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DossierExpression orale. Prendre la parole en public sans stress

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2 - Écrire ou ne pas écrire son discours ?

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Tous ceux qui ont suivi un stage le reconnaissent volontiers : leurs interventions se sont nettement améliorées. Ce qui ne veut pas dire, pour autant, que l'angoisse ait disparu : " Il y a toujours une appréhension avant de prendre la parole, explique Éric Mergy. Mais ce stress n'est pas paralysant. " Et, même sans avoir suivi de formation, il est possible de réussir son intervention. " À une condition, précise Karine Berthier : il faut l'avoir bien préparée en amont. C'est la règle d'or. " En la matière, plusieurs écoles existent.

Certains préconisent d'écrire leur intervention. C'est le cas d'Éric Mergy : " Je rédige une partie de la conférence sur mon assistant personnel. D'une part, cela me rassure et, d'autre part, les premières minutes de la prise de parole sont essentielles : si vous êtes mal à l'aise, vous êtes médiocre tout au long de la conférence. Alors qu'avec mon système, au bout de quelques minutes, vous lâchez votre texte et vous improvisez. "

À l'inverse, d'autres préconisent de ne rien écrire, mais de jeter sur le papier quelques grandes idées qui constituent la trame de l'intervention. Il s'agit là d'élaborer un plan qui peut être précis. On peut, par exemple, y faire figurer des cas concrets pour appuyer son discours, mais sans rien détailler à l'écrit : " Les grandes idées seront développées oralement, en improvisant, explique Karine Berthier. Je suis contre l'écriture de A à Z, parce que cela pousse à lire son texte mot à mot. Or, l'expression écrite ne répond pas aux mêmes principes que l'oral : on ne parle pas comme on écrit. Et si tel est le cas, le discours n'est pas vivant. "

Frédéric Thibaud, Action Commerciale N°226 - 26/12/2002

Julien van der Feer,<br/>rédacteur en chef Julien van der Feer,
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