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Quatre méthodes pour ,apprendre une langue étrangère

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Avec la globalisation des échanges, il est aujourd'hui impossible de faire l'impasse sur la maîtrise d'une ou de plusieurs langues étrangères. Mais comment s'y retrouver parmi les différentes techniques d'apprentissage Voici quatre méthodes à adopter suivant votre cas.

Le cours avec un enseignant, le plus interactif

Le cours en présentiel, individuel ou collectif, mené par un professeur est la solution la plus classique. Il s'agit d'une méthode qui présente l'avantage d'être interactive puisque l'enseignant peut, en temps réel, corriger ses “élèves” et juger leurs capacités. «Je pense, en effet, qu'on ne peut apprendre à parler une langue qu'avec l'aide d'un formateur», note Marc Verger, directeur général de Berlitz, spécialiste de la formation linguistique. Wall Street Institute, Berlitz, Cogéfi ou encore Demos proposent de tels cours pour professionnels. Pour avoir une réelle efficacité, ils doivent cependant être pris régulièrement et sur des plages horaires restreintes. «Il est prouvé que la mémorisation est maximale pendant les 25 premières minutes et que l'on perd ensuite 5 % par jour de ce que l'on apprend, assure Jean-Michel Dubedout, p-dg de Télélangue, prestataire spécialisé. Dans l'idéal, il faudrait pouvoir prendre une demi-heure de cours tous les jours de la semaine.» Ce qui n'est évidemment pas toujours compatible avec l'emploi du temps des cadres... Le rythme courant est donc plutôt de l'ordre de deux heures par semaine. «Il s'agit, par conséquent, d'une méthode qui s'inscrit dans le long terme, car il ne faut pas espérer, à ce rythme, apprendre une langue en quelques semaines», poursuit Jean-Michel Dubedout. «Si l'on suit un cursus avec deux ou trois heures de cours par semaine, il faut compter environ deux mois pour que le cadre puisse se présenter, lui et son entreprise, dans la langue étrangère apprise», renchérit Claudia Cesana, consultante indépendante en formation linguistique interentreprises. «Mais, pour véritablement progresser d'un niveau avec cette méthode, il faut compter entre 50 et 100 heures de cours», ajoute Claire Guillou, responsable marketing chez Auralog, société spécialisée dans l'enseignement linguistique. Cependant, un cadre qui aurait l'obligation d'apprendre rapidement une langue étrangère, dans le cas d'une expatriation, par exemple, ou parce qu'il va aborder un nouveau marché à l'étranger, peut opter pour des cours intensifs, plus onéreux et demandant plus de disponibilité.

L'e-learning, uniquement pour se perfectionner

Les experts s'accordent sur ce point: l'e-learning ne permet en aucun cas à lui seul d'apprendre une langue étrangère. «On considère les supports multimédias, tels les CD-Rom ou les cours par Internet, comme un complément aux méthodes traditionnelles et non comme une base d'apprentissage», explique Marc Verger (Berlitz). L'e-learning peut donc compléter un cursus de formation basé sur des cours en présentiel. Il présente l'avantage, non négligeable pour des cadres débordés, d'être très souple, puisque l'apprenant peut se connecter à tout instant sur le site Web du prestataire et choisir ainsi les moments qu'il souhaite consacrer à sa leçon. La plupart des sociétés spécialisées (Télélangue, Auralog, etc.) proposent, en outre, des outils sur mesure pour lesquels il est possible de paramétrer le niveau, la durée du module, l'horaire de début souhaité, etc. «Les formules proposent des questionnaires à choix multiples, des vidéos, des exercices qui permettent de tester la prononciation, la grammaire et le vocabulaire, note Claire Guillou (Auralog). L'e-learning a aujourd'hui atteint un bon degré de maturité.» Dans la pratique, les experts recommandent de s'exercer environ 30 minutes par jour. Attention: si vous êtes novice dans une langue, l'e-learning peut rapidement s'avérer décourageant. En effet, l'apprenant est seul devant son ordinateur et ne peut compter que sur lui-même. C'est pourquoi de plus en plus de prestataires proposent les services d'un tuteur, joignable à tout moment par téléphone ou par e-mail, qui va guider le cadre dans son apprentissage.

