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L'An 1 du e-commerce

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L'e-commerce a connu sa plus belle année en 2004. Les ventes en ligne ont progressé de 58 % au premier semestre et devraient franchir la barre symbolique des 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires à la fin de l'année, selon la Fevad. Les Français s'équipent en connections Internet à haut débit et n'hésitent plus à laisser leur numéro de carte bancaire sur un site marchand. Les cyberacheteurs sont de plus en plus nombreux – presque un quart des Français ont acheté en ligne en 2004, contre 4 % quatre ans plus tôt – et les clients du Net se recrutent désormais dans toutes les couches de la population, chez les urbains comme chez les ruraux. Bref, l'e-commerce booste l'ensemble du secteur de la vente à distance. Mais attention, cette peinture idyllique est en fait un trompe-l'œil. Car la vente de biens et de services sur Internet n'en est encore qu'à ses balbutiements. En dehors du triptyque “produits culturels, high-tech et tourisme”, il faut bien reconnaître que c'est morne plaine. Derrière les quelques poids lourds qui portent haut l'étendard de la vente en ligne, on cherche toujours les légions d'e-marchands proposant une offre aussi diversifiée que celle des VADistes traditionnels, en B to B comme en B to C. L'euphorie suscitée par l'e-commerce ne doit donc pas faire oublier le socle de la VAD française, constitué d'une myriade d'acteurs qui utilisent encore majoritairement le catalogue pour vendre une incroyable diversité de produits. Des VADistes, encore une différence notable avec les e-marchands, qui sont généralement rentables ! La vente en ligne a peut-être connu son An 1 en 2004, mais l'histoire ne s'écrit pas en une année…

Mot clés : E-commerce | Vente

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Ludovic Bischoff, rédacteur en chef adjoint