Par Gaëlle JOUANNE, 19/04/2010
Manque de candidats, profils inadaptés, l'embauche n'est pas chose aisée pour les PME. Conserver ses talents non plus. Voici le détail de l'enquête qui pointe ces difficultés.
Les difficultés de recrutement demeurent pour les PME. C'est ce qui ressort de l'enquête* du centre régional d’observation du commerce de l’industrie et des services (CROCIS) de la chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP). Cette étude a été rendue publique le 13 avril dans le cadre du Printemps de l’entreprise et du commerce qui se déroule du 20 mars au 21 juin.
Pénurie de candidats et inadéquation des profils
75% des PME interrogées ont cherché à recruter sur les 12 derniers mois. Mais, paradoxe en période de crise, parmi ces PME, plus d’une sur deux a connu des difficultés de recrutement. Les chefs d’entreprise évoquent ainsi une pénurie de candidats, ou encore l’inadéquation des formations aux besoins de l’entreprise (difficulté accentuée pour les TPE, dont les exigences et spécialités requièrent des profils précis).
Si les entreprises choisissent prioritairement les candidats diplômés et expérimentés, elles privilégient ensuite l’expérience aux diplômes.
La fidélisation est un objectif prioritaire
80% des dirigeants désirent conserver leurs salariés, quelles que soient leurs fonctions. La durée de formation et d’adaptation d’un nouveau collaborateur est en effet jugée longue pour 41% d’entre eux.
Pour les PME, les principaux ressorts de fidélisation demeurent les conditions de travail, la rémunération, la qualité des relations entre salariés et direction, et la politique de formation.
Cependant, 84% des chefs d’entreprise expriment leur difficulté à fidéliser les équipes. Près d’un dirigeant sur deux souhaiterait, sans toujours le pouvoir, proposer des rémunérations supérieures à ses salariés et insiste, surtout dans les entreprises de taille moyenne, sur l’importance de pouvoir offrir des évolutions de carrière au sein de l’entreprise. Ainsi, 70% des moyennes entreprises ont mis en place un système de rémunération attractif.
*Enquête réalisée du 8 au 12 mars auprès d’un échantillon de 300 PME franciliennes.
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Commentaires des lecteurs (4)
Réponse de Mego le 24/04/2010
n'êtes vous pas discriminant dans votre approche
Je m'étonne que vous n'arriviez pas à recruter....avez vous un bon cabinet de recrutement ou n'êtes vous pas de ceux qui disent, pas trop cher, mais très expérimenté, jeune et dynamique... et prêt à tout :)
Le 22/04/2010 dappartapart.com à écrit :
oui tout a fait, on a du mal à trouver
bonjour,
oui, tout a fait, d'un cote il y a 5 000 000 de chômeurs et de l'autre (nous entreprise) on ne trouve personne. Triste constat tout de même non ?
il n y aurait t-il pas un problème plus profond ??
l'envie de bosser tout de même , dans une société ou le social est roi ?
ou entre les minimas et le smic il y a aucun écart .
A méditer
(perso, nous recherchons depuis 2 ans 100 commerciaux avec 0 retours? à qui la faute ?
aux écoles qui promettent mont et merveille a leurs étudiants !!! ou simplement un manque de professionnalisme de leur part, qui devant la réalité du poste préfère se la couler douce
cordialement
emmanuel de lera
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Ellisabeth - 22/04/2010
cauchemar
« L'intensité de la crise valorise fortement l'expérience » sur les Echos ce matin et ce soir sur Chefdentreprise.com, les Pme ont du mal à recruter ! C'est un véritable cauchemar pour tous ceux qui cherchent du travail. Une partie de cache-cache entre les recruteurs et les chômeurs.
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Elisabeth - 22/04/2010
Manque de candidats, profils inadaptés !!!
« L'intensité de la crise valorise fortement l'expérience »
Les cadres confirmés semblent s'en sortir mieux que les plus jeunes, notamment dans les intentions de recrutement. Comment l'expliquez-vous ?
L'ampleur de la « désaffection » pour les jeunes diplômés n'a jamais été aussi grande. Ainsi, seules 29 % des entreprises interrogées par l'Apec déclarent avoir l'intention de recruter au moins un cadre jeune diplômé. Elles étaient 37 % il y a deux ans à la même époque. Mais dans le même temps, la crise a permis de mettre à jour un phénomène nouveau : l'intérêt pour celles et ceux qui ont une longue expérience professionnelle. A titre d'illustration, 32 % des entreprises ont l'intention d'embaucher au moins un cadre ayant plus de vingt ans d'expérience au deuxième trimestre 2010 ! Et 50 % d'entre elles de dix à vingt ans d'expérience. L'intensité de la crise semble donc valoriser fortement l'expérience. Dans le même temps, la situation des jeunes diplômés risque de devenir problématique, comme le montre une note récemment publiée par l'OCDE. Je ne suis pas du tout d'accord avec cet article. Les PME sont le 1er bassin d'emplois des seniors et les seules à reconnaître leur valeur et ils sont pléthore à être opérationnels immédiatement.
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dappartapart.com - 22/04/2010
oui tout a fait, on a du mal à trouver
bonjour,
oui, tout a fait, d'un cote il y a 5 000 000 de chômeurs et de l'autre (nous entreprise) on ne trouve personne. Triste constat tout de même non ?
il n y aurait t-il pas un problème plus profond ??
l'envie de bosser tout de même , dans une société ou le social est roi ?
ou entre les minimas et le smic il y a aucun écart .
A méditer
(perso, nous recherchons depuis 2 ans 100 commerciaux avec 0 retours? à qui la faute ?
aux écoles qui promettent mont et merveille a leurs étudiants !!! ou simplement un manque de professionnalisme de leur part, qui devant la réalité du poste préfère se la couler douce
cordialement
emmanuel de lera
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