Les recrutements dans le commerce redémarrent

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Selon Page Personnel, filiale de Michael Page International, l'embauche repart dans les métiers du commerce. Les chefs de secteur grande consommation ont en particulier la cote auprès des recruteurs.

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Le marché de l’emploi, en berne en 2009, semble s’améliorer en 2010. Bien que les métiers du commerce soient loin d’être les plus touchés par le chômage, une étude sur les métiers du commerce et du marketing publiée par Page Personnel, filiale du groupe Michael Page International, indique une reprise du recrutement. Laurent Blanchard, directeur exécutif “Distribution et Commerce” de Page Personnel, explique que « le marché de l’emploi dans la sphère commerciale est très conjoncturel ». Toutefois, il note, depuis trois mois, « la reprise d’embauches dans les métiers liés au commerce, et c’est en particulier le cas des postes de chefs de secteur dans la grande consommation, très demandés des employeurs ».

Le marché de l’emploi des fonctions commerciales avait fortement ralenti depuis 2008, surtout pour les jeunes diplômés. « Le début de l’année 2010 a vu les demandeurs d’emploi pour ces postes, avec expérience ou débutants, trouver chaussure à leur pied plus facilement », remarque Laurent Blanchard. C’est également la même tendance qui est observée pour les postes de commerciaux en B to B, ainsi que pour ceux des services aux particuliers. L’évolution des recrutements est directement liée à la conjoncture. « Par exemple, les recrutements s’accélèrent dans les domaines des services immobiliers, dopés par la loi de défiscalisation Scellier, et ainsi que dans les énergies (opérateurs alternatifs d’électricité, entreprises des énergies renouvelables…), secteur en pleine croissance », souligne Laurent Blanchard.

Autre effet conjoncturel : la crise, bien entendu. « Nous notons que les entreprises préfèrent globalement embaucher des commerciaux sédentaires que des commerciaux terrain », constate Laurent Blanchard. En effet, l’étude montre que la rémunération médiane d’un commercial sédentaire varie de 26 k€ à 30 k€ bruts annuels selon l’expérience, contre 26 à 36 k€ pour un commercial terrain. En revanche, alors que les employeurs pensaient pouvoir profiter de l’effet de la crise pour recruter de bons commerciaux à faibles rémunérations, ça n’a pas été le cas. La crise a "licencié” en priorité les commerciaux les moins qualifiés, qui se sont retrouvés sur le marché.

Retrouvez l'intégralité de l'étude de Page Personnel en cliquant sur ce lien.

Laure Trehorel

Laure Trehorel

Journaliste, stratégie et vente

Chef de rubrique pour le magazine Action Commerciale et pour le site actionco.fr, je suis en charge des sujets relatifs aux stratégies commerciales des [...]...

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