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La Fédération de la Vente Directe lance une campagne pour moderniser l'image de son secteur

Publié par Aude David le | Mis à jour le
La Fédération de la Vente Directe lance une campagne pour moderniser l'image de son secteur

Si le secteur de la vente directe a réalisé, en 2020, un chiffre d'affaires de plus de 4 milliards d'euros et compte 700 000 professionnels, il souffre toujours d'une image ringarde. Le congrès de la Fédération de la vente directe a été l'occasion de présenter un plan pour moderniser sa représentation.

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La vendeuse de tuperware en réunion à domicile : cette image d'Epinal de la vente directe a la vie dure, et c'est encore ce qu'évoque spontanément le terme à beaucoup de personnes. Décidée à combattre les clichés, la Fédération de la vente directe, qui regroupe 140 entreprises du secteur, a lancé une campagne de communication pour promouvoir une meilleure image. Il s'agit d'une série de vidéos, dont la première, diffusée lors du dernier congrès annuel, revient sur les idées reçues, quand la prochaine, à paraître en juin, évoquera les avantages du métier.

Moderniser l'image de la profession

La présidente Nathalie Graevenitz, élue en décembre dernier pour trois ans, a fait de ce chantier l'une de ses priorités. Si le sujet intéresse la fédération depuis longtemps, il y a eu d'autres priorités, notamment combattre les arnaques qui ternissent aussi l'image de la profession.

« La FVD a un code éthique très fort et veille au respect de la loi, tout est vérifié par nos juristes. Mais parmi les entreprises qui ne sont pas membres, il y a eu des arnaques, toute la profession en a beaucoup souffert, et nous avons d'abord dû combattre cette image, faire des procès ».

Désormais, le travail sur la modernisation de l'image est facilité par l'usage des réseaux sociaux : « maintenant, on peut s'adresser au grand public en même temps qu'à nos conseillers et conseillères, il faut qu'ils puissent être fiers », explique Nathalie Graevenitz. Elle cite en effet une enquête interne de la fédération qui indique que si 83 % des professionnels sont contents de travailler dans ce secteur, 95 % trouvent qu'il faut le moderniser.

Un format Konbini

« Il y a tellement d'idées reçues sur la vente directe malgré nos efforts... déplore-t-elle. C'est vu comme ringard alors que ce métier correspond aux nouvelles générations, notamment grâce à l'équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, le fait d'être son propre patron, la possibilité de développer son réseau, le choix des horaires ». La fédération observe d'ailleurs un léger rajeunissement de ses vendeurs. D'où l'idée d'un format dépoussiéré. « J'aime beaucoup les vidéos en mode Konbini, une petite vidéo vaut mieux qu'un long discours », estime-t-elle.

Parmi les clichés qui persistent et sur lesquels se penche la première vidéo : les boîtes Tuperware, le fait que la vente directe ne serait pas un vrai métier, ou encore la qualité des produits. « Les vendeurs sont directement en contact avec les consommateurs. S'ils n'ont pas des produits de bonne qualité, ils ne survivent pas », assure-t-elle.


L'objectif ? « Que les gens voient ça comme un vrai métier. Il y a en plus un rôle sociétal : aider à sortir de la précarité, se réaliser, se former grâce aux écoles internes. Dans mon entreprise Victoria, combien de personnes ai-je vu arriver qui n'avaient pas confiance en elles, et qui après quelques années géraient des équipes de quinze personnes », défend Nathalie Graevenitz.

Un travail est effectué sur les réseaux sociaux pour diffuser la vidéo au maximum. Elle espère aussi que ce travail sur l'image facilitera la vie des vendeurs indépendants. En effet, il reste compliqué d'obtenir un crédit malgré des revenus stables, le statut de VDI (vendeur et distributeur indépendant) étant mal connu. « Il faut d'abord expliquer ce que c'est, se justifier pour que les banques comprennent ».

La prochaine étape, à l'automne, est un concours entre de jeunes réalisateurs pour montrer la façon dont ils voient la vente directe. À terme, la présidente aimerait aussi lancer un incubateur au sein de la fédération.

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