L'animation commerciale coûte plus cher depuis juillet

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Les professions de l'animation commerciale bénéficient de deux nouveaux contrats de travail depuis le 1er juillet. De quoi revaloriser un secteur jusqu'alors en plein flou juridique. Seule ombre au tableau : les clients paieront la facture.

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Vous étiez peut-être en vacances et l'information vous aura alors échappé. Depuis le 1er juillet, faire appel à un animateur commercial vous coûte plus cher ! La raison ? Des tarifs jour majorés de 10 à 15 %. Voilà donc ce qui vous attend désormais si vous employez des animateurs pour des actions de venteconseil, démonstration, dégustation ou échantillonnage. La cause ? Deux nouveaux contrats : le CDI Intermittent Animation et le contrat d'intervention à durée déterminée (CIDD) d'animation commerciale. Le premier est accessible à tout animateur ayant travaillé plus de 500 heures sur les douze derniers mois. Il impose désormais des missions d'un minimum de sept heures et permet le renouvellement de plusieurs contrats successifs dans un cadre légal. Ce nouveau CDI donne également droit à une indemnisation dans les périodes de chômage, ce qui n'était pas le cas auparavant. Le second contrat, le CIDD, offre, lui, une prime de précarité, une augmentation de 10 % des remboursements des frais kilométriques et le versement d'une indemnité compensatrice de congés payés, sans oublier la rémunération du temps annexe à l'animation, soit une demiheure par mission. « Les salariés de ce secteur souffraient jusqu'alors d'un manque de statut, souligne Jérôme Deliry, porte-parole du Sorap, le syndicat de l'action commerciale terrain. Ces deux nouveaux contrats représentent une avancée historique pour la profession. » Autre changement majeur : la revalorisation de la rémunération selon l'ancienneté et une indemnisation des annulations. L'animateur sera, en effet, rémunéré à 100 % si l'opération est annulée 72 heures avant et à 50 % si elle est décommandée entre trois et sept jours à l'avance. À terme, « cela va tirer vers le haut le métier et augmenter les exigences des agences et des clients, insiste Jérôme Deliry. Nous serons, en effet, plus pointilleux face aux animateurs, dont le métier est ici nettement valorisé. »

Isabelle de Chauliac

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