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Les jeunes salariés plus motivés par l'accès aux réseaux sociaux que par le salaire

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Une étude Cisco démontre que 45 % des jeunes de l'entreprise sont prêts à accepter un emploi moins bien rémunéré mais offrant davantage de flexibilité dans le choix des technologies, l'utilisation des réseaux sociaux et la mobilité.

Les réseaux sociaux ont-ils eu raison de la rémunération ? Il semblerait, selon les desiderata des jeunes salariés à l'embauche. En effet, d'après une étude internationale présentée par Cisco, les jeunes salariés et les étudiants souhaitent pouvoir utiliser en toute liberté les réseaux sociaux, les technologies mobiles ainsi qu’Internet sur leur lieu de travail.

Ainsi, 33 % des étudiants et jeunes salariés accordent davantage d'importance, au moment d'accepter une proposition de poste, à la possibilité d’utiliser librement les réseaux sociaux ainsi qu'à la flexibilité professionnelle qu'au salaire. Parallèlement, 40 % étudiants et 45 % jeunes employés se déclarent prêts à accepter un emploi moins bien rémunéré mais qui offre davantage de flexibilité dans le choix des technologies, des réseaux sociaux et de la mobilité.

Ce changement des priorités est assez poussé puisque face à une proposition d’embauche dans une société interdisant l'accès aux réseaux sociaux, 56% des étudiants dans le monde affirment qu'ils refuseraient l’offre d'emploi ou l'accepteraient tout en cherchant un moyen de contourner les règles de l'entreprise. Dans le même temps, deux étudiants sur trois ont l'intention de poser des questions relatives à la politique de l'entreprise en matière d'utilisation des réseaux sociaux lors de l'entretien.

Autre critère prédominant chez les jeunes salariés : la possibilité de télétravailler, ainsi que la flexibilité au sens large. 60% des étudiants considèrent que la possibilité de travailler à distance, en bénéficiant d'horaires flexibles, devrait être un droit et non un privilège. Et 43% des salariés considèrent qu’il est crucial, dans le cadre de leur travail, de pouvoir se connecter en tout lieu à tout moment. 70% des étudiants estiment qu’il n'est pas indispensable d’être physiquement présent sur le lieu de travail de manière régulière, hormis pour les réunions importantes.

Si les jeunes embauchés sont de plus en plus soucieux d'être libre de naviguer sur les réseaux sociaux ou de travailler depuis leur domicile, l'étude ne dit pas si les employeurs, eux, sont prêts à accepter cette tendance.