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International : comment se faire accompagner?

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5- Partage d'expérience entre pairs

Outre ces professionnels de l'accompagnement, d'autres réseaux peuvent vous faciliter l'export. Ainsi, les CCI ont mis en place des clubs d'exportateurs. Au nombre de 66, ils peuvent être généralistes, sectoriels ou régionaux. " C'est l'occasion, pour les entreprises, d'échanger entre elles, de partager leurs difficultés, leurs ambitions, leurs pratiques et le retour d'expérience, voire de mettre sur pied des actions communes ", rapporte Dominique Brunin (CCI France). " Échanger avec ses pairs est toujours enrichissant, cela peut lever des freins et donner des idées ", apprécie Henri Baissas (Business France). Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) proposent, quant à eux, le parrainage d'exportateurs. Ce sont plus de 4 000 membres au service de la présence française dans le monde : plus de 1 300 CCEF en France et 2 700 expatriés, cadres et chefs d'entreprise. " Ils sont bénévoles, leurs services sont donc gratuits, précise Dominique Brunin. Ils n'hésitent pas à partager leur connaissance du terrain, à donner des pistes et ouvrir leur carnet d'adresses. " Enfin, le Medef International aide les entreprises via, notamment, des réunions et des tables rondes, le partage d'expérience, la mise en relation avec des décideurs publics et privés en France et à l'étranger... Le montant de l'adhésion annuelle dépend du chiffre d'affaires réalisé à l'international par votre entreprise.

Zoom - Recourir à Un VIE pour déployer la dynamique commerciale

Au travers du volontariat international en entreprise (VIE), les entreprises agréées confient à un jeune de moins de 28 ans une mission à l'étranger durant une période de six à 24 mois, renouvelable une fois dans cette limite. Business France présélectionne les candidats (profils consultables sur www.civiweb.com) et assure la gestion administrative et juridique du VIE. L'entreprise prend en charge l'indemnité mensuelle forfaitaire composée d'une part fixe et d'une part variable selon les pays, les frais mensuels de gestion, de protection sociale et de voyage, et les dépenses en lien avec la mission. Outre l'éligibilité des dépenses liées au VIE au prêt de développement export (réservé aux PME), les entreprises peuvent, parfois, bénéficier de subventions régionales. "Un VIE est idéal pour amorcer la démarche commerciale de terrain, pour prospecter et animer un réseau éclaté, pour entretenir la relation au quotidien... cite en exemple Henri Baissas (Business France). Son efficacité dépend, néanmoins, de son encadrement par l'entreprise."

Depuis 2013, les régions jouent un rôle de pilote dans le développement international des entreprises et des filières. Ainsi, chaque région établit, en concertation avec les principaux acteurs en la matière, un Prie (Plan régional pour l'internationalisation des entreprises). Le but ? Déterminer les objectifs stratégiques et opérationnels, le plan d'action et les services à mettre en oeuvre dans le territoire en fonction du tissu économique local. Chaque région a sa propre politique de ­subventions pour ­financer en partie ­certaines actions menées pour exporter.

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Carine Guicheteau

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