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Les multifonctions pour traiter les petits volumes

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Le principe d'une imprimante multifonction ? Une seule machine qui installée en réseau sert à la fois d'imprimante, de fax, de scanner à l'ensemble d'un groupe d'utilisateurs. Selon Pascal Handy, responsable marketing et business d'Epson France, si les modèles jet d'encre restent principalement cantonnés au marché des particuliers, les multifonctions laser trouvent naturellement leur place dans les entreprises. Epson France table d'ailleurs sur une forte croissance de ces appareils laser couleur, car le marché du noir et blanc arrive à maturité. Reste à savoir à quelle clientèle s'adressent ces “couteaux suisses” de l'impression. Aux petites entreprises, dans un premier temps. En effet, ces trois-en-un permettent, avec un investissement réduit, d'imprimer les documents bureautiques classiques mais également de réaliser quelques titres commerciaux. Toutefois, ils ne peuvent pas tout faire. « Les multifonctions répondent aux besoins des organisations où le matériel est mis en commun entre différents collaborateurs et pour des usages généralistes : bureautique classique et documents commerciaux en faible volume, explique Gérard Bouhanna, directeur commercial et marketing d'Oki Systèmes SA. Mais pour traiter de grandes quantités, il faut des scanners plus puissants avec des résolutions plus performantes. » Un avis partagé par Laurent Pieri, chef de produits chez Samsung. Celui-ci considère que le recours à une multifonction se doit d'être « une solution pour traiter quelques flux en interne, et notamment pour réaliser des mailings très personnalisés tout en disposant d'un outil polyvalent ». Mais, en fait, son utilisation s'arrête là. A noter que multifonction égale polyvalence, qualité convenable et investissement léger.

Des matériels moyen de gamme

Dans la jungle de ces offres, il est préférable de laisser de côté les produits “personnels”, c'est-à-dire les petites machines de bureau d'entrée de gamme, séduisantes par leurs tarifs mais pas assez rapides (4 ou 5 ppm de vitesse seulement) pour réaliser l'impression de vos mailings. Mieux vaut s'orienter vers des machines plus haut de gamme. L'imprimante laser couleur multifonction de Konica-Minolta, 3300 Color Copier, commercialisée à partir de 3 595 euros HT, présente une alternative intéressante puisqu'elle a une vitesse de 24 ppm. Un cran au-dessus, les modèles de type copieur répondent davantage aux besoins des vépécistes. HP, par exemple, commercialise le 9500 mfp (12 900 euros HT) qui permet de traiter 8 000 à 10 000 pages par mois. « Cet appareil bénéficie de tous les accessoires nécessaires à la finition des mailings : plieuse, tri, double-piquage, agrafeuse, bouclette », analyse Fabien Da Col. Les multifonctions laser couleur construites aujourd'hui n'ont donc rien à envier aux imprimantes bureautiques, puisqu'elles sont souvent conçues à partir du même moteur. C'est le cas de l'iRC2620 produit par Canon (à partir de 14 700 euros HT), créée sur la base du modèle du même nom – qui coûte 13 000 euros HT en version imprimante seule – auquel ont été ajoutés les modules scanner, copieur, fax. « Cette machine, qui présente pourtant des fonctions spéciales particulièrement attractives comme la création d'onglets, d'intercalaires, de brochures reliées... n'est pas suffisamment sophistiquée pour les applications graphiques les plus pointues, regrette Céline Brzezenski, responsable adjointe marketing de Canon. Nous conseillons plutôt à nos clients la gamme CLC. » Elle suffira néanmoins pour confectionner des mailings en interne, en collaboration avec des collègues sur les supports Word ou pdf habituels, puis pour les imprimer et les façonner sur place. Autre point fort des multifonctions : la convivialité et la simplicité d'utilisation. Comme Canon, Lexmark propose, avec le X762 (8 434 euros HT), un module intégré de scanner doté d'un écran tactile. Pour Michaël Jung, chef de produit laser et multifonction de la marque, « l'écran tactile en couleur donne un aspect convivial au produit ; l'utilisateur peut également personnaliser l'interface en créant des icônes supplémentaires pour appeler une application, et au final imprimer à la demande en haute définition des fichiers contenus dans le PC ».

Des modèles évolutifs

Les appareils les plus récents présentent en plus l'avantage de pouvoir évoluer facilement. C'est ainsi le cas de la C 350 de Konica-Minolta – 22 ppm en couleur au format A4 vendu à partir de 14 410 euros HT – conçue à l'origine pour une activité bureautique. Elle peut, en effet, recevoir un processeur plus puissant. Mais dans sa version standard, il n'est en fait capable de lire que des fichiers issus des applications Word, Excel, ou en format pdf. En tous cas, pas ceux plus lourds créés avec des logiciels de graphisme. Il permet dans ces conditions de traiter 30 000 copies par mois avec des pics allant jusqu'à 50 000 pages. « Nous pouvons aussi lui ajouter des modules de finition à la sortie », remarque Guillaume Jacques, chef de marché chez Konica-Minolta. L'appareil traite ainsi les formats A4 et A3 plus qu'il est possible de plier ou de massicoter, et tolère des papiers de 160 grammes dédiés aux mailings haut de gamme. Un peu plus cher – 18 126 euros HT –, le modèle CF 3102 de la même marque est aussi plus performant : il affiche en effet une vitesse de production de 31 ppm en couleur pour un volume moyen de 35 000 imprimés par mois et peut atteindre un maximum de 60 000. Mais la polyvalence de ces modèles a ses limites. Au-delà de ces volumes, il faut donc se tourner vers du véritable matériel professionnel. Ainsi, en haut de gamme, HP commercialise le Color 9850 mfp entre 50 000 et 80 000 euros, pour qui veut intégrer l'ensemble des travaux d'impression dans son entreprise. Un investissement rédhibitoire ? Pas forcément. « Plus on monte en gamme, commente Jérôme Avisseau, directeur des ventes Services et Solutions de HP, et plus les coûts d'exploitation diminuent. » La facture peut apparaître salée, mais l'appareil est performant (il peut imprimer 50 pages par minute) et traiter des volumes atteignant les 80 000 pages par mois. Avec ce genre de multifonctions, les VADistes entrent dans une autre dimension et n'externalisent plus leurs travaux. n

Évolution

Créer des mailings dynamiques Les imprimantes multifonctions s'utilisent aussi avec des logiciels susceptibles d'améliorer et de diversifier leurs performances. C'est le cas des solutions dédiées à ce que l'on appelle les “mailings déportés” ou “dynamiques”. De quoi s'agit-il ? De permettre à vos équipes de travailler sur un support identique, mais en y ajoutant les éléments personnalisés (images, graphiques, textes) correspondant aux clients dont ils gèrent le compte. Avec “Newleaf”, Konica-Minolta propose, pour 3 080 euros HT, une fonction de mailing dynamique, relié à la base de données de l'entreprise. La solution logicielle globale de Lexmark (1 480 euros pour trois modules) permet également de rendre l'appareil intelligent pour pratiquer du mailing déporté.