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Scooters : et si vous vous déplaciez sur deux roues ?

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C'est décidé. Cet été, sur les routes de Corse ou de Crête, vous circulerez en scooter… Mais pourquoi ne pas continuer sur deux roues en septembre ? De plus en plus appréciés par les cadres pour leurs déplacements urbains, les scooters ne cessent de monter en gamme pour proposer toujours plus d'équipements. Ainsi, l'ABS est un argument de vente puissant pour les grosses motorisations et fait même son apparition en 125 cm3 (chez Peugeot). Ces petites cylindrées demeurent les vedettes du marché, principalement parce qu'il n'est pas nécessaire de posséder un permis moto pour les enfourcher (seul le permis voiture traditionnel est requis), qu'elles sont faciles à conduire et que leur entretien comme leur prix d'acquisition restent modestes. Les maxi-scooters, qui affichent des cylindrées importantes (400, 500 ou 600 cm3), trouvent des amateurs chez ceux qui recherchent des deuxroues capables d'affronter la route pour sortir ainsi du centre-ville et rejoindre un aéroport ou visiter un client en grande banlieue… Quant aux 250 cm3, ils se développent toujours, même si leur statut est souvent jugé un peu trop hybride : il est, en effet, nécessaire de posséder un permis deux-roues pour conduire ces engins mais leur rapport prix/puissance n'arrive guère à rivaliser avec celui des 400 cm3, par exemple, plus puissants et sportifs. Pour vous aider à y voir plus clair dans l'offre pléthorique des constructeurs, nous avons retenu les principales nouveautés de ces derniers mois.

Avec le Satelis, Peugeot propose un 125 cm3 doté de l'ABS

Avec la nouvelle gamme Satelis, lancée ce printemps, Peugeot compte bien assommer la concurrence dans le domaine des 125 cm3. Avec quels arguments ? D'abord, les Satelis disponibles en 125, mais aussi en 250 et 500 cm3 (une nouveauté pour Peugeot jusque-là absent du marché des grosses cylindrées), proposent sur toutes les versions un système de freinage ABS. Sur la plus petite motorisation, c'est tout simplement une exclusivité qui devrait faire pâlir de jalousie les autres constructeurs. Pour le moment, ils font mine de ne pas s'inquiéter de cette montée en gamme, arguant qu'un ABS est superflu pour ce type de scooters, qui se cantonne aux trajets urbains… Les prochains mois diront si Peugeot a eu raison de considérer que la sécurité, même sur une petite cylindrée, est une vraie préoccupation des utilisateurs de deux-roues. Ensuite, le constructeur a équipé ses Satelis 125 cm3 d'un tout nouveau moteur 4 soupapes. Il va même en commercialiser un équipé d'un compresseur (le Jet Force Compressor), qui devrait offrir 60 % de couple en plus par rapport à un 125 cm3 2 soupapes traditionnel. Le Satelis 125 Compressor devrait donc procurer un niveau d'accélération et de reprise encore inconnu sur ce segment… Mais outre les considérations mécaniques, cette gamme brille aussi par quelques petites innovations pratiques qui feront peut-être la différence au moment de l'achat. Hormis un système antidémarrage à transpondeur électronique, Peugeot a équipé ses scooters d'une chaîne antivol, développée par l'équipementier Abus, intégrée au châssis et dont le déverrouillage s'effectue depuis l'intérieur du coffre à casques. Résultat : homologuée à la norme SRA, elle trouve sa place naturellement dans le coffre et va considérablement faciliter la vie de son utilisateur au moment du stationnement. Autre innovation : le coffre, placé sous la selle passager, s'ouvre tel un haillon, pour permettre au passager d'accéder à son contenu sans que le pilote se lève de son siège ! Ajoutez à cela une contenance record (possibilité de ranger deux casques ou même un sac type bagage cabine d'avion) et deux rétroviseurs asphériques, qui suppriment presque totalement les angles morts et vous aurez une idée des atouts indéniables de la gamme Satelis. Restent enfin les tarifs. Le 125 est accessible depuis mars au prix de 3 799 euros(1) en finition Premium (entrée de gamme), 3 959 euros en finition City (Premium + chaîne antivol Abus) et 4 409 euros en finition Executive (City + freinage ABS). Le Satelis 125 Compressor (tarif prévu à 4 999 euros) et le Satelis 250 (tarif non communiqué) devraient être mis en vente durant cet été. Pour la version 500 cm3, il faudra patienter jusqu'à début 2007.

