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Les Web marchands : Qui est derrière l'écran

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L'Insee publie une étude sur l'e-commerce en France. Les résultats montrent notamment que, oin des discours lénifiant sur les start-up, les e-marchands sont avant tout des vpcistes et des commerçants de détail.

En 1998, 70 % des e-commerçants actuels n''avaient pas encore de site. Un chiffre qui témoigne de l''engouement suscité, depuis lors, par Internet. Mais, si tout un chacun pouvait appréhender ce phénomène, personne jusqu''à présent n''était en mesure de dire avec précision qui étainet ces e-marchands. Premier enseignement de l''étude de l''Insee : les start-up pure players ont fait beaucoup de bruit... pour pas grand chose. Elles ne sont finalement pas très nombreuses au regard des commerçants de détails "classiques", représentant seulement 21 % du nombre des Web marchands. Ce sont en fait les entreprises de vente par correspondance qui constituent le gros des troupes. C''est naturel d''ailleurs, car ces sociétés bénéficient d''une grande expérience de la vente à distance; elles générent d''ailleurs plus de 50 % du CA du commerce en ligne. Autre acteur émergeant : le commerce de détail classique, autrement dit le bataillon des petits commerces et magasins qui voient là l''espoir d''augmenter leur cleintèle. Un espoir qui reste encore assez incertain, car cse e-marchands réalisent, la plupart du temps, moins de 1 % de leur CA sur Internet. Pourquoi dans ces conditions, vont-ils sur Internet ? " Pour témoigner de leur dynamisme et bénéficier de l''image positive du web dans la société", expliquent les auteurs de l''étude. Pour tous les sondés, l''e-commerce apparaît donc avant tout comme un pari sur l''avenir. Pour 60 % d''entre eux, les délais incertains de retour sur investissement sont d''ailleurs un frein au développement du commerce sur Internet, tout comme les problèmes de logistique, souvent sous-estimés au départ, et que l''on ne confie pas volontiers à un prestataire, faute de voir ses marges s''envoler en fumée...En revanche, contrairement à ce que l''on aurait pu penser, le risque de concurrence entre la vente sur Internet et la vente via un réseau physique (magasin, revendeurs, commerciaux) n''est pas perçu comme un frein, mais comme un mode complémentaire de distribution. Cette étude met également à mal deux idées reçues sur l''e-commerce. D''abord, le commerce électronique est peu créateur d''emploi, un tiers des Web marchands consacrent un seul poste à l''activité Internet. Enfin, il ne faut pas forcément disposer de millions pour créer son activité marchande sur le web : le coût moyen d''un site oscille entre 50 000 et 150 000 francs (de 7622 à 22867 euros) seulement.