Le téléphone, pour parfaire son oral

Pour les plus pressés, le téléphone fait partie de ces outils qui, outre le fait qu'ils sont souples en termes de timing, permettent de parfaire son oral lorsque l'on a déjà une base écrite. «C'est un bon complément à l'e-learning, estime Jean-Michel Dubedout (Télélangue). Il oblige l'apprenant à se concentrer car, contrairement à une discussion en face-à-face, ce dernier ne peut s'aider de la gestuelle.» L'interlocuteur exerce son élève à la prononciation et à la compréhension de phrases complexes. Les prestataires sont Télélangue, Go Fluent ou Ecsplicite. «Lorsqu'il s'agit d'un professionnel, nous nous arrangeons pour que les conversations soient en rapport avec son métier, ajoute Claire Guillou (Auralog). Nous simulons des discussions qu'il pourrait avoir avec un client étranger dans le cadre d'une négociation commerciale, par exemple.» Mais la méthode a aussi ses détracteurs. «Au téléphone, la voix est modifiée; cela peut perturber l'apprenant et avoir un effet négatif sur son accent car il ne pourra pas en capter toutes les subtilités», prévient Claudia Cesana (consultante indépendante). Reste que pour ceux qui souhaitent apprendre rapidement mais qui n'ont pas le temps d'assister à des cours, le téléphone constitue une alternative intéressante puisque le formateur vous contacte sur votre lieu de travail, à l'horaire qui vous convient. Les modules sont courts (entre 15 et 30 minutes), à raison de deux à trois fois par semaine, et peuvent, dans certains cas, avoir lieu tôt le matin ou tard le soir.

L'immersion, pour apprendre vite à l'étranger

Plébiscitée par les étudiants, l'immersion dans un pays étranger séduit de plus en plus de professionnels, qui y voient un moyen radical de s'imprégner de la langue et de la culture du pays. Une multitude de formules sont proposées par les prestataires spécialisés. Souvent, ce sont les mêmes organismes que ceux qui s'occupent de l'immersion des étudiants (EF, ESL, Oise, etc.), qui proposent des modules dédiés aux professionnels. Deux options sont envisageables: soit l'apprenant est hébergé dans une famille, soit il choisit la formule hébergement à l'hôtel. Le reste du temps est consacré à des cours collectifs ou particuliers. «Il faut prendre garde à ce que ce genre d'exercice ne frôle pas l'overdose, prévient Claudia Cesana (consultante indépendante). Notamment pour les débutants, qui peuvent se sentir submergés.» Cette formule est donc à réserver à ceux qui ont des besoins impératifs d'apprentissage ou d'approfondissement d'une langue car elle est très onéreuse. Elle oblige le cadre à quitter son poste pendant plusieurs semaines, ce que peu peuvent se permettre. * Hors hébergement et voyage.

Un e-mail quotidien pour améliorer votre anglais


Recevoir tous les matins un e-mail qui vous propose une séance de dix minutes d'apprentissage de l'anglais. Utopique Non, c'est le service que propose aujourd'hui la société A9 avec Gymglish, un outil qui permet à tout cadre pressé d'améliorer son niveau d'anglais de manière ludique. Concrètement, ce dernier reçoit chaque jour dans sa boîte électronique des exercices dont il peut obtenir les résultats en cinq minutes. L'e-mail contient textes, documents audio, questions de compréhension, de grammaire et de vocabulaire. Un moteur d'intelligence artificielle adapte chaque jour le niveau de difficulté des exercices en fonction des progrès de l'apprenant. Avec Gymglish, c'est donc la liberté de travailler son anglais à n'importe quel moment, dans son environnement de travail. Cette offre est commercialisée sous forme d'abonnement annuel qui varie de 248 à 528 euros en fonction du nombre d'abonnés.