Par François Deschamps, 29/03/2011
Une directive européenne votée le 24 mars visant à renforcer les droits des consommateurs, pourrait obliger les e-commerçants à prendre des dispositions contraignantes pour leur activité. Les réactions de François Momboisse, président de la Fevad et de Robert Rochefort, député européen.
Réaction de François Momboisse, président de la Fevad

Qu’implique la nouvelle directive votée par le Parlement européen, pour les e-commerçants ?
Elle implique avant tout des coûts énormes pour les cybermarchands, menaçant les plus fragiles. La plus coûteuse des mesures est sans aucun doute le droit de rétractation pour le consommateur qui devrait s’élever à 28 jours, contre 7 aujourd’hui. Vous rendez-vous compte qu’un internaute pourrait s’acheter un écran plat le temps d’un événement sportif, par exemple, et le renvoyer à l’e-commerçant près d’un mois après ? Tout cela gratuitement. Car une autre mesure vise à obliger le site marchand à rembourser à l’acheteur les frais de retour pour tout produit acheté d'une valeur supérieure à 40 euros. En Allemagne, où tous les e-commerçants sont déjà contraints de prendre à leur charge ces frais, les taux de retours sont deux à trois fois plus élevés qu’en France. Enfin, la Commission européenne voudrait obliger les e-commerçants à livrer leurs clients quel que soit le pays où ils se trouvent et à supporter intégralement le coût du transport. Mais cette dernière mesure n’a vraiment que peu de chance de passer.
Que préconisez-vous ?
Nous pensons que si l’idée globale du texte est d’harmoniser le e-commerce en Europe, dans le détail, cela implique trop de complexité pour les e-commerçants, et des coûts trop importants notamment pour les PME. Aussi, les cybermarchands doivent être libres de choisir les services rendus à leurs clients, s'ils supportent ou non, par exemple, les frais de retour. Si c’est une pratique assez répandue sur les sites de chaussures, pour d’autres secteurs, un tel service serait trop couteux à supporter.
De quels moyens disposez-vous pour faire entendre votre voix ?
Les gouvernements des pays concernés doivent absolument bloquer l’adoption de ces mesures. Il faut rouvrir les discussions avec les parlementaires. Pour cela, nous avons écrit une lettre destinée à Mme Lagarde, Mrs Besson, Lefebvre et Wauquiez pour rouvrir le dossier. Nous avons échangé avec nos homologues anglais de l’Interactive Media in Retail Group (IMRG), qui sont également farouchement opposés à la directive. Et les e-commerçants, surtout des PME, se sont mobilisés en signant une pétition.
La réaction de Robert Rochefort, député européen, rapporteur de la directive pour les centristes, ex-directeur général du Credoc.

Comment a été élaborée la directive ?
C’est l’aboutissement d’un travail collectif des groupes politiques présents, sur lequel il fallait un vote unanime pour que la directive soit acceptée. Il y a des points de la directive pour lesquels je me suis plus particulièrement battu comme le fait qu’elle se concentre sur le secteur de l’e-commerce, au risque de ne pas me faire des amis.
Elle concerne en effet d’autres secteurs d’activités comme le commerce traditionnel, pourquoi avoir insisté sur le commerce en ligne?
C’est un secteur en explosion, qui possède, en outre, un potentiel de développement encore considérable, et en particulier pour les échanges transfrontaliers. Son avenir n’est donc pas menacé. En revanche comme c’est un type de commerce nouveau, il se structure encore. Il fallait donc renforcer le droit des consommateurs pour protéger ces derniers encore plus. L’idée c’est aussi d’harmoniser le droit des consommateurs partout en Europe. Aujourd’hui il existe 27 droits des consommateurs, et lorsqu’on voit la complexité de celui qui est appliqué en France… Par ailleurs, lorsqu’un site marchand envoie un produit à un acheteur installé dans un autre pays européen, c’est le droit du pays ou l’acheteur se trouve qui s’applique. Le site marchand a donc tout intérêt à maitriser le droit des consommateurs du pays concerné. Ce qui me paraît peu probable pour la majorité des e-commerçants et surtout les petits. Car les plus importants ont les moyens de se payer de bons avocats en cas de problème.
Connaissiez-vous les craintes du secteur quant au contenu de la directive?
