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Coup d'envoi des premières Assises de la fonction commerciale

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Afin de lancer la première édition des Assises des métiers de la fonction commerciale, des dirigeants, des représentants d'associations professionnelles et d'organismes étatiques se sont rassemblés au Ministère de l'Économie et des finances pour une demi-journée d'échanges.

Coup d'envoi des premières Assises de la fonction commerciale

"Des assises courageuses", c'est le terme employé par Philippe Jacquelinet, président de la Fédération de la vente directe (FVD) pour désigner les premières Assises des métiers de la fonction commerciale ce lundi 27 octobre 2014 qui se sont tenues au Ministère de l'Économie et des finances. Courageuses car le métier de vendeur est mis à mal, et pire que ça : il est dévalorisé.

Un métier en perte de vitesse

Jean Muller, dg délégué commerce de JCDecaux, illustre cette idée par quelques verbatims issus des 9000 copies d'étudiants en commerce ayant passé le Concours national de la commercialisation, organisé par l'association des Dirigeants commerciaux de France (DCF) dont il fait partie. Ainsi, à la question "Comment développer la culture commerciale ?", les futurs-diplômés évoquent "un métier associé au baratineur" ; "un secteur-poubelle vers lequel les enseignants orientent les étudiants ayant les moins bons résultats". Denis Gruet, pdg de Tupperware France, s'insurge :"Nous ne sommes pas le réceptacle de tous les ratés !"

Les Assises des métiers de la fonction commerciale dureront une année, lors de laquelle les différents organismes professionnels - DCF,FVD, UAE et d'autres contributeurs - mèneront des ateliers de réflexion. En 2015, un livre blanc sera publié, contenant des propositions d'actions pour le gouvernement

Une vision dévalorisée du commercial qui n'est cependant pas universelle, comme le souligne Florent Carbonneau, président de Culligan France, ayant lui-même exercé en tant que manager aux États-Unis : "Le métier de commercial fait partie des gènes des Américains. Là-bas, c'est une profession choisie, assumée et valorisée par son entourage, professionnel comme personnel". Mais pour François Rollet, directeur exécutif de K par K "en France l'aversion au risque reste forte, c'est d'abord la sécurité qui est recherchée. Or, vendeur est un métier de sportif et de challenge..."

L'image "Jean-Claude Convenant" persiste

Jean Muller (JCDecaux) dénonce avant tout un problème de communication : "Nous, les commerciaux, ne vendons pas notre fonction correctement. Nous avons un travail d'information et de communication à faire, sensibiliser les médias - dans lesquels l'image du commercial est dévalorisée que ce soit dans les séries ou les films -, mais aussi les pouvoirs publics : des formations existent mais il faut un choc pour changer l'état d'esprit. Ce travail doit être fait par des élites et nous manquons d'icônes."