Yamaha décline la lignée T-Max avec le X-Max

Le T-Max règne en maître sur le segment des maxi-scooters depuis quelque temps déjà. Ses atouts sont vantés par tous ses heureux possesseurs : une maniabilité hors pair pour un engin qui offre des performances dignes d'une moto et donc, au bout du compte, un vrai plaisir de conduite. Mais pour tous ceux qui rechignent à passer leur permis deux-roues ou qui n'ont tout simplement pas les moyens d'investir plus de 8 000 euros dans un scooter, Yamaha propose depuis le début de l'année le X-Max. Petit frère du T-Max, il conserve sa maniabilité et adopte un look sport très tendance, mais avec un moteur 125 cm3 et pour un tarif divisé par deux : 3 990 euros. Doté d'un moteur 4 temps à refroidissement liquide, il atteint les 110 km/h et est équipé de freins à disques avant et arrière. Pour rester dans l'esprit maxi-scooter, il embarque deux casques dans le coffre de selle, ce qui n'est pas donné à tous les engins de cette cylindrée. Enfin, pour les fans du T-Max, Yamaha a quand même consenti un petit relooking en sortant le Black Max, soit un T-Max… en noir. Ce dernier-né adopte un style un peu plus tuning (peinture rouge vif des étriers de freins, sellerie bicolore et polissage des jantes à la main) et est vendu sans ABS, pour privilégier la conduite “sport”. Pour le reste, c'est l'identique d'un T-Max… Son prix : 8 689 euros, soit 150 euros de plus que le T-Max classique.

Piaggio innove avec le MP3, un scooter à trois roues

Pour beaucoup d'amateurs de scooters, les marques françaises ou asiatiques n'auront jamais la saveur des deux-roues italiens. Vespa et Piaggio conservent donc leurs aficionados et une position très importante sur le marché français. Et pour contrer l'offensive de Peugeot et de ses Satelis, Piaggio frappe très fort avec le MP3, un scooter… à trois roues. Au premier coup d'oeil, il semble être le fruit du mariage d'un quad et d'un deux-roues. Un look qui ne laissera personne indifférent et devrait susciter autant de passion de la part des pilotes les plus iconoclastes que de haussements d'épaules des puristes du deux-roues. Cela dit, cet engin brille avant tout par ses innovations technologiques. Le train avant, doté de deux roues indépendantes et inclinables, assure une stabilité dans les virages que le constructeur italien affirme supérieure à n'importe quel autre scooter. Et c'est sans doute sur chaussée déformée et sol humide que le MP3 montre toute l'étendue de son savoirfaire, en rassurant n'importe quel pilote amateur qui craint le dérapage de la roue avant lors du freinage. D'autant que, selon Piaggio, le système de freinage à trois disques et l'adhérence du train avant permet au MP3 « de gagner 20 % de distance de freinage par rapport aux meilleurs scooters du marché ». À vérifier sur route dès que les premiers engins seront en concession, ce qui devrait être le cas au moment où vous lirez ces lignes, la commercialisation étant prévue pour courant juin. Enfin, dernière petite innovation qui va séduire les moins à l'aise sur deux-roues, population clairement visée par le MP3, le système électrohydraulique de blocage de la suspension permet un stationnement sans béquille. Les tarifs exacts ne sont pas encore connus à l'heure où nous mettons sous presse. La version 125 cm3 devrait être accessible aux alentours des 5 000 euros, comptez un peu plus pour le 250 cm3… Les deux moteurs sont des 4 temps 4 soupapes à refroidissement liquide. D'ici quelques mois, une version MP3 C, dotée d'un pare-brise surélevé pour l'hiver, sera mise en vente. Autre nouveauté, certes moins innovante : le Piaggio X8 125 Premium, sorti en février dernier. Il s'agit, en fait, d'une version haut de gamme du X8 classique, commercialisé il y a deux ans et qui constitue l'un des best-sellers de la marque en Europe. Ce scooter reprend le design de son grand frère en 250 cm3, ce qui lui confère un look proche d'un maxi-scooter tout en restant un 125. Outre un nouveau tableau de bord, il faut noter une ouverture électrique du coffre à casques. Pour le reste, rien de nouveau par rapport au X8 classique, si ce n'est un tarif évidemment en légère hausse. Comptez, en effet, 3 690 euros. Enfin, pour les amateurs de grosses cylindrées, ce modèle sort également en version 400 cm3 en juillet. Baptisé X8 400 ie, il est équipé d'un nouveau moteur monocylindre à injection électronique, 4 soupapes et refroidissement liquide qui peut atteindre les 155 km/h maxi. Pour vous mettre aux commandes de ce scooter qui reste compact tout en offrant de réelles performances, il faut débourser 5 290 euros.

Honda offre un petit frère au Silver Wing

La nouveauté du printemps pour le constructeur japonais Honda, c'est la sortie du Silver Wing 400, petit frère du Silver Wing 600 mais en 400 cm3… De l'extérieur, peu de choses le distinguent de son aîné : le design respire toujours autant le confort (double selle) et l'assurance. Le moteur, moins puissant puisque la cylindrée a été réduite de 30 %, est également un bicylindre en ligne à injection et refroidissement liquide, qui permet de s'aventurer hors des villes. D'autant que le système de freinage, qui associe les disques avant et arrière (combined brake system), et la partie cycle du Silver Wing 400 sont les mêmes que sur le maxi-scooter. Bref, ce modèle a tout d'un grand, sauf le prix, puisqu'il faut compter 5 990 euros pour le piloter alors que le 600 cm3 est facturé près de 9 000 euros. Dans la catégorie des 125, l'actualité de Honda reste le PS 125i dont le design élégant et moderne plaira à tous ceux pour qui les préoccupations environnementales sont importantes. Ce scooter est, en effet, l'un des plus “propres” de sa catégorie grâce, notamment, à un système antipollution avec catalyseur et sonde à oxygène exclusif à la marque. S'il n'y a rien à redire côté design, notez tout de même que le coffre n'accepte qu'un seul casque intégral. Côté tarif, ce modèle est vendu à partir de 3 150 euros.