Certaines, oui, et j’ai eu l’occasion d’échanger avec Marc Lolivier (NDLR : délégué général de la Fevad), peu de temps avant le vote de la directive. Suite à son intervention, j’ai fait passer in extremis un amendement qui concerne un point précis de la directive : le remboursement des marchandises achetées par un internaute à un site marchand, dans le cadre du délai de rétractation. Grâce à cet amendement, les e-commerçants peuvent attendre la preuve que l’acheteur a bien renvoyé le produit avant de procéder à son remboursement.
La directive prévoit de doubler le délai de rétractation et d’imposer au e-commerçant la prise en charge des frais de retours des produits dont la valeur excède 40 euros. Pouvez-vous concevoir que cela représente un budget trop conséquent pour certains sites marchands notamment les plus petits ?
Cela me paraît complètement aberrant, car si vous êtes un site marchand et que vous vendez des produits de qualité, il n’y a aucune raison que les produits soient retournés. Ou alors, les e-commerçants considèrent que les consommateurs vont abuser de ce droit, et dans ce cas, cela reviendrait à dire que les consommateurs sont tous des escrocs, et même s’il en existe, je refuse de croire à cela. Concernant le délai de rétractation qui passe de 7 à 14 jours, nous avons privilégié le modèle allemand qui applique déjà ce délai. Je pense que les consommateurs allemands n’auraient pas apprécié de voir leur délai de rétractation être réduit de moitié. En outre, l’Allemagne représente 20 % de la population européenne et un important pouvoir d’achat à ne pas négliger. Maintenant, rien n’est figé dans cette directive, nous verrons ce qu’il restera au final, et le point d’équilibre sera peut-être différent de ce qui est proposé aujourd’hui. Cette directive est certes un coup de pied dans la fourmilière, mais je pense aussi que les grandes entreprises de vente à distance se cachent derrière les petits, et notamment les PME, pour défendre leurs propres intérêts.
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Commentaires des lecteurs (23)
Emarchand02 - 18/05/2011
Mais quel c...
Encore une idée de loi que vous pouvez vous carrez dans le C...
Toutes les lois proposés ces dernières années sont ANTI-INTERNET.
Parlementaires, vous ne savez pas gérez le bon développement de la consommation internet. Vous voulez aider le développement du e-commerce? Il n'a pas besoin de vous, le marché de l'internet augmente naturellement avec les nouvelles générations. Vos lois sont déjà has been avant même d'avoir été voté.
Nous trouverons des parades à vos obligations foireuses et fumeuses.
Comme hadopi. On s'en fout !! On ne la respectera pas ! Et continuez à agir contre internet c'est lutter contre l'avenir et le progrès !
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bon sens - 26/04/2011
bon sens
Pour en avoir, du bon sens, créez un commerce et vous verrez que les conneries que vous proposez sont anti-commerciales ! (il a jamais fait de commerce ce gars là !)
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someone- - 25/04/2011
tout commerce
Il n'y a pas de raison de s'attaquer seulement au e-commerce, dans ce cas, par souci d'égalité, il faut aussi obliger tous les commerçants, gros et petits, à reprendre leur marchandise jusqu'à un mois après la date d'achat, plus un petit cadeau de compensation pour dédommager le client de son insatisfaction...
pour protéger les gentils consommateurs contre les vilains commerçants !
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Franck - 04/04/2011
Ral le bol.
Ça commence a bien faire , il y a déjà des contrats pour les grosses enseignes qui empêche les petits de vendre des produits , maintenant on veut tuer les petites sociétés , qu'on se barre de cette Europe , protéger le client c'est bien beau mais la ça annonce la fermeture de pas mal d'entreprises , des clients malhonnêtes il y en a beaucoup faut pas croire , puis là ça va inciter certaines personnes a en profiter , ça dégoûte.
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eclient - 03/04/2011
ben voyons !
si j'ai bien compris toutes vos explications, c'est donc le con-sommateur qui doit payer pour les arnaques . . .
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Sedetsu - 03/04/2011
Et en amerique..?
Je voudrais savoir comment ça marche??
Quel est le temps exact pour pouvoir retourner l'article ? Et si il est supérieur à 2 semaines, comment fait-on ?
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16D - 01/04/2011
C'est honteux !!
Le pire dans tout ça, c'est que pour pondre ce genre de directive, nos chers députés sont grassement payés...
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lala - 01/04/2011
Adieu les nouveaux et petits E-commerçants !
Encore un frein au développement naturel de la concurrence, cette directive va permettre de renforcer les très grands sites internet, qui ont la capacité de mettre en place une telle directive.
