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En 2012, les salaires devraient être légèrement impactés par la crise

Publié par Charles Cohen le - mis à jour à

Si la majorité des entreprises maintient le niveau d'augmentation de salaire prévu avant l'été, 43 % vont revoir à la baisse leur enveloppe budgétaire, selon le cabinet Deloitte. De l'ordre de 0,40 % à 0,50 %.

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57 % des entreprises déclarent ne pas revoir à la baisse leur enveloppe budgétaire d’augmentation salariale par rapport à ce qu’elles avaient prévu avant l’été. Tel est le résultat d'une étude flash du cabinet Deloitte sur les politiques de rémunération des entreprises dans le cadre des négociations annuelles obligatoires sur les salaires.

Exit les niveaux d'augmentation d'avant crise

Selon l'étude, les entreprises ayant revues leur budget (43 %) anticipent une diminution de l’ordre de 0,40 % à 0,50 %. En tenant compte des entreprises ayant revu leur budget d’augmentation à la baisse et celles ne l'ayant pas changé, les niveaux médians d’augmentations (générale et individuelle) ressortent globalement en retrait par rapport à ce qui avait été initialement anticipé avant l’été, preuve que la crise récente a eu des effets sur les anticipations d’augmentation.

A cette date, les études de Deloitte faisaient ressortir des niveaux d’augmentation de l’ordre de 3 %, voire au-delà. Dans beaucoup d’entreprises, on peine donc encore à retrouver les niveaux d’augmentations historiques qui se situaient entre 3 % et 3,5 %.

En revanche, malgré la baisse constatée, l'étude constate un budget d’augmentation supérieur à celui de l’année dernière (où les chiffres se situaient entre 2,2 % et 2,5 %).

Disparité des budgets

Autre résultat: l’écart d’augmentation (générale et individuelle) entre les cadres et les non-cadres ressort à 0,2 % : le personnel non-cadre devrait ainsi bénéficier d’une augmentation annuelle de 2,5 % et le personnel cadre de 2,7 %. Du fait que la moitié des entreprises n’ont pas revues leur budget initial, nous constatons une plus grande disparité dans les budgets entre des entreprises résolument optimistes pour l’année 2012 (avec des budgets nettement supérieurs à 3 %) et celles qui sont plus prudentes.

La répartition du budget global entre augmentations générales et individuelles devrait rester stable dans la plupart des entreprises interrogées entre ce qui avait été fait pour 2011 et ce qui est prévu pour 2012.

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Julien van der Feer,<br/>rédacteur en chef Julien van der Feer,
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