Par Emilie Kovacs, 31/01/2012
Dans son étude internationale sur la "digital life", TNS Sofres révèle que près de six internautes sur dix souhaitent ne pas être envahis par la communication des marques. Les résultats indiquent que les annonceurs ne maîtrisent pas encore leur stratégie digitale, notamment sur les médias sociaux.
"Gagner et conserver ses clients devient de plus en plus compliqué", déclare Frédérique Bonhomme, directrice de projet au sein de la Digital Factory de TNS Sofres. L’institut d’études dévoile, en exclusivité pour E-marketing.fr, les principaux résultats de l’étude internationale "Digital life" (72 000 consommateurs online interrogés dans 60 pays), qu’elle présentera avec Adobe, le 2 février 2012, à Paris.
L’étude révèle que 57 % des habitants des pays développés(1) ne veulent pas s’engager vis-à-vis des marques sur les médias sociaux ; un taux qui est légèrement supérieur en France (59 %). De plus, au plan international, 47 % postent des commentaires en ligne sur les marques, alors qu’ils ne sont que 29 % en France. "Le monde du digital représente des opportunités de croissance importantes pour les marques. Cependant, choisir le mauvais canal ou simplement ajouter de la cacophonie au bruit on line risque d’aliéner les clients potentiels et d’avoir un impact sur les ventes des marques", ajoute Frédérique Bonhomme de TNS Sofres.
Selon la directrice de projet, les marques devraient éviter le "gaspillage on line" et s’atteler au digital avec plus de précautions et de précision, surtout lorsqu’elles souhaitent approfondir la relation avec leurs clients et prospects. Attention aux stratégies digitales trop globales, qui ne prendraient pas en compte les attentes et les spécificités propres à chaque client.
"De nombreuses marques ont identifié le fort potentiel d’audience sur les réseaux sociaux. Cependant, elles ne comprennent pas assez que ces espaces appartiennent aux consommateurs et que leur présence doit être proportionnée et justifiée. La clé consiste à comprendre sa cible et ses attentes. Les réseaux sociaux ne sont pas toujours les outils les plus adaptés. Si les consommateurs d’un marché donné ne veulent pas être mêlés aux discussions des marques, les annonceurs peuvent créer des plateformes en ligne dédiées, en ciblant des partenariats, par exemple", recommande Frédérique Bonhomme.
Comprendre le marché français
54 % des personnes interrogées, contre seulement 34 % des Français, admettent que les réseaux sociaux sont un bon endroit pour connaître les produits. Par ailleurs, l’étude indique que l’une des raisons principales pour s’engager dans une communauté de marque sur Internet serait de pouvoir bénéficier de promotions et d’offres spéciales. C’est le cas de 53 % des Français présents sur les médias sociaux. Concernant le contenu des commentaires, les Français sont 47 % à poster leurs conseils au sujet des marques. Enfin, globalement, les Français s’expriment plus souvent pour faire l’éloge d’une marque (43 %) que pour la critiquer (42 %).
Miser sur les marchés à forte croissance
Autre élément majeur de l’étude TNS Sofres : les marchés à forte croissance(2) apparaissent beaucoup plus ouverts aux marques sur les réseaux sociaux. Seuls 33 % des Colombiens et 37 % des Mexicains n’apprécient pas la présence des marques sur les réseaux sociaux. Sinon, 59 % des habitants des autres pays à forte croissance considèrent que les médias sociaux sont de bons endroits pour apprendre sur les marques.
Au plan international, les consommateurs des marchés à forte croissance seraient plus enclins à consacrer davantage de temps au Net et à y dépenser plus d’argent sur la Toile. C'est le cas de 48 % d'entre eux, contre 25 % pour les habitants des pays développés.
Les consommateurs en ligne sont beaucoup moins enthousiastes en France (une fois de plus !), où seulement 15 % considèrent les réseaux sociaux comme un bon endroit pour acheter des produits.
(1) Marchés développés : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Émirats Arabes Unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hong Kong, Irlande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République de Corée, République Slovaque, République Tchèque, Royaume-Uni, Singapour, Suisse, Suède, Taïwan.
(2) Marchés à forte croissance : Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Égypte, Estonie, Ghana, Hongrie, Inde, Indonésie, Kenya, Malaisie, Mexique, Maroc, Nigéria, Ouganda, Pakistan, Pérou, Philippines, Pologne, Roumanie, Russie, Tanzanie, Thaïlande, Turquie, Ukraine, Vietnam.
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19/04/2012 LANGUEDOC-ROUSSILLON
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Commentaires des lecteurs (5)
Réponse de Fabio NICCOLINI le 03/02/2012
Vision
Bonjour, je ne suis qu'étudiant mais intéressé par le thème.
Voici une vidéo https://bitly.com/ (Simon SINEK chez TED - Comment les leaders inspirent l'action). Je ne sais pas ce que vous en penserez, mais j'essaie de comprendre comment aborder la communication sous cet angle sur réseaux sociaux. Qu'en pensez-vous ?
Plusieurs lectures (livre blanc du community managementt de la Junior Entreprise YOURS par exemple), font référence à des témoignages selon lesquels des fans de marques le seraient devenus "sans goûter aux produits". Qu'est-ce qui les a motivés ?
