Stratégie commerciale > E-commerce
Par François DESCHAMPS, 06/12/2012
Selon une étude menée à l'échelle mondiale par le cabinet PwC, le e-commerce serait l'objet de nombreuses idées reçues. Le point sur les dix plus marquantes.
Le cabinet d'audit et de conseil PwC a publié sa seconde étude mondiale portant sur une analyse des cyber-acheteurs. Une étude qui pourrait tordre le cou à quelques idées reçues sur les comportements d'achat des cyber-consommateurs, et la manière dont il faut appréhender le e-commerce. Des a priori qui concernent les réseaux sociaux, les points de vente physiques, les tablettes et les smartphones, le profil des consommateurs, les marchés dits émergents, les enseignes nationales, les pure players, les distributeurs, et les prix bas.
Si à travers le monde, 75% des cyber-acheteurs utilisent les réseaux sociaux et 60% d'entre eux les utilisent pour interagir avec les marques, ils ne seraient en revanche que 24% à acheter en ligne via les réseaux sociaux.
Pour de nombreux produits (alimentaires, prêt-à-porter, ameublement, santé & beauté, électroménager), les web-acheteurs préfèrent encore et toujours les acquérir via les points de vente physique, plutôt que par le on-line.
En France le constat est le même, avec une large prédominance des produits alimentaires. En revanche les livres et la musique sont davantage achetés sur Internet (graphique ci-dessus).
Pour les achats réalisés en ligne, c'est l'ordinateur qui reste le support privilégié par 97% des cyber-acheteurs, contre 28% pour les terminaux mobiles.
Néanmoins, en Chine et notamment à Hong-Kong, c'est le phénomène inverse qui se produit : tablettes et smartphones sont davantage privilégiés pour réaliser les achats en ligne.
Les consommateurs des marchés dits "émergents" ont des prérogatives différentes en matière de e-commerce, par rapport à ceux des pays plus matures. Par exemple, en Russie, seulement 37% des web-acheteurs sont attirés par la gratuité des frais de port quand ils achètent sur un site e-commerce donné, contre 56% en moyenne à l'échelle mondiale.
Les acteurs multicanaux nationaux sont les leaders incontestables dans la plupart des marchés matures :
En revanche, dans la plupart des marchés émergents, certaines enseignes étrangères sont désormais bien implantées :
Ce serait même l'inverse qui se produirait puisque plus d'un web-acheteur sur trois a déjà acheté directement sur le site e-commerce d'une marque. Notamment en Chine, aux USA et en Suisse.
En réalité la qualité de service et l'innovation contribuent davantage à l'augmentation des dépenses.
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ConsulterJe suis totalement d'accord.Tout d'abord on doit observer le marché.
Paul - 15/05/2013
" Un acheteur ne vise pas nécessairement la solution la moins chère "
Très bonne interview. Je préfère le dire maintenant avant les torrents de témoignages qui vont nous expliquer que lss acheteurs sont d'horribles ...
Jeff - 14/05/2013
La rigidité managériale : facteur majeur de démotivation
L'avez vous remarqué : le management se fait de plus en plus à coup de reporting informatisé. Qu'il est (faussement)rassurant de faire remplir des ...
Ikonoklast - 06/05/2013
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Commentaires des lecteurs (1)
Annonciaweb - 11/02/2013
http://www.annonciaweb.com
Bonjour, ces idées reçues ont malheureusement la vie dure.
Je rajouterais une ou deux petites observations :
- Pour les réseaux sociaux, il ne faut pas trop miser effectivement dessus comme canaux de distribution, néanmoins être présent sur les réseaux sociaux s'avère être bon pour le référencement, et surtout permet un vecteur de communication gratuit supplémentaire pour faire connaitre son site e-commerce.
Donc selon moi, il ne faut pas s'en priver mais bien se focaliser sur le but que leur utilité, en plus de l'effet sur le référencement qu'ils produisent, est d'amener à générer du trafic en direction du site marchand et de fidéliser la clientèle.
Il en va de même selon moi pour les smartphones, où les moyens de paiement ne semblent pas encore adaptés parfaitement au mobiles (ni les ecrans / navigateurs).
Dans l'avenir, cela changera certainement, mais à l'heure actuelle, ce qui est plus fréquent est que le prospect se renseigne sur son mobile, puis finalise ses achats devant un ordinateur.
Dernier point, concernant le prix de vente des produits avec lequel je suis entièrement d'accord. Il s'agit d'un écueil pour de nombreux e-commerçants débutants. Penser que le facteur prix est l'élément le plus important. Les études le prouvent, le prospect préférera commander un produit chez un marchand qui le rassurera quitte payer un peu plus cher pour obtenir qualité et sécurité (même si c'est purement psychologique). Un prix trop bas, pourra même amener une certaine méfiance!
Bonne journée et merci encore pour cet article très pertinent.
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