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Les cadres ont-ils encore une vie privée ?

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Une étude de Good Technology, spécialisé dans la sécurité des équipements et données d'entreprise, révèle les usages que les cadres font de leurs terminaux mobiles. L'enquête étudie la façon dont vie privée et vie professionnelle s'interpénètrent.

Les cadres ont-ils encore une vie privée ?

Que ce soit pour téléphoner à leurs proches (80 %), aller sur Internet à des fins personnelles (79 %) ou échanger des mails privés, plus de neuf cadres sur dix avouent avoir au bureau des activités parfois… extra-professionnelles. Voilà du moins ce que révèle une étude de Good Technology, fournisseur de solutions de sécurité pour les données et les applications mobiles en entreprise, sur le travail des cadres(1).

Toutefois, si le temps des loisirs rogne sur le temps de travail, l'inverse est vrai également : 30 % des cadres consultent leurs mails professionnels en dehors du bureau et ils consacrent en moyenne 4 heures par semaine à leur métier, en plus de leur semaine de travail classique, fixée en moyenne à 45 heures (9 heures par jour). Une interpénétration entre la vie professionnelle et la vie privée des cadres de l'entreprise qui n'a pas manqué d'évoluer ces dernières années, dans le mauvais sens selon 40 % des personnes interrogées. 

Principale explication avancée à ce mélange ? La place des outils de travail portables dans le quotidien. 81 % des cadres utilisent au moins un équipement fourni par l'entreprise, dont principalement des ordinateurs portables (59 %), mais aussi des smartphones (33 %) et, pour une minorité, des tablettes (6 %). Un équipement qui offre plusieurs avantages : il permet entre autres aux utilisateurs d'être plus réactifs (pour 81 % d'entre eux), de travailler plus librement (72 %) et de favoriser les relations avec les clients et les partenaires (69 %). Revers de la médaille, ces terminaux mobiles constituent aussi des entraves à la vie privée (58 %), sont sources de stress (57 %) et peuvent servir d'instruments de surveillance. C'est du moins ce que craint un cadre sur deux. 

Face à ces évolutions, “un contrat tacite entre employés et employeurs se met en place”, constate l'étude. Quant aux salariés, ils se fixent eux-mêmes des règles de vie pour limiter ce mélange entre vie personnelle et vie professionnelle. 56 % d'entre eux déclarent ne pas travailler en vacances et 51 % gardent, le dimanche, leurs dossiers fermés… Toutefois, à choisir, 62 % des cadres souhaiteraient voir leurs salaires augmenter plutôt que leur temps libre.

(1) Étude réalisée par l'Ifop pour Good Technology auprès de 1 001 cadres issus d'entreprises de plus de 50 salariés par un questionnaire mis en ligne du 16 au 19 avril 2012.