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Les entreprises privilégient le variable

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Les entreprises françaises ont misé en 2010 sur la rémunération variable, afin de doper la performance individuelle des salariés, selon l'étude annuelle d'Aon Hewitt, cabinet en ressources humaines.

Plus de variable, pas uniquement pour les commerciaux, et sur des critères d'amélioration de la performance individuelle. Voici les grandes tendances révélées par le cabinet en ressources humaines Aon Hewitt, dans son étude sur la rémunération variable. Menée en juin dernier auprès de 350 entreprises dans le monde, dont 37 françaises, cette enquête montre que les sociétés françaises ont accentué le recours à la rémunération variable. 60 % d'entre elles ont intégralement versé, voire dépassé, leur budget alloué à la rémunération variable.

Représentant en moyenne 5 à 10 % de la rémunération totale, le variable n'est pas uniquement consacré à des populations commerciales, mais touche progressivement de plus en plus de catégories de salariés. Les critères de rémunération variable sont concentrés sur la recherche de la performance individuelle, dans l'idée que celle-ci contribue à l'augmentation du chiffre d'affaires global de l'entreprise. Toutefois, pour un tiers des entreprises françaises, la rémunération variable constitue également un facteur d'amélioration de l'état d'esprit des collaborateurs concernés.

Malgré un recours de plus en plus fréquent à la rémunération variable dans les entreprises françaises, un tiers d'entre elles considèrent que leur politique en la matière est inefficace. L'étude montre que 58 % des entreprises estiment que la réussite des plans de rémunération variable dépend directement de l'adhésion des managers. Autre facteur déterminant : la communication. Pour les entreprises sondées, elle est à la fois un facteur de réussite (à 50 %) et facteur d'échec (à 42 %).

Au vu des résultats de son étude, le cabinet Aon Hewitt s'attend à trois évolutions principales en France concernant la rémunération variable. Premièrement, une hausse des budgets alloués à la communication et à la formation pour 61 % des entreprises. Deuxième tendance escomptée, la poursuite de l'élargissement des populations concernées par la rémunération variable (46 % des entreprises). Enfin, 32 % des sociétés devraient refondre leurs critères de performance en 2011.

Loïc Saroul, consultant en rémunération chez Aon Hewitt, apporte son éclairage sur la situtation : "Un système de rémunération variable donne avant tout l'opportunité d'expliquer la stratégie et de donner du sens à la rémunération. Sans l'appui des managers, l'impact de la rémunération variable n'est pas optimal. Pour le  favoriser, la communication joue un rôle crucial. Les entreprises doivent prendre les devants et élaborer étape par étape la cohérence, le fonctionnement et la réussite d'une telle politique dans un contexte économique délicat".