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Des cadres professionnels moins mobiles

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Les entreprises françaises recourent davantage à la mobilité interne qu'au recrutement externe. En 2011, les directions stratégies et commerciales affichent le plus fort taux de mobilité.

Les cadres seraient de moins en moins mobiles. C'est la conclusion d'une étude* menée par Nomination, service d'informations sur les décideurs, en partenariat avec Kurt Salmon, cabinet de conseil en stratégie. Cette nouvelle édition du Baromètre “MobiCadres, indicateur de la mobilité des décideurs” confirme que la crise réduit la mobilité des cadres en France.

La tendance, amorcée depuis 2007, se confirme encore cette année. Les décideurs mobiles représentent 20 % de l’ensemble des personnes interrogées, soit une perte de 1,3 point d’une année sur l’autre. Et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise. Directement en cause, la période de crise, ou de sortie de crise, qui a obligé les entreprises à être plus attentives à la masse salariale, principal poste de coût, mais aussi, parce que la mobilité interne est plus que jamais préférée à la mobilité externe, atteignant d’ailleurs son niveau le plus élevé depuis 2007 (57,5 %).

EN ce qui concernant la perception qu'ont les décideurs de leurs postes actuels et précédents, la mobilité rime avec initiative individuelle : en effet, 53,6 % des décideurs interrogés considèrent n’avoir reçu que peu de soutien de la hiérarchie, voire de la DRH et cela malgré le rôle clef qu’ils pourraient jouer dans l’offre d’éléments motivationnels. En 2010, la mobilité est donc plus fréquemment liée à l’initiative du décideur que de son entreprise (+10 points).

D’une manière générale, la grande majorité des décideurs est approchée au moins une fois par an par contact direct (83,2 %).

Selon l'étude, la mobilité internationale reste un privilège difficile à obtenir. 40,9 % des répondants estiment ainsi que les places existent dans leurs entreprises mais qu’elles sont rares et 39,3 % indiquent qu’il n’y a simplement pas de programme de mobilité internationale au sein de leurs firmes. Alors que 84,3 % des décideurs souhaiteraient faire l’expérience d’une mobilité internationale. Les décideurs pencheraient en priorité pour l’Europe (83,3 %), l'Amérique (71,9 %) et l'Asie (49,2 %). Par ailleurs, la mobilité de province vers Paris diminue chaque année un peu plus (4,4 points en moins entre 2010 et 2011).

L’appréhension quant au barrage de la langue, des différences de culture ou des contraintes réglementaires du pays d'accueil est relativement faible (7 % en moyenne, tous types de directions confondues) mais 17 % des moins de 35 ans ont cette crainte, ce qui en fait la tranche d’âge qui appréhende le plus une expatriation.

Les décideurs des directions stratégies et commerciales sont toutefois ceux qui ont été les plus mobiles en 2011.

*Etude menée auprès d’un panel de 5 475 répondants, du 1er janvier au 31 décembre 2010.