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PC portable ou PC de poche ?

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Des portables hauts de gamme aux petits PC de poche, la gamme des outils informatiques nomades est aujourd’hui très large, rendant le choix du matériel d’autant plus difficile. Pour ne pas se tromper, il convient d’analyser les besoins et les contraintes des commerciaux utilisateurs.

Le choix du matériel informatique peut paraître relativement aisé par rapport à celui du progiciel. Et pourtant ! L’éventail des ordinateurs disponibles sur le marché est tellement étendu qu’à moins d’être un spécialiste des techniques, il est facile d’être rapidement submergé et de faire le mauvais choix. Pour trouver le matériel adapté, il convient donc de se poser deux questions clés. Quels sont les besoins de mes commerciaux ? Cela détermine par exemple la puissance du matériel ou les périphériques indispensables à ajouter. Et quelles sont les contraintes de l’équipe de vente sur le terrain ? Cela détermine notamment la solidité et la taille du matériel. Les réponses à ces questions vont orienter le choix plutôt vers un matériel du type PC portable ou au contraire vers un matériel du type PC de poche. Les PC portables : puissants... Imaginons que vos commerciaux aient besoin de fonctionnalités très puissantes, proches de celles que l’on peut trouver sur des ordinateurs de bureau : il faudra alors automatiquement choisir un PC portable. Ces machines sont en effet de plus en plus puissantes, les constructeurs se livrant une concurrence féroce pour équiper leurs ordinateurs des derniers processeurs. C’est ainsi que les nouveaux PC portables disposent de processeurs Pentium III cadencés à 650 MHz, offrant donc d’immenses possibilités, et ce n’est processeurs annoncés à 1 Ghz. Ces portables sont intéressants pour votre force de vente si vous pensez l’équiper d’un progiciel très complet nécessitant de fortes capacités. Avec de telles machines, il sera possible de faire tourner des solutions incluant par exemple une petite base de données embarquée, des fonctions de datamining en plus des applications classiques de reporting et de gestion d’affaires. Ces portables sont indispensables à tous les commerciaux qui, se rendant rarement au siège social, ont vraiment besoin d’un “bureau décentralisé” en permanence avec eux. . En outre, la plupart du temps, ce matériel comprend des équipements importants de série comme un lecteur de CD-Rom, un modem et des ports vidéo nécessaires pour faire de la vidéoconférence ou du multimédia. Il s’agit d’un matériel très complet que l’on réservera aux commerciaux en éprouvant un réel besoin. Si le vendeur doit passer beaucoup de temps en face-à-face client sur des produits complexes, c’est une solution à retenir. Cela peut même être un précieux outil d’aide à la vente : il est tout à fait possible d’imaginer que le catalogue de l’entreprise soit sur CD-Rom et que le commercial utilise ce support pour montrer au client ses produits. Un PC portable est également indispensable lorsque le commercial doit “configurer” le produit selon les désirs du client : dans le cas de la vente de camions, par exemple, le vendeur peut “construire” virtuellement le poids lourd à partir d’éléments en kit, en fonction des demandes du client. Mais ces démonstrations multimédias ne sont nécessaires que dans quelques cas. ... mais chers Il est conseillé de ne pas s’équiper de ce type de machine si le besoin n’est pas à la hauteur des capacités de l’ordinateur. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’achat représente un investissement très lourd pour l’entreprise : il est difficile de trouver un PC portable professionnel à moins de 20 000 F, et leur prix peut rapidement s’envoler jusqu’à 50 000 F. Autre tendance de ce marché : la miniaturisation des machines. Les PC portables deviennent de plus en plus petits et légers. Les constructeurs rivalisent d’intelligence pour commercialiser des machines n’excédant pas 3 kilos. Certes, c’est un avantage pour le commercial nomade qui n’a pas à traîner avec lui une valise très lourde, mais il faut cependant nuancer l’intérêt de ces portables ultra-légers. D’une part, ils sont souvent plus fragiles que des machines plus lourdes mais construites avec des matériaux résistant mieux aux chocs. Or, n’oubliez pas qu’un commercial est, par définition, un homme qui se déplace beaucoup et qui va forcément cogner son ordinateur, voire le faire tomber. Ce critère de solidité est assurément à prendre en compte lors du choix du matériel. Autre inconvénient des ultra-légers : leur prix, qui, curieusement, semble flamber de manière inversement proportionnelle à leur poids ! À performances identiques, ils sont en effet plus coûteux de quelques milliers de francs que les portables classiques. Les PC de poche : succès... Pour tous les autres usages, les PC de poche seront souvent suffisants. Mais là encore, le choix peut se révéler délicat tant les gammes s’étoffent rapidement, les constructeurs répondant à la demande avec beaucoup d’inventivité. Selon une étude du Gartner Group, il s’est vendu 5,7 millions de PC de poche dans le monde en 1999, soit une croissance de 47 % sur un an ! C’est encore plus impressionnant en France où ce marché connaît une augmentation de 70 % en volume. Un succès immérité ? Pas vraiment : les PC de poche sont de plus en plus performants, et l’époque où ils ne faisaient office que d’agenda amélioré est désormais lointaine. Les machines sont désormais puissantes et très fonctionnelles et concurrencent directement les ordinateurs portables. Nombre de directions commerciales choisissent d’ailleurs d’équiper leurs forces de vente avec ce type de matériel qui ne présente pas les inconvénients inhérents aux portables. Contrairement à leurs grands frères, les PC de poche ne sont, par définition, pas encombrants : le commercial peut les emmener partout sans difficulté. Ils sont particulièrement adaptés à tous ceux qui travaillent debout, par exemple à faire du relevé de linéaire ou à prendre des commandes au comptoir d’un bureau de tabac. Autre avantage : ils possèdent une autonomie souvent deux à trois fois plus grande que les portables classiques. C’est essentiel car devoir recharger son portable très souvent est une tâche fastidieuse. Enfin, les PC de poche sont nettement moins chers que les portables : il faut compter de 2 500 à 7 000 F pour une machine. ... et performances Mais si les PC de poche connaissent un aussi vif succès, c’est avant tout parce que les éditeurs de logiciels se sont attelés à commercialiser des solutions performantes pour ce type de matériel. Microsoft propose ainsi son système d’exploitation baptisé Windows CE Handheld édition professionnelle, qui permet d’avoir toute la suite bureautique Office ainsi que des versions adaptées de logiciels comme Outlook pour l’envoi de mails, Internet Explorer pour les connexions à internet ou Pocket Power Point pour l’édition de graphiques. Même si elle n’offre pas la puissance de Windows 98, cette solution est intéressante car elle permet d’avoir des applications allégées mais relativement proches de celles d’un PC classique. En outre, certains éditeurs comme Danem, Palmware, Siebel ou Nogema proposent des logiciels dédiés force de vente développés spécifiquement pour les PC de poche. Ceux-ci permettent de disposer d’applications simples et sur mesure pour effectuer de la prise de commande, des relevés de linéaires, de la vérification de l’état des stocks et même un peu de reporting. Ce type de matériel se révèle donc particulièrement intéressant pour des forces de vente qui n’ont pas besoin de fonctionnalités puissantes. Pour une première informatisation basique, ce matériel est même à recommander, notamment parce qu’il est plus simple d’utilisation qu’un portable classique. Le passage au “zéro papier” se fera donc sans doute plus facilement avec un PC de poche pour des commerciaux peu familiarisés avec le monde de l’informatique. Quitte à passer plus tard àune autre étape…