Pour finir, NEEDLE-http://bit.ly/xim2kL- recrute des fans de marques et les paie pour conseiller et vendre les produits de ses clients. Tout ceci via chat en ligne. NEEDLE se fait ensuite payer et commissionner par les Marques pour son "ambassador sourcing" et les ventes générées.
J'ai l'impression que l'on a des gens vraiment engagés quand même. L'appât du gain, toujours à un moment ou à un autre ?
Le 01/02/2012 Vincent Bézard à écrit :
L'engagement, quel engagement ?
A défaut de la communication traditionnelle "affichage, spot TV" la communication online en y ajoutant les réseaux sociaux n'a rien à voir. Les marques veulent faire de la masse sur du personnalisé, les interactions entre la marque et les consommateurs sont extrêmement faibles, les marques à forte notoriété ne peuvent pas faire du one to one et les marques qui en ont la possibilité font la course aux fans et aux followers sans se préoccuper de la relation.
Les stratégies d'acquisition et d'interaction doivent être liées entre elles en plus d'être liées à une stratégie de communication online.
L'erreur est de mettre beaucoup de communicant et très peu de spécialiste social dans la boucle. Les marques et les communicants imposent une nouvelle la façon dont le consommateur doit ou va penser et réagir. Sauf que le consommateur à maintenant le choix de dire "oui je pense comme ça", "oui ça me plait", "oui j'aime"
Ce qui aujourd'hui n'est pas le cas, rare sont les marques qui pratiquent le one to one sur les réseaux sociaux, rare sont ceux qui prennent le temps d'analyser le comportement utilisateur avant de se lancer dans une stratégie bancale visant à faire du viral plutôt que du social link et de l'engagement.
M'intéressant à la stratégie social media et ayant travaillé dans le domaine, j'en suis vite sorti, pour moi une marque qui s'engage sur les réseaux sociaux doit accepter le fait que le consomm'acteur peut ne pas être d'accord avec sa vision et qu'il a le doit de s'exprimer ou de s'abstenir.
Mes stratégies ne sont donc plus faites pour satisfaire le besoin de mon client mais plutôt le besoin de ses clients à lui. Quand toutes les marques auront compris ça, elles gagneront en crédibilité.
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Jérôme de Beauvoir - 02/02/2012
commentaire
"globalement, les Français s'expriment plus souvent pour faire l'éloge d'une marque (43 %) que pour la critiquer (42 %)" > 1% = pas très éloquent comme delta, suffisant pour avancer que "globalement, les Français s'expriment plus souvent pour faire l'éloge d'une marque que pour la critiquer" ? En tous cas, si "Les marques ne maîtrisent pas les réseaux sociaux", elles les maîtrisent de mieux en mieux http://youtu.be/Et6ULKDtj5A
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Vincent Bézard - 01/02/2012
L'engagement, quel engagement ?
A défaut de la communication traditionnelle "affichage, spot TV" la communication online en y ajoutant les réseaux sociaux n'a rien à voir. Les marques veulent faire de la masse sur du personnalisé, les interactions entre la marque et les consommateurs sont extrêmement faibles, les marques à forte notoriété ne peuvent pas faire du one to one et les marques qui en ont la possibilité font la course aux fans et aux followers sans se préoccuper de la relation.
Les stratégies d'acquisition et d'interaction doivent être liées entre elles en plus d'être liées à une stratégie de communication online.
L'erreur est de mettre beaucoup de communicant et très peu de spécialiste social dans la boucle. Les marques et les communicants imposent une nouvelle la façon dont le consommateur doit ou va penser et réagir. Sauf que le consommateur à maintenant le choix de dire "oui je pense comme ça", "oui ça me plait", "oui j'aime"
Ce qui aujourd'hui n'est pas le cas, rare sont les marques qui pratiquent le one to one sur les réseaux sociaux, rare sont ceux qui prennent le temps d'analyser le comportement utilisateur avant de se lancer dans une stratégie bancale visant à faire du viral plutôt que du social link et de l'engagement.
M'intéressant à la stratégie social media et ayant travaillé dans le domaine, j'en suis vite sorti, pour moi une marque qui s'engage sur les réseaux sociaux doit accepter le fait que le consomm'acteur peut ne pas être d'accord avec sa vision et qu'il a le doit de s'exprimer ou de s'abstenir.
Mes stratégies ne sont donc plus faites pour satisfaire le besoin de mon client mais plutôt le besoin de ses clients à lui. Quand toutes les marques auront compris ça, elles gagneront en crédibilité.
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Buzzwatch - 01/02/2012
A nuancer ?
N'y a-t-il pas une différence entre ce que déclarent les gens et leur comportement réel ?
Lorsqu'on demande aux gens si ils aiment la pub, ils ne disent pas oui, pourtant ils sont de plus en plus nombreux à inter-agir quotidiennement avec les marques !
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Fabio NICCOLINI - 31/01/2012
L'engagement
Je me renseigne justement sur le thème de l'engagement, quand, en lisant ceci http://bit.ly/wsc6se, un mail me sollicite pour cette vidéo http://bit.ly/zTRpaW, et un tweet m'envoie sur votre article. Pertinence de l'info vraiment.. Là où j'ai mis un commentaire chez chacun de vous, j'aurai peut-être acheté un produit qui sait ?
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