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SIG achète B&W Marketing Group

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Actrice européenne de l'externalisation commerciale, la société SIG France (Service Innovation Group), dont la maison-mère se trouve en Allemagne, vient de racheter B&W Marketing Group. Georges Beaux, directeur général de SIG France, nous livre sa stratégie.

En rachetant B&W Marketing Group, la société SIG France, filiale du groupe allemand du même nom, s'impose désormais parmi les leaders du marché de l'externalisation commerciale en France. Le nouvel ensemble pèse plus de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires. Georges Beaux, directeur général de SIG France, détaille sa stratégie. Pourquoi avoir racheté B&W Marketing Group ? SIG France enregistre un chiffre d'affaires de 22,5 millions d'euros et B&W 20 millions. Les deux sociétés sont donc de taille comparable, mais demeuraient modestes sur le marché français. En les associant, nous pouvons atteindre tout de suite la taille critique pour nous imposer parmi les acteurs majeurs en France. De plus, nous disposons l'un et l'autre d'une même stratégie très orientée sur des prestations en vente externalisée. Et nos clients sont très complémentaires : B&W est plus implanté que nous dans le secteur des hautes technologies et de la pharmacie, nous le sommes davantage en grande consommation et dans les services. Tout cela fait que ce mariage est très logique. Désormais, la nouvelle entité compte 150 vendeurs en commandos vente et peut mobiliser 5 000 animatrices en un week-end. Vous parlez de taille critique. Qu'est-ce qui exige d'atteindre une telle envergure ? Il est essentiel de nous structurer face à nos clients qui sont de grands groupes français et internationaux, eux-mêmes très bien organisés. Ils sont donc les premiers acteurs de la mutation du marché. Ce rachat est un test pour nous. Si l'opération est concluante, nous en ferons d'autres, notamment dans les quatre pays majeurs pour nous (Grande-Bretagne, France, Espagne et Allemagne). Quelles sont les spécificités du marché français en Europe ? Notre marché est deux fois et demi plus petit que le marché britannique. Néanmoins, nous réalisons environ 3% de croissance par an. Les clients français sont de plus en plus exigeants en termes de retour sur investissement. Nous devrions, dès cette année, connaître un important phénomène de concentration. Les clients ne sont pas encore prêts à payer des services de luxe, il faut donc avoir les moyens de leur proposer des services très compétitifs.