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Publié par Olga Stancevic le | Mis à jour le

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En poste en alternance chez Würth, ce jeune est coaché par un chef des ventes "omniprésent, qui a toujours son téléphone allumé et est toujours prêt à l'aider". Un soutien indispensable, car de l'école à l'entreprise dans laquelle ils apprennent leur métier, les étudiants reconnaissent qu'il existe un fossé. "Quand j'ai entamé mon BTS, je n'imaginais pas le métier de commerciale comme je l'ai vécu dans les faits, explique Aurélie Ducamp. Tout simplement parce que le côté B to B est difficile à appréhender, il est moins familier que la vente B to C ou en boutique. C'est là que j'ai découvert la richesse de la profession, avec des situations et des interlocuteurs différents qu'il faut convaincre."

Mais ce n'est pas tout. Ce qui a aussi plu à la jeune étudiante, "c'est d'apprendre à se servir d'outils comme le calcul du coût d'acquisition d'un client ou l'évaluation de l'impact sur les prospects . Ce sont des méthodes que l'on aborde un peu à l'école, mais qui prennent tout leur sens sur le terrain".

Des expériences pour se forger une idée

Pragmatiques, les jeunes se renseignent, analysent les secteurs d'activité et le profil des entreprises où ils postulent. Après une première année de licence de design en faculté, Sofian Werli a souhaité se réorienter vers un métier concret. "J'ai discuté avec le commercial de Würth qui fournit l'entreprise de couverture de mon père, chez qui j'ai travaillé après avoir quitté l'université. Cela m'a convaincu de rejoindre l'entreprise", explique-t-il. Il prépare actuellement une Certification de Qualification Professionnelle de Vendeur itinérant dans l'entreprise alsacienne.

Alexandre Roth a lui aussi découvert un secteur qui l'a immédiatement captivé : "J'ai effectué mon BTS MUC par alternance dans un magasin de musique où nous étions dix-huit. Je faisais à la fois de la vente et du back-office. J'ai voulu changer de dimension et de secteur, et j'ai rejoint le groupe Réside Études (Apparthotels) pour mon Bac +3, toujours en alternance. Au poste d'assistant commercial grands comptes, j'ai découvert un milieu très riche, le développement commercial auprès de grands groupes et de clients étrangers, les appels d'offres internationaux... C'est passionnant."

Le jeune homme se verrait aisément poursuivre sa carrière avec une certaine mobilité. Dans l'immédiat, il s'apprête à entamer un Bac +4 de Manager des affaires internationales : "Mon entreprise m'a proposé de poursuivre en tant que commercial grands comptes junior dans le cadre de ma future formation", se réjouit-il.

Poursuivre un but ultime

À force de stages, d'observation, de discussions avec leurs enseignants professionnels ou avec leur entourage, les jeunes se forgent une idée de parcours plus ou moins nette. Pour Ambre Vergniol, ce sera le secteur du sport ou de l'événementiel : "J'ai déjà postulé pour un poste de technico-commerciale", explique la jeune femme qui s'apprête à entrer sur le marché de l'emploi à l'issue de son Bac +3.

Sa camarade de promotion, Assia Dkhissi, s'apprête elle aussi à chercher un emploi : "J'aimerais allier la communication et le commerce en étant, pourquoi pas, commerciale dans une agence de communication ou en travaillant dans l'événementiel " Aurélie Ducamp sait, elle aussi, quel secteur elle vise : "Mon but ultime est de travailler dans l'aéronautique. Après une alternance chez Thales lors de mon Bac +3 en tant qu'ingénieur commercial junior-export, je poursuis avec un master de deux ans chez Safran".

Le groupe aura - peut-être - un poste d'ingénieur d'affaires à lui proposer à l'issue, l'idée a été évoquée. Une aubaine pour cette jeune femme qui voit son avenir dans la vente complexe et la vente en mode projet.

Des métiers rémunérateurs

Le spécialiste du recrutement Page Group relève, dans son étude de rémunération 2019, une "inflation" sur le salaire des jeunes diplômés bac + 4/5 destinés à une carrière commerciale. Sachant que les profils d'ingénieur commercial / business developper, d'ingénieur d'affaires et de comptes-clés GMS sont particulièrement recherchés.

Plus en détail, pour les débutants dans l'industrie : un technico-commercial sédentaire peut briguer un salaire compris entre 22-35 K€ (hors variable), qui monte à 40-45 K€ pour un ingénieur commercial.

En grande consommation, le chef de secteur débutant touche de 28 K€ à 35 K€ en fixe, qui montent à 40-44 K€ pour un compte-clé régional GMS.

Dans le secteur High-tech/software/Web/Hardware, un commercial sédentaire débutant touche entre et 26 et 35 K€, contre 45 à 50 K€ pour un ingénieur commercial ou d'affaires débutant.

Enfin, dans les services, le B to B et les médias, un commercial B to C touchera de 20 à 50 K€ fixes, là où son homologue B to B aura entre 24K€ et 35 K€, chiffre qui monte à 45-50 K€ pour un commercial grands comptes.

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Julien van der Feer,<br/>rédacteur en chef Julien van der Feer,
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