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Tourisme d'affaires : l'incentive peu en vogue

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Alors que l'étude annuelle MICE 2017 vient d'être publiée, Mark Watkins, Président de Coach Omnium, commente les grandes tendances du marché en France et nous explique à quoi les commerciaux doivent s'attendre cette année.

Tourisme d'affaires : l'incentive peu en vogue

© Coach Omnium

Quel est l'état du tourisme d'affaires en France ?

Nous observons un marché en dent de scies depuis 2009, sans prévisibilité ni visibilité. Les entreprises passent leurs commandes à la dernière minute, y compris dans le secteur de l'incentive, organisée de façon tardive et d'ailleurs peu en vogue. Le nombre de séminaires - toujours considérés comme nécessaires - fléchit. La part des socie?te?s qui mettent en place moins de 3 se?minaires par an ne cesse de progresser (elle e?tait de 8 % en 2004, 21 % en 2008, 37 % en 2013 contre 57 % en 2016). Les participants (entreprises et salariés) se méfient des réunions trop festives. Les tendances observées l'an dernier se confirment avec la hausse de journée d'études au détriment du séminaire résidentiel, sans restrictions budgétaires paradoxalement. La fourchette pour une journée oscille de 60 à plus de 160 € par participant. Néanmoins, elle coûte de moins en moins cher car elle est organisée moins loin et dure moins longtemps.

Il semble que les entreprises utilisent leurs propres équipements. Les salles de réunion internes feraient de l'ombre aux offres des prestataires... Qu'en est-il ?

Si l'hôtellerie reste le premier lieu d'accueil, elle perd des parts de marché (elle intéressait 91 % des entreprises interrogées en 2005 contre 57 % en 2016). L'offre se diversifie et les entreprises recherchent l'originalité. Surtout elles optent pour des formats courts. La tendance est aux salles plus agréables et plus technologiques. Or, les salles de réunion dans les locaux des entreprises n'ont rien à envier à celles des hôtels. Elles sont souvent plutôt soignées au niveau décoration, les entreprises faisant des choix mobiliers clairs - et bien outillées (tablette tactile, vidéoprojecteurs). Globalement les salles sont de mieux en mieux équipées : réseau Wifi fiable et performant, domotique pour contrôler à distance l'éclairage naturel et artificiel, la température, les supports de présentation...

Ces tendances à la réduction du temps passé en séminaire et à celle des activités ludiques ne risquent-elles pas de créer de la déception auprès des commerciaux ?

Non. nous observons le contraire. Les commerciaux sont enthousiastes à l'idée de participer à un séminaire, mais ils ont aussi à coeur de ne pas perdre de chiffre d'affaires et de ne pas laisser le terrain libre à la concurrence. Ils apprécient que l'événement dure moins longtemps. Dans le secteur pharmaceutique par exemple, les commerciaux se lassent des séminaires trop fréquents. Alors que les activités ludiques ou sportives sont de plus en plus mises de côté, les participants confient qu'elles étaient un peu imposées et que parfois elles empiétaient sur le week-end, or ils préfèrent rejoindre leurs familles. La sphère privée devient une zone de non droit pour l'entreprise.

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