensuite dans l'espace cafétéria où il prend un café avec Lionel Heuzé, directeur commercial d'Altadis. «C'est un moment d'échanges sur des sujets stratégiques, mais aussi l'occasion de communiquer avec des personnes d'autres services que nous rencontrons plus rarement, comme la comptabilité, les achats, etc.»

09:15 Je fais un tour du service commercial

«En début de matinée, je rencontre l'ensemble du personnel du service commercial, de l'administration des ventes, la personne responsable des relations avec le réseau de revendeurs et notre responsable formation. Je passe aussi saluer les membres du service marketing. J'identifie ainsi les sujets urgents à régler dans la journée.» Paul Chémama a alors une idée précise de ce qui l'attend en plus de ses rendez-vous de la journée – trois ou quatre, pas plus.

10:00 Visioconférence avec l'Espagne

Altadis s'apprête à refondre entièrement son système informatique commercial. Ce dossier est mené de front en France et en Espagne, deux régions qui représentent 60 % du business monde d'Altadis. La réunion projet à laquelle participent Paul Chémama et son homologue espagnol est orchestrée par l'intégrateur (IBM). Elle a lieu toutes les deux semaines et se déroule en anglais. «Pendant environ une heure trente, nous prenons des décisions concernant le paramétrage du système. Un travail de longue haleine puisque la solution ne devrait pas être mise en place avant la fin du premier semestre 2006.»

11:30 Je me réserve toujours du temps pour traiter le “tout-venant”

«À l'issue d'un rendez-vous, je m'aménage du temps pour régler les problèmes du jour. Il n'est pas question que je passe tout mon temps en réunion!» Ses collaborateurs en profitent pour l'entretenir de divers sujets. «L'organisation des bureaux en open space permet à chacun de venir vers moi sans hésitation!» Il profite aussi de ce temps “libre” pour lire les journaux. Il commence par la revue de presse réalisée en interne et s'arrête sur Les Échos du jour. Tout au long de la journée, il répond au téléphone. «Mes appels ne sont pas filtrés. Cela me permet d'être à l'écoute de l'extérieur tout en étant très réactif.»

12:45 La cantine ou un resto branché

«Un jour sur deux, je vais au restaurant d'entreprise avec des collègues. C'est pratique, rapide et puis nous y rencontrons toujours des membres d'autres services. C'est l'occasion de discuter et si besoin de programmer un rendez-vous plus formel. J'en retire toujours quelque chose!» Lorsqu'il déjeune avec un directeur des ventes, un membre de son service – qui compte une quinzaine de personnes –, ou bien un client, Paul Chémama va à l'extérieur. «J'ai deux adresses dans le quartier: un japonais et un restaurant branché, le Djoon, qui propose une cuisine raffinée dans un décor sympa.» Un déjeuner qui se déroule invariablement sans alcool.

15:00 Réunion de travail autour de la rémunération

Le jour de notre visite, Paul Chémama reçoit huit commerciaux pour parler des aménagements à prévoir sur le système de rémunération. Comme tous les ans chez Altadis, la structure du variable est remise à plat en début d'année. Après avoir consulté ses trois directeurs des ventes, Paul Chémama a constitué un groupe de travail composé de commerciaux terrain. La réunion va durer environ deux heures. «Je suis là pour écouter leurs attentes, leurs remarques et leurs recommandations.» Des commerciaux qu'il rencontre en cours d'année, lorsqu'il part en accompagnement terrain (cinq à six fois par an) ou lors de la réunion de vente mensuelle.

17:30 Je garde du temps pour gérer l'imprévu…

Outre les réunions qui ponctuent sa journée (préparation de la prochaine convention annuelle, choix d'un nouveau prestataire en formation commerciale, etc.), Paul Chémama gère l'imprévu. Cet après-midi, il passe quelques minutes avec l'entraîneur du club de football de Chambourcy (Yvelines), dont il est le président depuis trois ans. Celui-ci le sollicite de temps à autre pour résoudre un problème de disponibilité de terrain ou encore de formation d'une équipe. «C'est une activité qui demande beaucoup de temps, notamment le soir, mais qui me permet, d'un autre côté, d'être avec mes enfants le week-end. J'ai pris cette casquette de président de club de foot non pas parce que je suis passionné par le ballon rond mais parce que mes trois fils jouent dans ce club!»

19:00 Je quitte le bureau

«Le soir, je m'organise pour être de retour à mon domicile vers 20 h 30. Je tiens à protéger l'équilibre travail/famille/loisirs. J'y suis extrêmement vigilant. Cela suppose bien évidemment une organisation sans faille de ma journée, si possible sans temps morts.» Sur le chemin du retour, Paul Chémama passe quelques coups de fil, mais cette fois-ci personnels. Sans oublier de se brancher sur RMC, pour se tenir au courant de l'actualité footballistique!

Parcours

Paul Chémama débute sa carrière en 1983 comme gérant d'une boutique multiservice (photo, cordonnerie, reproduction de clés). En 1987, après un bref passage dans l'immobilier, il entre chez Liebig-Maille en tant que commercial puis devient animateur des ventes. Il rejoint ensuite les éditions Harlequin comme responsable de la formation et du recrutement, avant d'en devenir directeur régional. En 1995, il entre chez Tabacalera comme chef des ventes puis directeur des ventes. Depuis la fusion avec la Seita en août 2000 (date à laquelle la société change de nom et devient Altadis), il est directeur national des ventes.

Le carnet de Paul Chémama

Une bonne table L'Étoile (12, rue de Presbourg, 75016 Paris). «J'aime bien l'ambiance, le décor et la musique qu'on peut y écouter.» Ses hobbies Le golf. «Je le pratique une à deux fois par semaine (plutôt le week-end) et partout où je vais en vacances!» Sa destination de vacances Marrakech. «Cette ville me fascine. J'aime les gens, la ville, ses rues… et ses golfs!» Son CD préféré Le tout nouveau CD du label Defected, pour une ambiance décontractée. Ses lectures «Je suis abonné aux cinq revues de golf que l'on trouve en France!» Son cigare préféré: Flor de Copan. Le seul produit d'Altadis que Paul Chémama consomme!

Mot clés : Vente |

Anne-Françoise Rabaud