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Outils nomades 3/5. Téléphones GPRS : de vrais outils multifonctions

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Aujourd’hui, on peut échanger de l’information à partir de presque tous les types de terminaux, sourit Thierry Piganeau, directeur des ventes entreprises d’Orange France. Dix ans après l’apparition du GSM, de nouvelles solutions permettent dorénavant aux collaborateurs nomades de se débarrasser de leur dernier “fil à la patte”, et donc d’emporter leur environnement de travail sur le terrain. » Un environnement de travail qui inclut principalement le réseau de l’entreprise, Internet et la messagerie électronique. Autant de données auxquelles les commerciaux ont, aujourd’hui, accès depuis un simple téléphone portable GPRS. « Évolution du GSM, le GPRS est une nouvelle norme réseau permettant de créer des applications mobiles, puis d’échanger des paquets d’informations », explique Thomas Renault, responsable de l’activité Internet mobile chez Micropole Univers. Son principal avantage ? Son coût est raisonnable – on ne paie que lorsque l’information transite – et, surtout, il peut se calculer à l’avance, car on connaît le tarif de chaque mégaoctet échangé, ainsi que la consommation moyenne de chaque type d’opération effectuée par l’utilisateur. « Un échange de données via le GPRS coûte moins cher qu’un coup de fil ! », lance Thomas Renault. De plus, les opérateurs, conscients de l’enjeu que représentent ces échanges data pour les populations nomades, ont tous lancé des forfaits GPRS, simplifiant la vie des entreprises utilisatrices (cf. tableau), et offrent aux entreprises la possibilité de “brider” les systèmes, pour éviter que leurs collaborateurs ne gèrent leur portefeuille d’actions au détriment de leur forfait professionnel…

Seul frein : l’ergonomie

Mais que peut-on faire, au juste, depuis un téléphone GPRS ? « Organiser une réunion, recevoir ses mails, envoyer un compte rendu, sans attendre d’être de retour à son bureau », répond-on chez Bouygues Télécom, qui a développé tout une palette de services d’intranet mobile. Désormais, grâce aux possibilités offertes par les téléphones de dernière génération, qui intègrent des appareils photo numériques (Nokia 7650 et Panasonic GD87, par exemple), il est même possible de prendre, puis d’envoyer des photographies… La facturation étant celle d’un MMS, ou SMS surtaxé. Bref, les nouveaux téléphones offrent presque autant de possibilités qu’un micro-ordinateur ou un PDA. D’ailleurs, plusieurs possibilités s’offrent aux utilisateurs. Primo, le vendeur peut utiliser son seul téléphone, ce qui est amplement suffisant pour la consultation des mails ou d’un portail Wap bien conçu. « Ce n’est pas toujours très confortable, reconnaît Thierry Piganeau, d’Orange, mais cela reste très pratique pour envoyer un mail laconique : “OK pour le RV de demain”. De plus, on peut supprimer les mails “polluants”. » À noter : une innovation signée Philips, qui commercialise son Fisio 825 avec un logiciel, fourni gratuitement, permettant à l’utilisateur d’administrer son téléphone via un ordinateur portable muni d’un clavier : utile, par exemple, pour joindre aux mails des pièces attachées. Toujours via un simple téléphone, il est également possible d’« automatiser des flux d’information entre le terrain et les sites centraux, souligne Thierry Piganeau, d’Orange. Les commerciaux utilisent ce type de solutions, simples et packagées, pour effectuer des relevés de prix en linéaires, par exemple. » Bref, pour réaliser des tâches répétitives dont les données peuvent être contenues dans un simple formulaire préformaté. Mais ce genre d’application requiert, en règle générale, l’acquisition d’une flotte de PDA.

Demain, le smartphone

C’est la deuxième possibilité offerte aux populations nomades : on peut associer PDA et téléphone GPRS (ce dernier servant alors de modem), pour permettre aux vendeurs d’accéder aux fonctionnalités de base des deux outils, ainsi qu’au système d’information de l’entreprise, et même de surfer sur le Net. Si les possibilités de certains mobiles sophistiqués sont, peu ou prou, identiques à celles des outils informatiques nomades, l’assistant personnel – a fortiori l’ordinateur ultraportable – possède une ergonomie incomparable. De plus, la vulgarisation de la norme Bluetooth, qui supprime tout câble de raccordement entre le téléphone et le PC, facilite considérablement le dialogue entre les outils. « Nous n’en sommes qu’aux débuts du sans-fil, affirme Thierry Piganeau d’Orange. Mais, d’ores et déjà, la plupart des terminaux milieu de gamme sont compatibles Bluetooth. » Muni d’un téléphone et d’un PC portables, le commercial pourra réaliser n’importe quelle opération courante. Par exemple, télécharger des bons de commandes et passer des ordres après avoir vérifié la disponibilité des produits en stock. « On évite ainsi de rappeler le client a posteriori ou – pire – de passer la commande “à l’aveuglette”, argumente Agnès Ogier, directrice marketing de SFR entreprises. Ce type de solution agit directement sur la productivité des vendeurs et sur la satisfaction des clients. Ce sont des projets dont la rentabilité est évidente à court terme. » Enfin – troisième possibilité, et non des moindres – la société équipe ses forces de vente de “smartphones”, ou “médiaphones”, associant les qualités d’un PDA (avec clavier) à celles d’un téléphone portable GPRS. Parmi ces petites merveilles de technologie, on citera, bien sûr, le tout nouveau SPV (pour “son, photo, vidéo”), développé par Orange et Microsoft. Un modèle du genre : navigateur Internet, visionneuse Powerpoint, fonctions d’agenda, de messagerie (SMS et e-mails), de carnet d’adresses, etc. Autres nouveautés à signaler : le S55 de Siemens et, surtout, le Tablet Phone 700 de Lexibook, un téléphone possédant aussi des fonctions basiques de PDA : envoi et réception de SMS, d’e-mails, d’images, de télécopies, etc.

Nec plus ultra

L’i-mode débarque en France ! Bouygues Télécom, qui a signé un accord de licence avec le Japonais NTT DoCoMo pour le développement de l’i-mode en France, vient de lancer un premier bouquet de services : plus de 80 sites homologués sont désormais accessibles depuis les téléphones de nouvelle génération. L’offre intéressera les collaborateurs nomades qui pourront, par ce biais, consulter le trafic routier (Trafic Autoroutes), choisir le meilleur itinéraire (ViaMichelin) ou réserver une table de restaurant (Guide Michelin, Le Routard, Pages Jaunes). Mais l’i-mode, c’est aussi une messagerie électronique compatible avec les systèmes de messagerie Internet et pouvant contenir 1 000 caractères. À partir d’un forfait voix, il suffit de souscrire un abonnement à 3 euros pour accéder à l’i-mode, la facturation étant, par la suite, établie selon le volume de données échangées.

Mot clés : téléphone | Orange | nomade

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Stéfanie Moge-Masson