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Stimulation et cadeaux d'affaires : des marchés quelque peu fragilisés

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Même si les challenges commerciaux restent importants aux yeux des managers, les marchés de la stimulation et des cadeaux d'affaires commencent à ressentir les effets de la crise. Omyagué, éditeur du Guide annuel du cadeau d'affaires, cadeau VIP et cadeau de stimulation, fait le point.

Stimulation et cadeaux d'affaires : des marchés quelque peu fragilisés

Alors qu’ils semblaient intouchables en 2009 et 2010, les marchés de la stimulation et des cadeaux d’affaires ne sont plus épargnés par la crise en 2011. Selon la dernière étude(1) réalisée par Omyagué, éditeur du Guide annuel du cadeau d’affaires, cadeau VIP et cadeau de stimulation, le chiffre d’affaires du secteur en France s’élève à 832,8 millions d’euros pour 2011, soit une baisse de – 3,72 %.

Une tendance à la baisse qui touche également le marché de la stimulation, avec un recul de – 5,15 % pour un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros. Ne sont pas inclus dans cette estimation le chiffre d’affaires du cadeau dit “d’entreprise”, réalisé par le biais du comité d’entreprise, ainsi que celui du voyage d’affaires, englobant congrès et séminaires, et qui représente 11,6 milliards d’euros de recettes par année en France.


Motiver partenaires et collaborateurs

Selon l’étude, 51,9 % des entreprises (contre 56,8 % en 2010) qui stimulent leurs équipes, leurs réseaux et leurs clients organisent une opération par an. 28,3 % (32,6 % en 2010) en planifient deux et 9,6 % (10,6 % en 2010) en prévoient trois. Même en légère baisse, ces chiffres témoignent toujours de l’intérêt des sociétés pour ces événements. Le premier objectif des entreprises est, pour 30,5 % d’entre elles, de stimuler et de motiver leurs partenaires et leurs collaborateurs. Une stratégie qui s’avère gagnante, puisque 83,9 % des dirigeants interrogés constatent une réelle augmentation de leur chiffre d’affaires quand leur entreprise organise des challenges commerciaux.

En matière de dotations, le voyage reste le premier choix pour 54,6 % des personnes interrogées. Viennent ensuite les objets haut de gamme, plus personnels (produits de luxe, bijoux, montres, coffrets gastronomiques, accessoires de mode, etc.), plébiscités à 41,5 %, puis les chèques et cartes-cadeaux (25,9 %). À noter que 61,4 % des destinataires choisiraient une prime sous forme d’argent (contre 58,3 % en 2010) si on leur laissait le choix.


S’agissant des critères de sélection des cadeaux, le prix, qui s’était vu relégué à la seconde place en 2010, caracole à nouveau en tête. Il est talonné par l’utilité du cadeau, les goûts des destinataires et le prestige de la marque. Côté cadeaux, les produits gastronomiques et colis gourmands choisis par 17,5 % des personnes interrogées détrônent l’autre valeur sûre représentée par les champagnes, les vins et les spiritueux (16,9 %). Les accessoires de mode, la maroquinerie et la bagagerie sont, eux aussi, toujours appréciés (15,5 %). Crise oblige, le budget cadeau/incentive est en baisse pour 34,5 % des entreprises (contre 29,9 % en 2010), constant pour 33,7 % d’entre elles (contre 35,8 % en 2010) et en hausse pour seulement 31,8 % (contre 34,3 % en 2010).

Généralement, le budget cadeau/incentive
des entreprises est d’année en année :

● En augmentation : 31,8 %
● Constant : 33,7 %
● En baisse : 34,5 %

(1) Source Omyagué. Étude réalisée auprès de 500 entreprises déclarant utiliser le cadeau d’affaires comme outil de fidélisation et de motivation - juin 2012.