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Téléopérateurs : des conditions de travail montrées du doigt

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Démotivation, stress… La CFDT dresse un sombre tableau des conditions de travail dans les centres d’appels.

Le téléopérateur « type », qui est une femme (68 %), de moins de trente ans (50 %) et d’un niveau d’étude plutôt élevé (25 % possèdent un diplôme supérieur à un bac + 2), dénonce avant tout la « sous utilisation des compétences et l’absence de perspectives professionnelles ». C’est ce que souligne une enquête réalisée par la CFDT auprès de 3 500 téléopérateurs. Ils dénoncent également la « logique de taylorisation poussée à son paroxysme dans les centres d’appel externalisés ». En terme de rémunération, il ressort de cette enquête que les variations sont liées à l’employeur plus qu’au niveau de diplôme. A titre d’exemple, un téléopérateur perçoit un salaire brut mensuel d’environ 1 370 euros chez France télécom contre 915 euros en moyenne dans un centre d’appels externalisé. Autre source d’insatisfaction, de démotivation et de stress : les horaires jugés « atypiques » : les trois-quarts des personnes interrogées travaillent le samedi et 30 % sont soumis à des horaires décalés. Pour toutes ces raisons, seul un quart envisage d’exercer ce métier sur le long terme, la plupart le considérant avant tout comme « alimentaire ».