Commerce Magazine N°95 - 01/09/2008 - CELINE KELLER
Chaque matin, Au p'tit bout d'pain fournit en viennoiseries et pains, trois hôtels parisiens. Une stratégie qui lui apporte une clientèle régulière, mais qui nécessite un minimum d'organisation pour la gérante, Magali Aparicio.
Depuis décembre dernier, Vincent Lefevre, le boulanger de l'enseigne Au p'tit bout d pain, située dans le XVIIe arrondissement de Paris, se lève à 4 heures du matin, soit une heure et demie avant son horaire habituel, pour cuire les viennoiseries destinées à trois hôtels environnants.
C'est sa compagne, Magali Aparicio, gérante de la boulangerie, qui les a démarchés en novembre dernier. «Je travaillais déjà avec un hôtel mais je souhaitais développer ce type de collaboration», explique-t-elle. Elle rencontre alors Tania Pistruin, une attachée commerciale travaillant pour Freelance assistance, une société proposant aux TPE, une formule d'assistanat et de scrétariat. Sur ses conseils, la commerçante réalise des cartes de visite et une plaquette de présentation de sa boulangerie, afin d en donner une meilleure image. Après quelques rendez-vous, agrémentés d une dégustation de viennoiseries, les directeurs d'hôtels se révèlent enthousiastes à l'idée d'une collaboration, basée sur des tarifs adaptés au volume de la commande.
Une démarche de prospection que Magali Aparicio n'aurait pas eu le temps d'effectuer sans l'aide de Tania Pistruin et dont le coût s'élève à 10% de commission sur les commandes le premier mois, puis de 5% les suivants.
Elle fournit aujourd'hui trois établissements en viennoiseries et en pain, pour les petits déjeuners de leurs clients. Un rythme qu'elle juge satisfaisant. Les commandes, passées la veille, varient en fonction du nombre de résidants. Les produits sont ensuite préparés pendant la soirée, puis cuits au petit matin. A 7 heures, le boulanger les livre aux hôtels avec son véhicule personnel.
Actuellement, les partenariats fonctionnent bien et rapportent chaque mois environ 4 500 euros hors taxes de chiffre d'affaires. Ils ont néanmoins nécessité certains ajustements au début.
«Nous avons commencé à travailler avec des hôtels de petite taille, ou situés dans l'arrondissement voisin, mais ce n'était pas rentable», se souvient la gérante. En effet, si la préparation de produits supplémentaires ne réclame pas beaucoup plus de temps, la livraison, qui induit un déplacement pour chaque établissement, est chronophage. Résultat? «Pour l'heure, nos moyens logistiques ne nous permettent pas de nouveaux partenariats.»

Magali Aparicio a dû modifier son rythme quotidien pour satisfaire les commandes des hôtels voisins.
> Raison sociale
Au p'tit bout d'pain
> Activité
Boulangerie- pâtisserie
> Ville
Paris (XVIIe)
> Année de création
2006
> Dirigeante
Magali Aparicio, 30 ans
> Effectif
4 personnes
> CA 2007
NC
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