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[Etude] Réseau professionnel : obligation ou outil indispensable ?

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Que se cache-t-il derrière les réseaux professionnels des cadres ? Carnets d'adresses un peu vieillots ou réels boosteurs de carrière ? Découvrez les résultats d'une récente étude.

[Etude] Réseau professionnel : obligation ou outil indispensable ?

Alors que le verbe "réseauter" intégrait le Petit Larousse en 2012, qu'en est-il de cette activité trois ans après ? Ipsos, HEC Alumni, HEC au Féminin et The Boston Consulting Group ont mené l'enquête* pour déterminer l'usage et la perception des réseaux professionnels chez les cadres en France.

Une utilité très nuancée

Deux tiers des cadres estiment qu'entretenir son réseau professionnel est nécessaire pour avancer dans sa carrière. Une tendance encore plus marquée chez les 'native réseau' (cadres de moins de 30 ans ayant professionnellement grandi avec les réseaux sociaux) dont 86% estiment que les réseaux sont indispensables à leur progression professionnelle.

Mais, concrètement, quel bénéfice retirer d'un réseau professionnel étoffé ? Rien d'évident... En effet, paradoxalement avec les précédents résultats, deux tiers des cadres pensent que leur réseau n'a pas eu d'influence réelle sur leur parcours professionnel. Toutefois, les cadres reconnaissent certaines qualités certaines du réseau. Ainsi, 57% pensent que leur principal attrait de pouvoir se faire recommander, mais aussi bénéficier de conseils (51%), obtenir des informations (50%), entrer en contact avec des tiers dans la perspective d'une collaboration (49%) et obtenir de la visibilité (49%).


Le réseautage, un réel investissement

Près de la moitié des cadres français (49%) pensent que réseauter demande un effort particulier, et 59% estiment même que ça s'apprend par des méthodes et des techniques particulières. Toutefois, 73% des répondants affirment ne pas avoir le temps de construire et d'enrichir leur réseau comme il le faudrait. "Dans l'imaginaire social, le réseau s'apparente principalement à un territoire d'échanges et de services rendus qu'il faut entretenir sur le long terme et donc chronophage, commente Dominique-Lévy Saragossi, directrice générale d'Ipsos France qui poursuit : "Fais ton réseau !" apparaît alors comme une injonction lourde, contraignante, quasi-intimidante pour nombre de personnes."

Cependant, du côté des jeunes cadres, l'investissement est moins lourd que pour leurs aînés. En effet, 42% des 'native réseau' affirment passer du temps à développer leur réseau, contre seulement 25% pour les plus de 30 ans. Des efforts pour affiner son réseau que les plus jeunes sont même prêts à intensifier, puisque 58% des cadres de moins de 30 ans souhaitent y passer plus de temps (44% chez les 30-50 ans et 28% chez les 50 ans et plus).

* Étude réalisée auprès de plus de 500 cadres français, de 25 à 65 ans, par sondage en ligne et entretiens individuels, de février à mai 2015