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L'absentéisme : un signal d'alarme essentiel pour le dirigeant

Publié par Guy Veny le

Pour la plupart des responsables, l'absentéisme nait fondamentalement de l'incompétence, de la fragilité du personnel... En tant que chef, on oublie trop souvent sa responsabilité première par rapport à tout ce qui se passe dans l'entreprise. Responsable, oui ! Mais responsable de quoi ? Ensuite, en quoi l'absentéisme peut aider le dirigeant ?

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L’absentéisme est un signal fort au responsable, un signal d’alerte qui lui dit : « Attention ! Il y a un problème dans l’organisation qu’il faut régler au plus vite ». Les gens que l’on engage n’ont pas forcément la même trempe que vous, la même vue de l’esprit sur la marche de l’entreprise et le rôle qu’ils jouent au sein de celle-ci.

L’absentéisme provient du découragement, de l’incompréhension, de l’insécurité, du harcèlement moral… C’est dire ô combien la responsabilité de la hiérarchie est engagée ! Au niveau des cadres supérieurs et des dirigeants, on appelle cela parfois le burn-out. Personne n’est à l’abri !

Si l’absentéisme relève d’un dysfonctionnement, comment savoir de quoi s’agit-il ? Tout d’abord, le personnel s’absente car il ne trouve pas de solution au sein de l’entreprise. La seule qu’il trouve est la fuite ! Cela signifie en tout premier lieu que le système de communication interne, le retour d’information du bas de la hiérarchie vers le haut est inefficace. Il peut y avoir des freins humains ou structurels. La personne n’est pas écoutée ou ne se sent pas écoutée. Et si elle est écoutée, il n’y a pas de changement en ce qui la concerne…

Un autre élément de réponse est situé dans l’énergie qui pousse le personnel à s’impliquer dans l’organisation. Cette énergie s’éteint au fur et à mesure que le projet se complexifie, est peu clair voire contradictoire. Le personnel a également besoin de se sentir utile dans son travail, mais aussi dans le cadre d’une mission plus importante. Sans savoir où il va, le personnel est perdu et abandonne sa force, son efficacité, son envie de participer à l’effort collectif.

La personne qui s’absente peut également être poussée par un sentiment d’insécurité lié à son activité. Il peut s’agir d’une insécurité structurelle ou psychologique. Prendre des risques avec des machines dangereuses n’est pas épanouissant, comme passer sa journée en contact avec des clients de plus en plus exigeants, impolis, agressifs, quand il ne s’agit pas d’agressions physiques ou verbales.

Dans tous les cas (et ceux-ci ne sont pas restrictifs), la personne n’a pas trouvé le moyen de résoudre son souci au sein de l’organisation. Il est temps de revoir les processus de feed-back, de développer les structures de participation du personnel aux décisions qui les concernent et de clarifier la finalité de l’entreprise et de ses grandes orientations.

Et vous, quel est votre sentiment ? Avez-vous déjà été confronté à une telle situation ? Comment l’avez-vous surmontée ?

<p>Licenci&eacute; en Communications Sociales (UCL-Belgique) en 1987, Guy Veny a suivi un parcours professionnel assez vari&eacute;. Apr&egrave;s [...]...

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Julien van der Feer,<br/>rédacteur en chef Julien van der Feer,
rédacteur en chef

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