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Formation : quid des nouveaux formats digitaux ?

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Au 1er janvier, est entrée en vigueur la réforme de la formation professionnelle, mettant l'accent sur l'autonomie du collaborateur désireux de monter en compétences. Mais vers quoi doit-il s'orienter? Et que penser de ces nouveaux formats digitaux (MOOC, e-learning...) qui florissent désormais?

Formation : quid des nouveaux formats digitaux ?

Non, le secteur de la formation ne fera pas exception : également bousculé par le digital, il est aujourd'hui en pleine mutation. Et l'on voit ainsi apparaître ça et là de nouveaux formats, parfois alléchants de prime abord, mais aussi limités ou contestables (voire contestés). Dans son Livre Blanc intitulé Le Book de l'Innovation, l'organisme de formations Cegos revient sur les différents aspects de cette mue digitale.

La toute première place revient au phénomène des Moocs. Sous bien des aspects, ce format est séduisant : il peut s'effectuer sur une durée courte (de 1 à 6 mois, à raison de 3 à 4 heures par semaine), est accessible par Internet partout (travail, transport, domicile) et à tout moment. La plupart du temps, il est gratuit (même si certains proposent un "certificat de réussite authentifié" s'échelonnant de 50 à 400 euros). Mais son principal défaut n'est pas mineur: il est souvent jugé comme trop généraliste, par les participants eux-mêmes.

Au Mooc, le collaborateur peut lui préférer le "Cooc" pour "Corporate Online Courses", qui correspond à sa version "entreprise": il s'agit, en effet, d'un programme construit pour les collaborateurs d'une entreprise, ou d'un accès aux contenus d'un Mooc grand public via une communauté privée de collaborateurs d'une même entreprise.

Autre format alléchant pour le collaborateur : le serious game. S'il est considéré comme gratifiant, évidemment ludique, il est également jugé bénéfique, en présentiel, pour une entreprise qui souhaite dynamiser un groupe, donner du rythme et impliquer les participants. Mais là encore, l'inconvénient majeur est de taille : son coût, nécessairement élevé, (entre 20000 et 200 000 euros), tant la qualité de réalisation est primordiale pour séduire et "embarquer" un public habitué aux standards imposés par les éditeurs de jeux vidéos. Également pour ce format, la "règle des 20-80" (20% du temps maximum doit être réservé au jeu et 80% de la séquence pédagogique consacré à l'exploitation de ce qui s'est passé et aux apport complémentaires du formateur) doit toujours être en mémoire.

À ces nouveaux formats (présentiels ou non), s'ajoutent toutes les solutions de formations à distance (e-learning, classe virtuelle) qui gagnent du terrain et touchent près d'un tiers des salariés (31%, en 2004). La visioconférence se développe également. Le tout, servi par l'irruption du mobile et des tablettes (taux d'équipement multiplié par 15 en trois ans, entre 2010 et 2013) qui garantit la pérennité du développement de la formation à distance, annonçant déjà une nouvelle génération d'e-learning appelée mobile learning ou m-learning.

Reste que, si les outils de formation ne cessent de se multiplier et de se réinventer et ce, notamment grâce au digital, le premier acteur d'une formation est celui qui désire se former...