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Plus d'un Français sur deux prêt à revoir son salaire à la baisse pour décrocher le job de ses rêves

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66% des salariés français accepteraient une baisse de leur rémunération pour le travail de leurs rêves. Voilà ce qui ressort d'une étude menée au niveau mondial par le site internet d'emploi Monster.

Selon l’une des toutes dernières enquêtes menées par Monster au niveau mondial, deux tiers des salariés français – 66% – seraient prêts à consentir à une baisse de salaire si cet effort leur permettait d’obtenir le job de leurs rêves. Pourtant, avec un salarié français sur trois se déclarant contre cette idée, la France, à l’instar de la Pologne ou de la Hongrie, est nettement en dessous de la moyenne mondiale, située à 76%, soit plus de trois salariés sur quatre. On constate que l’idée de “gagner moins pour travailler mieux” est la moins en vogue dans les pays qui sont aussi marqués par un taux de chômage élevé. La capacité à rêver du job idéal et à faire des concessions pour l’atteindre semble envisageable à partir du moment où l’emploi “standard” est plus accessible…

Parmi les pays anglo-saxons, c’est en Irlande que les salariés se sont montrés les plus concernés par la question: 84% d’entre eux se disent prêts à gagner moins d’argent pour obtenir le travail rêvé. Les Américains, à 82%, suivis de près par les Britanniques et les Canadiens (81%), sont également majoritairement disposés à envisager une baisse de salaire pour parvenir à cette fin. Les Italiens aussi (82%) sont prêts à faire ce compromis.

Les salariés les plus réticents à une baisse de salaire se trouvent dans deux pays de l’Est, en Hongrie (à 38%) et en Pologne (à 35%). Ces pays se caractérisent notamment par un taux de chômage supérieur à la moyenne de l’Union européenne. Il faut noter que 34% des Français ne sont pas prêts à faire ce compromis, la France connaissant également un taux de chômage, bien qu’en baisse, relativement élevé.

Les résultats présentés ci-dessus sont issus des votes enregistrés du 31 mars au 16 avril 2008 sur les sites de Monster (France, États-Unis, Canada, Angleterre, Allemagne, Irlande, Belgique, Pays-Bas, Italie, Espagne, Finlande, Suède, Norvège, Danemark, Hongrie, Pologne, Suisse, Autriche), sachant qu’un internaute ne peut voter qu’une seule fois.