En effet je suis d'accord qu'il faut protéger les consommateurs, seulement aujourd'hui ce sont les sites sérieux qui en payent le prix fort. Les consommateurs se feront avoir comme avant sur des sites frauduleux, par contre on verra mourir un ensemble de petits entrepreneurs du E-commerce. Si une directive comme ceci passe, je me poserai la question de continuer mon activité.
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Réponse de Cristal le 01/04/2011
Vous avez entièrement raison
Pour preuve, j'offre les frais de port pour toute commande supérieures à 70€.
Et bien, il arrivait souvent que certains commandent plusieurs articles pour dépasser les 70€, gardent l'article qu'ils voulaient au départ et retournent les autres en demandant le remboursement. Du coup ils avaient commandé pour moins de 70€ avec frais de port gratuit.
Et ce n'était question de mauvaise qualité des produits, car ceux ci se vendent à d'autres clients sans aucun souci.
Ayant compris leurs magouilles, quand ce sont de nouveaux clients, et que mes frais de port sont forfaitaires, désormais quand je me retrouve devant ce cas, je les rembourse en réintégrant les frais de port. Je leur explique que vu que leur commande ne dépasse plus les 70€ correspondant à la gratuité du port, celui ci leur est facturé.
Et bizarrement, jamais de réclamation, ils ont bien compris que j'avais démasqué leur façon de profiter du système.
Mr Rochefort doit vivre dans un monde de bisounours...
Le 31/03/2011 JeromeM à écrit :
Navrant ...
"Cela me paraît complètement aberrant, car si vous êtes un site marchand et que vous vendez des produits de qualité, il n'y a aucune raison que les produits soient retournés." ... Je crains que Mr Rochefort n'y connaisse rien en matière de comportement du client en e-commerce en général et sur les taux de retour en particulier ....
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emery - 01/04/2011
Sortons vite de l'Europe !
Je suis dans l'e-commerce depuis 1995 et cette directive m'e-exaspère.
INTERNET = LIBERTE
LIBERTE = CHOIX
CHOIX = DIVERSITE
Les consommateurs sont LIBRES de ne pas acheter sur internet si les CGV ne leur conviennent pas. INTERNET offre le retour, pas le magasin.
INTERNET offre la sécurité du paiement, pas le magasin (qui relève manuellement votre numéro de CB).
INTERNET offre le choix de comparer bien mieux que le magasin.
Questions :
- combien et quels e-commerçants avez-vous interrogés et êtes vous aller voir pour pondre une directive unanimement reconnu par les professionnels comme absurde, inapplicable et très loin des préoccupations réelles de nos e-clients ?
- a quoi sert la fevad si c'est pour laisser passer ce genre d'absurdité bureaucratique ?
- Pensez-vous une minute qu'un e-commercant n'a pas la volonté de satisfaire ses clients pourtant de plus en plus exigeants ?
- Pensez-vous une minute qu'un e-commercant n'a pas intérêt à offrir plus de service pour se démarquer de ses concurrents et qu'INTERNET n'est pas un segment assez concurrentiel ?
Aux bureaucrates : votre e-reputation vient d'en prendre un sacré coup et bientôt, le coup de pied, c'est dans votre fourmilière qu'on va le mettre. Car INTERNET est certainement une menace pour votre médiocratie.
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Guillaume - 31/03/2011
Le client est libre
Les clients ne sont-ils pas libres d'acheter ou non ? Les règles de base du commerce sont de satisfaire nos clients afin de les fidéliser et développer une bonne réputation. Personne ne les force à acheter sur internet...
Sous prétexte de défendre attention de ne pas jouer aux apprentis sorciers.
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EffCi - 31/03/2011
Après réflexion
Après réflexion et une étude minutieuse de mon calendrier, j'en ai conclu que nous n'étions pas le premier avril.
Dommage cela aurait pu me faire rire !
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Jean-François Detout - 31/03/2011
N'importe quoi
Passer de 7 jours à 14 jours, à la rigueur... Mais le coup du remboursement sans conditions jusqu'à un mois après l'achat, je dis "non"
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olivierb ()2 - 31/03/2011
(3) Petits travaux pratiques
Monsieur le député, pour compléter mon précédent commentaire, je vous propose les 3 petits exercices suivants :
1) Je vends à un consommateur Polonais 3 chemises à 40 euros, plus 30 euros de frais de port...
