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Salon de la Mobilité internationale

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L’expatriation est devenue un must pour optimiser sa carrière. Certaines entreprises en profitent pour réviser à la baisse le statut de ces “globe-trotters”.

Les entreprises qui, compte tenu de la globalisation de l’économie et des marchés, souhaitent développer leurs affaires à l’international ressentent de plus en plus la nécessité de s’appuyer sur des collaborateurs qui connaissent la réalité du terrain ”, explique Yves Girouard, président du Cercle Magellan (réseau qui rassemble plus de 80 responsables des ressources humaines en charge, dans de grandes entreprises, de la mobilité internationale), appelé à intervenir dans le cadre du Salon de l’Exportation qui se tient, du 7 au 9 mars, au Cnit à Paris-La Défense (lire ci-contre). C’est l’une des raisons qui expliquent que l’expatriation a le vent en poupe. Pour autant, l’expatriation ne se pratique plus aujourd’hui comme hier : “ Le moteur est de moins en moins financier et de plus en plus centré sur l’acquisition d’une expérience et de compétences dans un objectif de gestion de sa car-rière ”, observe Yves Girouard. Rien de tel, en effet, qu’une expérience à l’international pour “booster” la carrière d’un cadre. Bon nombre d’entreprises en ont profité pour remiser au grenier le tapis rouge qu’elles déroulaient autrefois à l’attention de leurs globe-trotters. Fini les super primes de mobilité, d’adaptation et de risque qui pouvaient atteindre 50 % de la rémunération nette ! “ Un Français qui s’expatrie, aujourd’hui, en Europe, devra se contenter d’une prime comprise entre 0 et 10 % ”, observe le président du Cercle Magellan. Un certain nombre d’entreprises en profitent également pour développer, essentiel-lement à l’attention des jeunes diplômés, des “contrats locaux”, qui reposent sur la législation sociale en vigueur dans le pays, souvent plus intéressante pour les entreprises. Entre les deux existent des contrats hybrides dont le principe consiste à ajouter à un contrat local certains avantages liés à l’assurance chômage, vieillesse ou maladie. L’expatrié est moins gâté qu’hier. Toutefois, Yves Girouard constate, vis-à-vis de ce statut, un regain d’intérêt de certaines entreprises qui avaient, dans un premier temps, recruté sur place : “ Un expatrié, c’est quelqu’un qui permet à la maison mère de contrôler l’information, la stratégie sur place, les finances, qui assure la maîtrise de la culture, etc. ” Des avantages qui ont un coût… Yves Girouard observe d’autres évolutions dans les pratiques des entreprises : les contrats dépassent rarement cinq ans, et les entreprises capitalisent l’expérience de leurs collaborateurs en les déplaçant à l’intérieur de régions qui possèdent des similitudes. Enfin, elles optent de plus en plus souvent pour un retour en France après deux ou trois expériences. Plus que jamais, la tendance est à la rentabilisation et à l’optimisation du statut de l’expatrié.

Salon de l’Exportation Au programme du Salon de l’Exportation, qui se tiendra du 7 au 9 mars au Cnit à Paris-La Défense, 80 ateliers conférences : “Mobilité internationale, les pratiques de suivi du personnel” ; “Destination France, motiver le personnel étranger” ; “Les pratiques innovantes en matière de mobilité internationale” ; “Manager des équipes multiculturelles, comment gérer les différences pour créer une dynamique commune ?” ; “Comment favoriser l’intégration de vos cadres dans leur poste d’expatrié ?” ; “Contrat de travail et rémunération à l’international”, etc. Manager contre vents et marées Manager contre vents et marées, de Marcus Buckingham et Curt Coffman, décrypte les règles fondamentales du management en s’appuyant sur une enquête de la Gallup Organization, réalisée auprès de 80 000 managers issus de 400 entreprises. Comment, par exemple, les managers les plus performants font-ils pour détecter, fidéliser et motiver les talents ? Ou encore, comment éviter de devenir une victime de la loi Peter, selon laquelle chacun monte dans la hiérarchie jusqu’à parvenir à son seuil d’incompétence et y rester bloqué ? Les auteurs apportent des réponses qui balaient souvent des préjugés. Editions Village Mondial, janvier 2001, 288 pages, 182 francs (27,75 euros).

Sinsert-export.com met en relation des PME-PMI exportatrices ou désirant exporter, et des diplômés intéressés par une carrière internationale. L’association, qui dispose d’un fichier de 1 300 entreprises et de 150 profils adhérents, a avant tout un rôle informatif ; elle diffuse une lettre, organise des conférences et des ateliers, etc. 35 % des grandes entreprises françaises prévoient une croissance de leurs effectifs en 2001, indique l’enquête annuelle d’UPS. Aux Pays-Bas, elles sont 48 % à avoir exprimé une “intention d’embauche” contre seulement 31 % au Royaume-Uni et en Allemagne. Les entreprises qui enregistrent un taux de croissance élevé fidélisent leurs collaborateurs par le salaire, les autres, par l’environnement au travail. C’est ce qui ressort d’une étude menée par le cabinet BPI auprès de 60 entreprises de Sofia Antipolis (06) et Grenoble (38).