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Exportation : le Mexique, nouvel Eldorado commercial ?

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Selon une étude menée par le groupe d'audit et de conseil Grant Thornton, le Mexique recèle d'importantes opportunités commerciales pour les entreprises françaises.

Le Mexique dépasse le Brésil en termes d’opportunités d’investissement et de développement, d’après une étude menée par Grant Thornton. L’indice des marchés émergeants, dont le calcul est basé sur plusieurs indicateurs-clés, montre que la Chine, l’Inde et la Russie occupent toujours le haut du classement, suivis par le Mexique, en 4e position, et le Brésil, en 5e.
L’apparition du Mexique en 4e position est la conséquence d’un commerce international substantiel et du niveau élevé de ses standards de vie. Le PIB par habitant mexicain dépasse celui de la Chine, de l’Inde et du Brésil et atteint quasiment celui de la Russie.
Sans aucune comparaison avec le modèle économique caractéristique des BRIC (le bloc formé par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine), le Mexique, à travers 12 accords de libre-échange avec 43 pays, bénéficie de relations commerciales ancrées – notamment avec les pays membres de l’Alena – et reste bien placé pour jouer un rôle important sur le continent américain. Aujourd’hui 14e économie mondiale, le pays conserve une stabilité macroéconomique sans précédent depuis 7 à 8 ans, avec un peso mexicain constant et un taux d’inflation très faible.
Le Mexique est le premier exportateur latino-américain et le 15e mondial, avec un niveau très élevé d'investissements étrangers directs. Enfin, le pays bénéficie d’une main d’œuvre qualifiée, adaptée à sa puissance industrielle et sa proximité avec les États-Unis favorise grandement son développement.
Jean-Luc Carpentier, associé et directeur général de Grant Thornton en France, analyse : « L’exploitation des opportunités commerciales dans ces marchés à expansion rapide est essentielle pour les PME mondiales, surtout si les marchés traditionnels sont proches de la saturation. Il est cependant incontestable que les risques politiques, juridiques et économiques demeurent plus élevés dans les marchés émergeants que dans les économies matures ».