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Philippe Martinez (Adecco France), un enfant de Xerox

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Ancien p-dg de Xerox France, Philippe Martinez n'a pas hésité à quitter une entreprise qui l'a vu évoluer pendant 27 ans pour relever de nouveaux défis. Portrait d'un homme que le changement inspire.

Philippe Martinez, directeur commercial Adecco France

Philippe Martinez, directeur commercial Adecco France

Prendre la direction d'une entreprise de 3000 personnes l'année de la crise, en 2008; apprendre l'italien pour manager des équipes à Milan ; s'essayer à la reprise d'une entreprise avant, finalement, de réintégrer une multinationale... Voilà le genre de défis qu'a recherchés Philippe Martinez tout au long de son parcours professionnel. "Dans la vie, on ne regrette que ce que l'on ne fait pas", explique le nouveau directeur commercial France du groupe Adecco, en poste depuis sept mois. Son nouveau challenge ? Ancrer plus que jamais le groupe à la première place d'un marché de l'emploi pour le moins compliqué. Nouveau projet, nouvel environnement pour celui qui a réalisé l'essentiel de sa carrière chez Xerox, passant de la vente terrain à la présidence de l'entreprise en un peu plus de deux décennies. Certains y verraient un aboutissement... Pas lui.

Ainsi, l'année de ses 50 ans, par peur de se lasser, il décide de commencer une nouvelle vie. "Philippe aime casser les codes. C'est quelqu'un d'innovant, de direct, qui pense et agit différemment, témoigne Ghislaine Auxoux-Gueden, actuelle présidente de Xerox France. Quitte, d'ailleurs, à déstabiliser certains collaborateurs, mais surtout à pousser chacun à se dépasser pour innover..."

Capacité d'action

Spontanément, ce sont les deux années passées à la tête de la filiale italienne de Xerox que Philippe Martinez cite comme le souvenir le plus marquant de son parcours. "L'expérience la plus passionnante et la plus difficile de ma carrière", confie celui qui, à ce poste, a pour mission de remettre à flot une entreprise très ­déficitaire tout en installant un nouveau modèle de vente fondé sur le service. Pour autant, le plus dur, pour lui, n'est pas d'instaurer de nouvelles pratiques au sein des équipes, mais de "gérer la différence culturelle entre les Français et les Italiens", se souvient le manager, qui met alors un point d'honneur à apprendre la langue de Dante afin d'échanger avec ses collaborateurs.