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Pas de remède sans bon diagnostic!

Publié le par

Laurent Bailliard Rédacteur en chef

Laurent Bailliard Rédacteur en chef

Faut-il s'insurger des propos tenus par Jan Zijderveld , responsable Europe d'Unilever, lorsqu'il déclare dans le Financial Times Deutschland que le vieux continent se paupérise? Non. Il a raison. C'est le constat que l'on peut faire au vu de la situation économique. On peut le regretter, se révolter, mais il serait dangereux de refuser de l'admettre... Pourquoi? Tout simplement parce qu'en ne voyant pas cette triste vérité, impossible d'appliquer les bons traitements et l'on reste avec de vieilles méthodes qui ne sont plus adaptées à la situation actuelle.

En faisant le constat d'une Europe en panne, en manque de ressources, Unilever peut ainsi réorienter sa stratégie et appliquer sur le marché européen ce qui fonctionne dans certains pays d'Asie. « Nous vendons en Indonésie des échantillons individuels de shampoing pour 2 à 3 centimes pièce, et pourtant, nous gagnons de l'argent », explique le manager. Et d'ajouter: « Si un Espagnol ne dépense plus en moyenne que 17 euros quand il fait les courses, je ne vais pas lui proposer un paquet de lessive qui coûte la moitié de son budget! » Argument irréfutable... même si cela se fera au détriment du client. Car au final, pour la même quantité, il est bien évident que celui-ci aura dépensé plus. Oui, et c'est aussi le principe du crédit qui augmente le prix de ce que l'on a acheté et payé en plusieurs mensualités... sans que cela soit remis en cause. Car c'est grâce à ce procédé que certains clients peuvent consommer. Et c'est grâce à cela aussi que vous pouvez vendre...

Après avoir rogné sur la qualité permettant une baisse des prix avec les produits low cost, voilà désormais que les entreprises s'attaquent à la quantité proposée. S'adapter, toujours!

Mot clés : Prix

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Laurent Bailliard