Le client après avoir essayé les chemises décide de garder celle qui lui va (il n'est pas un escroc, il utilise juste ce que lui permet la loi et ma foi, il aurait bien tort de se priver) et me retourne les 2 autres à mes frais pour 30 euros... Avec une marge de 30% calculez le montant de la perte une fois le remboursement effectué...
2) Du coup, je ne souhaite plus vendre aux consommateurs polonais. Mais la loi m'y oblige. Je fixe alors le montant de frais de port forfaitaires pour une livraison en Pologne à 12690 euros. Combien de consommateurs polonais avanceront-ils les frais pour commander chez moi ?
3) Je suis un gros e-commerçant avec de gros moyens, embêté par un plus petit e-commerçant qui pratique des prix trop bas à mon goût... Je fais passer une petite cinquantaine de commandes chaque semaine depuis divers pays européen et, invariablement, les colis sont retournés aux frais de mon concurrent. Question : combien de temps va tenir mon concurrent avant de baisser le rideau ?
En conclusion : sommes-nous bien avancés ? Avons nous favorisé l'exercice d'un e-commerce transfrontalier ?
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JeromeM - 31/03/2011
Navrant ...
"Cela me paraît complètement aberrant, car si vous êtes un site marchand et que vous vendez des produits de qualité, il n'y a aucune raison que les produits soient retournés." ... Je crains que Mr Rochefort n'y connaisse rien en matière de comportement du client en e-commerce en général et sur les taux de retour en particulier ....
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Olivierb - 31/03/2011
L'ignorance est mère de bétise
Monsieur le député, le e-commerce est en effet un secteur en explosion qui crée des emplois tout en n'ayant pas encore atteint la rentabilité et la maturité. Nul doute que vous parviendrez par ignorance à en faire un secteur en implosion...
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ukoo - 31/03/2011
Quand la machine européenne déraille...
Le conseil de l'Europe n'aurait il pas d'autres chats à fouetter?
Une politique bien malheureuse et incompréhensible quand on sait que le e-commerce est un des secteur qui maintient bon nombre des états membres la tête hors de l'eau.
Idée navrante...
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market - 31/03/2011
Et le transport?
Ceux qui ont réfléchi à la place de e-commerçants se sont-ils penchés ne serait-ce qu'une seule minute sur le problème du transport? Si on regarde les services postaux, par exemple, qui représentent d'ailleurs un mode de livraison privilégié pour de très nombreux e-commerçants, on peut se rendre compte des problèmes que peut engendrer la livraison d'un produit d'un pays à l'autre : délais de livraison avoisinant parfois les 15 jours, suivi quasi impossible, et ne parlons pas des litiges qui trainent plusieurs mois, pour au final n'avoir qu'une petite partie de la marchandise remboursée. Avant de parler d'harmonisation des e-commerçants dans l'Union européenne, ne devrions-nous pas parler d'harmonisation de la livraison?
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French Place - 31/03/2011
Tuer le développement d'un secteur créateur d'emplois
Je vois 3 conséquences majeures à ce type de décision :
- La prime aux acteurs majeurs de l'e-commerce qui ont les moyens financiers d'absorber de nouvelles charges exceptionnelles, et par ricochet, l'accélération d'une concentration, au final défavorable au consommateur
- Un impact négatif sur l'emploi: Les PME comme la mienne devront concentrer leurs efforts financiers sur la gestion de ces nouvelles charges au détriment d'embauches nécessaire au développement
- La remise en question des marketplace :
Pour la plupart, elles n'achètent pas leurs stocks et ne pilotent donc pas le prix de vente final. Elles ne peuvent agir que sur les taux de commissions, difficilement ajustables dans un secteur de plus en plus concurrentiel, sauf pour les gros...
Conclusion :
beau lobbying des majors du e-commerce, pure actions politicienne, mauvais pour l'emploi et l'économie, rien qui ne ressemble à des exigences des consommateurs qui n'ont pas l'air de bouder le e-commerce...
Bravo !
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iliass - 31/03/2011
c'est scandaleux
Je gère un site de vente en ligne d'une petite PME Belge, dernièrement, on a reçu une commande d'un client d'une valeur de 100euro, et les frais de port s'élevaient à 50euro, car le client venait de la nouvelle Calédonie, donc si après un mois il décide de renvoyer sa commande, c'est à dire non seulement on va devoir le rembourser, mais en plus payer les frais de retour, ce qui fait 100euro de perte, sachant que le colis à la base allait rapporter 20euro de bénéfice net, donc un client comme ça, pour rattraper la perte engendré par son action, il faut faire 5 ventes de la même somme!!