Suzuki donne un coup de frais au Burgman 400

Suzuki, fort de son département moto très réputé, revendique le titre de précurseur sur le segment des maxi-scooters, depuis que la marque a introduit sur le marché français le premier scooter 400 cm3, en 1998. Son nom, le Burgman 400, qui n'a, depuis cette époque, bénéficié que de minimes modifications destinées à le rendre plus propre (injection, etc.) ou plus facile à conduire (retouche du châssis entre autres). C'est donc une petite révolution pour le constructeur qui a sorti le mois dernier une nouvelle version de son best-seller. Ce qui change ? En termes de design, d'abord, le nouveau modèle compte affirmer son caractère dynamique par une double optique profilée, à laquelle est accolée une entrée d'air de chaque côté. Au niveau de la motorisation ensuite, un nouveau bloc-moteur qui répond aux prochaines normes Euro III (comme l'ensemble des scooters présentés dans ces pages) se voit doté d'un double arbre à cames en tête et sa cylindrée passe de 385 à 399,9 cm3. Et pour dompter ce surplus de puissance, Suzuki a ajouté un deuxième disque de frein à l'avant… Côté équipement, là aussi le constructeur joue la montée en gamme avec une clé à puce codée antivol, un coffre sous selle de 62 litres et un tableau de bord que le constructeur japonais considère comme “ultra-complet” puisqu'il informe même le conducteur de la température extérieure ! Pour le prix, prévoyez 6 299 euros.

Kymco joue l'agressivité tarifaire avec l'Agility 125

Chez Kymco, peu de grandes nouveautés notables. Le Grand Dink 250 tire toujours les ventes et le constructeur taïwanais a relooké son People 125 en lui adjoignant la lettre “S” pour lui conférer un design un peu plus sportif, sans vraiment d'autres changements mécaniques. La seule véritable nouveauté réside donc dans l'Agility 125 lancé à la fin 2005, un monocylindre quatre temps refroidissement par air que l'on doit strictement réserver à la ville. Son atout principal réside dans son tarif : 1 699 euros seulement.

Testez le vélo électrique

Il ressemble à un Solex, voire à une mobylette, mais il ne consomme pas la moindre goutte d'essence… Le Citydoo est un vélo qui carbure à l'électricité. Il s'agit, en fait, d'un vélo à assistance électrique. En clair, les efforts du pédalage sont adoucis par la mise en route d'un petit moteur électrique. Équipé d'une batterie de 250 watts amovible pour en faciliter la recharge, le Citydoo possède une autonomie de 40 à 50 km, pour une vitesse maximum de 25 km/h. Engin hybride, il ne conserve guère que le pédalier d'un vélo car tous les autres équipements sont dignes d'un petit scooter : suspensions avant et arrière pour le confort, éclairage, avertisseur sonore et top-case sont de série. Son prix : 790 euros. Rens. : www. citydoo.com

Une alternative : les motos taxis…

Vous n'avez pas l'utilité d'un deux-roues tous les jours, mais vous souhaitez profiter occasionnellement de ce moyen de transport rapide ? Alors optez pour les sociétés de motos taxis. À Paris, il existe de plus en plus d'acteurs qui mettent à votre disposition une moto avec chauffeur pour rallier les aéroports en quelques minutes ou éviter les bouchons du périphérique. Voici quelques exemples, sachant que les véhicules et l'équipement fourni (casque, combinaison, gants…) sont sensiblement équivalents. La vraie différence se fera sans doute à l'usage, en jugeant le service client et l'habileté des pilotes… La Honda Goldwing 1800 a été choisie par quasiment toutes les sociétés de motos taxis. C'est le cas de Saint James Moto qui propose des courses à 55 euros pour un Paris-Orly et 70 euros pour un Paris- Roissy (www.saintjamesmoto.com). Même modèle pour All By Bike, qui rallie Orly pour 45 euros et Roissy pour 65 euros (www.allbybike.fr), et Motocab, qui tarifie ces deux trajets à 50 et 70 euros (www.motocab.com) alors que Moto Jet affiche 55 et 70 euros (www.moto-jet.com). De son côté, Citybird dispose d'une flotte de 10 maxi-scooters, des Suzuki Burgman 650 et annonce le trajet Paris- Orly à 45 euros et le Paris-Roissy à 55 euros avec un surcoût de 5 euros de 7 heures à 10 heures et de 17 heures à 22 heures en semaine (www.city-bird.com). Des Burgman, toujours, mais en 400 cm3 pour Scoot Express, qui applique les mêmes à peu près les mêmes tarifs pour Roissy (50 euros) et Orly (45 euros) (www.scoot-express.com).

Mot clés : euro |

Ludovic Bischoff