Par Jacques Inizan, 20/07/2009
Les directeurs commerciaux responsables de force de vente pratiquent leur métier avec de grandes différences. Il n'est pas certain qu'ils méritent tous le salaire qu'on veut bien leur attribuer!
Thème d'expertise : Management commercial .Ressources humaines .
Depuis que je fréquente les directeurs commerciaux responsables de forces de vente, je suis frappé par l’extrême diversité du travail que chacun d’entre eux peut réaliser. Ce constat est évidemment alimenté par mes observations des activités réellement mises en œuvre. Je n’y intègre pas les prétentions qui tendent souvent à exagérer l’impact effectif de la contribution. Pour simplifier, et caricaturer un peu, il y a deux extrêmes :
A ma gauche, vous trouvez ceux qui « relèvent les compteurs ». Ils sont fanas du reporting et manient excel avec dextérité. Ils sont particulièrement attentifs à ce que le recueil d’information soit réalisé avec précision et dans le respect des délais. Les commerciaux les voient peu sinon jamais. Ils ne les sollicitent d’ailleurs et œuvrent à leur guise : les séniors ont appris à agir en autonomie et finalement s’accommodent fort bien de cette situation. Les juniors rament et sollicitent leurs ainés. On considère ici que les vendeurs font leur salaire par leur travail. Alors qu’ils se débrouillent !
A ma droite, nous voyons les directeurs commerciaux très interventionnistes. Ils se caractérisent par une omni-présence et une forte directivité dans la conduite des opérations. Les commerciaux seront régulièrement accompagnés sur le terrain et devront leur faire part de tout évènement significatif. Ils ne disposent que d’un petit espace de liberté. On part du principe que la performance commerciale n’est pas spontanée qu’elle doit être soutenue, impulsée.
A supposer que vous soyez le patron d’un directeur commercial, il faut simplement vous demander quelle est la valeur ajoutée de celui-ci. Quel est le surcroît de performance qu’on peut lui reconnaître ? S’il n’avait pas été là, la force de vente aurait-elle réalisé les mêmes résultats ? Si sa contribution est positive, elle résulte forcément d’actions concrètes qu’il a mises en œuvre et doit être capable de présenter dans le détail. Elles touchent notamment à la motivation (intensité et persévérance), à l’enrichissement des tâches, à la montée en compétences et à une meilleure affectation des efforts (voir les bons clients et leur vendre les bons produits). Très souvent, on se contente d’énoncer des exigences de résultats (le combien) et il est pourtant évident que la performance se situe du côté du comment, de la manière de procéder.
Dans un environnement compétitif, les directeurs commerciaux qui rencontrent le succès sont focalisés sur leur valeur ajoutée managériale. Ils sont dans le mouvement, le détail, l’anticipation et l’attention. Ils ne craignent pas la sanction des résultats qui ne peuvent être une surprise, ils les ont largement anticipés grâce à leur présence sur le terrain et aux échanges réguliers avec les commerciaux. Je me souviens de cette forte affirmation d’un directeur des ventes : « ce qui m’importe, ce n’est pas le combien mais le comment ! ». Il avait même retiré les tableaux des résultats qui étaient affichés au mur par son prédécesseur.
En tant que consultant, j’aimerais bien pouvoir quantifier économiquement cette valeur ajoutée et la mettre en relation avec le salaire du directeur commercial. Si on pouvait réaliser ce calcul, il pourrait avoir de fâcheuses incidences sans doute. Mais ce n’est pas le projet. Au contraire, il s’agit de mobiliser sur les activités managériales enrichissantes (pour les collaborateurs et l’entreprise) et de conduire le directeur commercial à s’investir dans sa fonction d’entraîneur (de coach).
Fichiers postaux, E-mail, Asile-Colis, Télémarketing... les professionnels du secteur vous proposent leurs services.
Espace de libre expression sur tous les thèmes de votre univers profesionnel.
ConsulterDécouvrez la nouvelle version du site n°1 de recrutement de commerciaux indépendants. Nouvelles fonctionnalités et nouveau design faciliteront votre recrutement.
CarrierecommercialeTaxation des cadeaux d'affaires : ce que vous allez payer
En fait, cela concerne les relations fournisseur/revendeur, et non pas une entreprise qui remettrait un cadeau à un simple client. Voici ...
Laure - 22/05/2012
Chèque Déjeuner communique via une web-série
c'est sympa, c'est bien fait mais tellement faux! meme si c'est une scop, cd n'en reste pas moins une entreprise qui veut faire du profit, toujours ...
marty - 22/05/2012
Annuaire JCB lance un fichier des entreprises franciliennes
Je confirme que cette liste est efficace, je l'ai commandée ce week end et les premières statistiques sont très satisfaisantes
emailing - 21/05/2012
Date de la soirée : 12 juin 2012
Inscrivez vous à la soirée de remise des prix des Trophées Chef d'Entreprise pour découvrir le Dirigeant de PME 2012 ainsi que les meilleures intiatives des PME.
Paris du 28/06/2012 au 29/06/2012
Organisée par LCA Performances Ltd
ConsulterPARIS du 28/06/2012 au 29/06/2012
Organisée par CEGOS
Consulter
Commentaires des lecteurs (4)
Réponse de Jacques Inizan le 02/09/2009
et oui trop c'est trop
Un autre thème sous-jascent: la relation de confiance, c'est mieux la défiance. Permettre aux potentiels de se révéler et non entraver ceux qui ont envie d'agir. C'est le management positif, conviction fondatrice de Managelia. Nos clients nous le rendent bien.
