Par Jean-Pierre Arnaud, président national des
Dirigeants commerciaux de France, 26/11/2008
À l'heure des tremblements économiques, le président des DCF propose un nouvel axe de développement pour les entreprises : le financement bancaire des forces de vente.

Les dirigeants commerciaux sont des acteurs de l’entreprise par nature optimistes. La crise qui touche l’ensemble de l’activité économique ne doit pas être un frein au développement, à la conquête de nouveaux clients, mais un facteur de création commerciale. Il ne s’agit pas d’adopter une attitude béate, mais d’être une force de propositions, de solutions, pour aider les entreprises à passer cette période difficile.
Les stratégies commerciales offensives passent, bien sûr, par la formation accélérée des commerciaux et de leurs dirigeants, mais aussi par l’accroissement des forces de vente pour les grandes entreprises, ou l’embauche de commerciaux pour les plus petites.
Les investissements habituels de l’entreprise, immobiliers ou de production, bénéficient généralement d’aides de la part du système bancaire, voire d’aides fiscales ou de l’État. S’il existe en France des réductions d’impôts pour les investissements industriels, qu’en est-il pour le développement des forces de vente d’une entreprise ? De quels moyens dispose une PME pour développer ses flottes commerciales ? Elle est aujourd’hui seule. Dans un pays en crise, l’une des premières mesures doit être de favoriser une fonction commerciale innovante et créatrice de richesse. Il s’agit, dès lors, de considérer les forces de vente non pas comme une charge, mais bien comme d’un investissement rentable à court et moyen termes.
Inciter les actions vers les moteurs des entreprises devient crucial. Public et privé semblent timorés dès lors qu’il s’agit de financer l’immatériel des entreprises. Cet abandon est généralement lié à une méconnaissance de ces nouveaux jobs. Les métiers du e-commerce, nés il y a moins de dix ans, en sont un parfait exemple. Nous, les Dirigeants commerciaux de France (DCF), demandons alors de manière très claire aux pouvoirs publics, mais aussi à l’ensemble des banques, de s’engager dans l’aide au financement des forces marketing vente, car celles-ci sont sans aucun doute, dans cette période de crise, les seules à préserver ou à créer de la valeur. Il ne s’agit aucunement d’aide, mais bien d’une logique d’investissement normal d’une entreprise, avec retour sur investissement. Car un acte de vente, un contrat signé, c’est un déclencheur de développement économique, d’embauches, d’activité, de création de richesse.
Les banques doivent prêter pour les commerciaux ! Créer une ligne de crédit pour le développement des forces de vente serait logique et sain. Un véritable accompagnement.
D’aucun nomme cette action “financement de projets”. Nous revendiquons très fort les investissements envers les PME. Si elles sont financièrement plus fragiles, elles possèdent une souplesse, une rapidité d’adaptation et de développement considérables.
Les institutionnels comme les banques doivent être des partenaires solides sur lesquels elles puissent s’appuyer. Dans les périodes troublées que nous vivons, il serait suicidaire de ne pas venir en aide aux entreprises, qui sont la meilleure réponse à la débâcle financière.
Vous, chefs d’entreprise, directeurs commerciaux, qui partagez notre analyse, signalez-vous sur notre site www.dcf-france.fr. Je m’engage avec les DCF, à porter cette initiative auprès de l’Association française des banques et du ministère de l’Économie et des Finances.
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Commentaires des lecteurs (2)
Darignac - 07/12/2008
excellente idée
Enfin une vraie proposition qui met sur le même plan l'investissement de la production et l'investissement commercial. Il est possible de produire, mais il faudra toujours vendre. Ce genre de proposition permettrait de rééquilibrer l'allocation des ressources bancaires. Les banques sauront-elles saisir cette opportunité ?
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MD - 05/12/2008
j'investis dans une force de vente
cout avant retour sur investissement 220 k€
visite a la banque et ecoute avec beaucoup d'intérêt, réponse : "les perspectives sont très intéressantes mais n'allez vous pas affaiblir votre fond de roulement".
pas un seul instant mon interlocuteur a envisagé un financement
IL EST URGENT DE FAIRE ÉVOLUER LES MENTALITÉS
ce nouvel outil est complémentaire à mon outil de production
ALORS AIDONS-LE A LE FINANCER ne conservons pas ce frein au développement
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