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Accenture publie une étude sur les entreprises chinoises face à la crise

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Selon une étude de la société de conseil en management et technologies de l'information Accenture, les meilleures entreprises chinoises sont bien armées face à la crise.

« Les entreprises chinoises misent sur l’innovation et des modèles économiques orientés client pour progresser et étendre rapidement leur présence sur la chaîne de valeur, et rattraper ainsi les leaders mondiaux, expose le cabinet de conseil en management et technologies de l’information Accenture, dans une étude publiée aujourd’hui. Alors que la Chine poursuit son ascension, après 30 années de réformes et d’ouverture à l’économie mondiale, les entreprises les plus performantes du pays sont prêtes à relever les nouveaux défis posés par le durcissement de la conjoncture et la diminution de leur compétitivité en termes de coûts de production. » Tel est le principal enseignement de la seconde édition de l’étude sur les entreprises performantes en Chine intitulée “High Performance Business in China: Jumping over the Dragon Gate”.

L’édition 2008 recense, sur la base de données financières, 36 “champions” de la performance parmi plus de 200 entreprises chinoises de 13 secteurs différents – cette performance étant définie comme la capacité à devancer invariablement la concurrence, indépendamment des cycles économiques et sectoriels, telle que mesurée par des critères financiers généralement admis.

« Après 30 ans de croissance soutenue, les entreprises chinoises ne peuvent plus uniquement miser sur la faiblesse de leurs coûts et l’explosion de la demande étrangère. Elles se trouvent, du fait des turbulences émanant des évolutions structurelles et du recul de la demande extérieure, confrontées à des défis sans précédent, explique Sylvie Ouziel, directrice générale de l’activité conseil en management d’Accenture en France et au Benelux. Si les meilleures entreprises sont bien armées face à la crise, on ne peut pas en dire autant de toutes les entreprises moyennement ou faiblement performantes. »

L’étude observe des ressemblances croissantes entre les champions chinois de la performance et leurs homologues internationaux, tandis que l’écart se creuse, en Chine, entre les entreprises les plus performantes et celles les moins performantes. Les meilleures entreprises chinoises rattrapent ainsi les performances des leaders internationaux en termes de rentabilité (critère-clé défini comme la capacité à générer des revenus supérieurs aux capitaux engagés), puisque celle-ci a progressé de 140 points de base en moyenne entre 2005 et 2006. À l’inverse, les entreprises qui affichent des performances médiocres, voire faibles, perdent du terrain face aux championnes chinoises, mais aussi face à leurs concurrents internationaux.

« Cet écart de performance tient essentiellement aux progrès accomplis par les meilleures entreprises chinoises pour remonter la chaîne de valeur, indique Sylvie Ouziel. En Chine, les champions de la performance investissent massivement dans la qualité des produits, le service client, l’innovation, la gestion des talents et la solidité de leurs marques – autant de facteurs qui conditionnent la croissance du chiffre d’affaires et des marges sur les produits, laquelle se traduit à son tour par des gains de rentabilité. »

Toutefois, l’étude Accenture révèle que, si près de 90% des entreprises chinoises les plus performantes entendent, au cours des trois prochaines années, donner la priorité aux investissements destinés à accroître la valeur ajoutée de leurs produits et services, la moitié (50%) des entreprises les moins performantes continuent de privilégier, à travers leurs investissements, le maintien de leur compétitivité en termes de coûts de production.

L’étude souligne que, dans le contexte du durcissement de la conjoncture macro-économique de 2008, la pression sur les performances globales des entreprises chinoises est amenée à s’accroître, tandis que l’écart se creusera davantage entre les champions de la performance et les autres. Ainsi, les meilleures entreprises savent parfaitement intervenir en amont des difficultés. L’avenir s’annonce en revanche plus sombre pour celles qui ne prendront pas les devants pour progresser au sein de la chaîne de valeur.