Avec des lois pareilles, il y aura plein de profiteurs qui vont utiliser ça de façon mal honnête, par exemple, acheter un Iphone4, l'utiliser un mois, puis aller sur un autre site, prendre un HTC desire HD, renvoyer l'iPhone…. Et ainsi de suite, comme ça il auront toujours le top de la technologie, et ils changent de Gsm chaque mois, et tout ça gratuitement !!!
Mais ce qui est sûr, c'est que des directive pareil, on sait pour qui elles sont destinées, a ceux qui essaient de se faire une part du marché parmi les grands, et ça, ça les dérange, car en général c'est avec des services que les plus puissant ne font pas , que les petit nouveaux se font une place sur le marché et commencent a gagner des clients, ce qui pousse par la suite les plus puissant à faire pareil pour récupérer ces clients, mais ça leur cause des augmentation des frais, et des diminutions des prix, donc moins de gains par articles, ce qui les arrangent pas trop.
Protéger les consommateurs, non, vous n'allez pas me faire gober ça. Faut arrêtez de nous prendre pour des cons.
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eyrin69 - 30/03/2011
Génial, on peut faire pareil pour le dur ?
Il faudrait faire pareil pour le commerce en boutique physique...
On ramène le produit et on se fait rembourser par le commerçant, les frais d'essence payés pour aller acheter le produit et les frais d'essence et de péage occasionnés par le retour du produit.
Vu le prix de l'essence, quand on habite à Lille on aurai ainsi intérêt à faire ses courses du coté de Nice.... Bonus on se fait payer ses vacances.
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rasant - 30/03/2011
Navrant
Voyez ce cher député. Il s'amuse à donner un coup de pied dans la fourmilière!! pour voir!! et tant pis s'il sait pertinemment que ceci est un désastre pour les petits commerçants. Mais dans le confort d'un fauteuil bruxellois!! Monsieur le député, le e-commerce se développe sans vous, n'y touchez pas.
Et puis vous vous trompez. Il n'y a aucun avenir dans le développement du e-commerce transfrontalier. Les gros acteurs préfèrent s'implanter localement. Les petits en font marginalement, et cela le restera. Et puis oui, il existe de nombreux abus du coté des consommateurs. Et oui, les e-commerçants soignent leurs clients, c'est comme cela qu'on les fidélise. Enfin, toutes ces mesures sont complétement discriminatoires, car elles pénalisent le e-commerce au détriment des autres formes de commerce. Pour me résumer, une réforme théorique, bête, faite par des fonctionnaires et technocrates qui connaissent mal le "e" et le "commerce". Donc a bloquer d'urgence.
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consty - 30/03/2011
Une Directive illogique
Il est probablement légitime,au regard de la nécessité de protéger les consommateurs, de prolonger le délai de rétractation à 14 jours au lieu de 7 précédemment appliqués en France.
Mais il me parait disproportionné et économiquement suicidaire de laisser à la charge du commerçant(qui par ailleurs supportera déjà les frais de livraison) en cas de rétractation.
Cette directive est critiquable pour deux raisons:
- d'abord, dans sa philosophie, elle risque d'encourager les commandes sans réelle volonté d'achat, dans le seul but d'utiliser un produit pendant un laps de temps de besoin et de le retourner au commerçant alors que le produit a alors perdu une partie de sa valeur marchande, le tout sans aucune mesure visant à dissuader les e-consommateurs des abus éventuels parce qu'il ne supportent finalement ni les frais de livraison, ni les frais de retour et encore moins le différentiel d'amortissement de la valeur économique du produit.
- Ensuite, elle me parait contraire au principe de la liberté d'entreprendre, la mesure qui vise à obliger un e-commerçant à livrer dans les 27 pays d'Europe alors que ses capacités ne lui permettent pas d'assumer une telle option. Au fait, quel intérêt pour une telle mesure quand on sait que si un commerçant français ne peut pas livrer en Pologne, son homologue polonais pourra bien le faire même s'il est capable lui, de livrer en France et qu'il y va de sa propre compétitivité? Allons-nous par la suite exiger au vendeur de livres historiques sur la Corse qui ne livre qu'en Corse de livrer également en Russie, Pour quel intérêt? et peut-être par la suite il sera contraint de proposer également à vendre des livres historiques sur la Tchétchénie alors que très peut de tchétchènes seraient au courant de l'existence de son espace de vente en ligne?
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