Le 25/08/2009 Cath J. à écrit :
Ouf... je me croyais une extra-terrestre
Merci pour votre intervention ! En effet, le reporting est devenu tellement envahissant au quotidien que je me demandais comment avancer. La pression des financiers (on les nomme contrôleurs dans mon secteur d'activité) est telle qu'on peut facilement en perdre son latin et l'objectif primaire du job !
Je lutte pour rester un coach et donner aux membres de mon équipe de outils/clés de décision qu'ils font vivre par eux mêmes ...100% des gagnants ont tenté leur chance.
Au finish, ils grandissent et c'est comme cela qu'on construit des équipes solides et qu'on réduit le turnover.
Catherine J. Marseille
Réagir à ce commentaire
Signaler un abus
Réponse de Jacques Inizan le 02/09/2009
toujours diffiile d'appréhneder une réalité complexe
Il n'existe pas en effet une seule grille de lecture et ce qui nous passionne c'est justement cette inventitivé dont il faut faire preuve pour aider à comprendre et provoquer les évolutions. C'est le positionnement de Managelia qui concilie à la fois une grande exigence théorique ( travaux de recherche) et accompagnement concret de directeurs commerciaux. Merci pour votre réaction.
Le 01/09/2009 Franck Cazarre à écrit :
les missions du directeur commercial
Bonjour et merci pour votre article fort intéressant et qui me permet d'apporter ma contribution à cette réflexion sur la valeur ajoutée du directeur commercial.
Tout d'abord, il y a directeur commercial et directeur commercial !
Je rencontre bien souvent des directeurs commerciaux dont les missions ne correspondent en rien aux missions régaliennes du véritable directeur commercial. Ainsi, j'ai vu bien souvent des directeurs commerciaux ayant une responsabilité très régionale, voire locale et dont le travail correspondait en réalité plutôt à celui d'un chef des ventes.
Par ailleurs, j'observe qu'il existe de grandes disparités de salaires entre les directeurs commerciaux, selon le secteur d'activité, les responsabilités réelles, l'effectif encadré, l'expérience, la taille de la société et bien sûr... les résultats obtenus.
En fait, pour espérer peu ou prou définir une valeur ajoutée au directeur commercial, je crois qu'il faut d'abord s'entendre sur ses missions principales.
Selon moi, le directeur commercial a trois missions essentielles :
- augmenter le CA et les marges
- renforcer les compétences des équipes
- améliorer la productivité commerciale
A partir de ces éléments et sans pour autant qu'il puisse s'agir d'une science exacte pour tous les critères, il est possible de mesurer tant quantitativement que qualitativement les améliorations des résultats obtenus, par rapport à la référence choisie par l'entreprise (année N-1, objectif fixé...) et donc d'identifier la valeur ajoutée du directeur commercial.
Rappelons, pour conclure, que le directeur commercial est un "chef d'orchestre" et non un "homme orchestre". Le travail étant réalisé par une équipe, la réussite ne peut donc qu'être collective.
Bien cordialement
Franck Cazarre
Consultant en performance commerciale
Réagir à ce commentaire
Signaler un abus
Franck Cazarre - 01/09/2009
les missions du directeur commercial
Bonjour et merci pour votre article fort intéressant et qui me permet d'apporter ma contribution à cette réflexion sur la valeur ajoutée du directeur commercial.
Tout d'abord, il y a directeur commercial et directeur commercial !
Je rencontre bien souvent des directeurs commerciaux dont les missions ne correspondent en rien aux missions régaliennes du véritable directeur commercial. Ainsi, j'ai vu bien souvent des directeurs commerciaux ayant une responsabilité très régionale, voire locale et dont le travail correspondait en réalité plutôt à celui d'un chef des ventes.
Par ailleurs, j'observe qu'il existe de grandes disparités de salaires entre les directeurs commerciaux, selon le secteur d'activité, les responsabilités réelles, l'effectif encadré, l'expérience, la taille de la société et bien sûr... les résultats obtenus.
En fait, pour espérer peu ou prou définir une valeur ajoutée au directeur commercial, je crois qu'il faut d'abord s'entendre sur ses missions principales.
Selon moi, le directeur commercial a trois missions essentielles :
- augmenter le CA et les marges
- renforcer les compétences des équipes
- améliorer la productivité commerciale
A partir de ces éléments et sans pour autant qu'il puisse s'agir d'une science exacte pour tous les critères, il est possible de mesurer tant quantitativement que qualitativement les améliorations des résultats obtenus, par rapport à la référence choisie par l'entreprise (année N-1, objectif fixé...) et donc d'identifier la valeur ajoutée du directeur commercial.
Rappelons, pour conclure, que le directeur commercial est un "chef d'orchestre" et non un "homme orchestre". Le travail étant réalisé par une équipe, la réussite ne peut donc qu'être collective.
Bien cordialement
Franck Cazarre
Consultant en performance commerciale
Réagir à ce commentaire
Signaler un abus
Cath J. - 25/08/2009
Ouf... je me croyais une extra-terrestre
Merci pour votre intervention ! En effet, le reporting est devenu tellement envahissant au quotidien que je me demandais comment avancer. La pression des financiers (on les nomme contrôleurs dans mon secteur d'activité) est telle qu'on peut facilement en perdre son latin et l'objectif primaire du job !
Je lutte pour rester un coach et donner aux membres de mon équipe de outils/clés de décision qu'ils font vivre par eux mêmes ...100% des gagnants ont tenté leur chance.
Au finish, ils grandissent et c'est comme cela qu'on construit des équipes solides et qu'on réduit le turnover.
Catherine J. Marseille
Réagir à ce commentaire
Signaler un abus