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Les tops et les flops 3/11 : Génération start-down : l’exemple de Koobuycity.com

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Site d’achats groupés, puis de best shopping, Koobuycity.com a déposé le bilan. Comme bien d’autres, la jeune pousse s’est fanée.

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Mais où est donc passé Koobuycity.com ?” C’est par cette question que l’internaute est désormais accueilli sur le site. Non sans humour, plusieurs réponses sont proposées, du genre “On est parti en vacances”, “On s’est fait cambrioler” ou encore “Du café est tombé sur notre serveur”. Pourtant, rien de tout cela n’explique l’arrêt du site, et la réalité est bien moins amusante : moins d’un an après son lancement, Koobuycity a déposé le bilan. Reproduisant à l’identique le phénomène start-down, la société n’a pas réussi à boucler son deuxième tour de table. Mais il ne s’agit là que de l’un des nombreux rebondissements qui ont ponctué la courte vie du site depuis son lancement. Ouvert le 15 décembre 1999, après avoir levé 10 millions de francs, sous le nom Koobuy.com, le site était bâti sur le modèle, très en vogue à l’époque, de l’achat groupé. L’idée est de réunir un grand nombre d’internautes intéressés par de mêmes produits pour en faire baisser les prix. Un modèle qui n’a jamais réussi à trouver suffisamment de clients pour fonctionner. Face à cet échec, changement de cap en mai 2000 pour Koobuy, qui devient Koobuycity : le site ne se positionne plus sur le group buying mais sur le best shopping, autrement dit, il propose une sélection de produits (CD, livres, etc.) à des prix négociés et assure un service de livraison en une heure sur Paris et sa région. En dépit de ce change-ment de stratégie, le pdg, Jacques Kluger, se refuse à parler d’échec, se contentant d’affirmer que le « corps de métier reste la vente ». Mais voici un mois, le couperet tombe sur les 55 salariés : cette fois, c’est le dépôt de bilan. Koobuycity n’a pas réussi à lever les 20 millions de francs qui lui étaient nécessaires. Le site était pourtant connu et ne manquait pas d’audience (1,5 million de pages vues par mois). Simplement, il n’a pas réussi à convaincre un assez grand nombre d’internautes de l’intérêt d’un modèle que d’aucuns jugent trop novateur pour être rapidement rentable.

Frédéric Thibaud

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